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Mr. Nobody (DVD)

Posted on 26 August 2010 by Aurelien

En février 2092, Nemo Nobody, alors âgé de 120 ans, est le dernier mortel vivant dans un monde d’immortels. Il est interrogé par un psychologue afin de connaître son passé. Nemo Nobody se remémore à travers différents flashbacks la vie qu’il aurait eu s’il était resté avec son père ou s’il avait suivi sa mère suite à leur divorce, lorsqu’il avait huit ans.

Réalisé par : Jaco Van Dormael

Avec notamment :
Jared Leto : Nemo Nobody
Diane Kruger : Anna
Sarah Polley : Elise
Linh Dan Pham : Jeanne
Rhys Ifans : le père de Nemo

La bande annonce :


Mon avis : Ce film repose sur le principe des univers parallèles, tel qu’on le connait en Science-Fiction, à savoir que chaque choix ouvre vers un monde divergent. En effet, si on choisi de tourner à gauche, il existe un monde où l’on aura tourné à droite… Pour chaque décision prise découle autant d’univers différents que de possibilités. Partant de ce principe, le film présente la vie de Nemo Nobody a des moments clés de son existence, et les différentes voies qu’elle aurait pu prendre en fonction de ses possibilités. On y voit également des choix dans les choix, où comment à la veille de sa mort réaliser ses erreurs et comprendre, avec le recul et la clairvoyance nécessaire à ce genre d’exercice, ce qu’on a raté et comment on aurait pu mieux “réussir” sa vie (la rendre plus heureuse en tout cas). Beaucoup de films, séries, et autres références me sont revenus en tête après avoir vu ce film. L’hypothèse d’Everett, comme je le mentionnais précédemment, que l’on voit dans un film comme Pile ou Face (avec Gwyneth Paltrow), où l’on voit l’actrice évoluer dans deux vies, en fonction d’un évènement qui aura créer deux versions différentes de sa vie initiale.

La différence de taille qu’il y a avec Mr. Nobody, c’est qu’ici, le personnage peut interagir entre ces différentes vies. Il voyage en effet de l’une à l’autre, à différentes époques de sa vie, pas toujours chronologiquement (ce qui est quelque peu déroutant, mais qui a maintes et maintes fois été vu, testé et apprécié dans un grand nombre de films). On ne peut que penser au personnage de Joël, interprété avec brio par Jim Carrey dans Eternal Sunshine and the spotless mind, qui essaye tant bien que mal de sauver ses souvenirs et sa vie passée. Cette manière de passer d’un décor à l’autre sans transition, sans logique apparente renforce le coté troublant du film, déjà bien prononcé par la thématique.

Il est difficile de donner un genre à Mr. Nobody, il y a une part de Science-Fiction, 2092, l’immortalité, les mondes divergents… mais aussi une part de romance, de drame, d’autobiographie (puisque Nemo raconte sa vie, enfin ses vies), et j’en passe. Le genre de film inclassable, intemporel, qu’on adore, ou qu’on déteste.

La beauté du film, notamment les scènes dans le futur rappellent à la fois le 5ème élément et Immortel. L’esthétique est à la hauteur du budget plus qu’inhabituel pour une production européenne (30 millions d’euros).

A la fois poétique et philosophique, on ne peut regarder ce film sans penser (en tout cas pour ceux et celles qui l’ont vu) à The Fountain. A la fois complexe, troublant et intense, ce film est à voir, et ça tombe bien vu qu’il est enfin disponible en DVD/BR depuis un peu plus d’un mois. D’autant plus que c’est à la fois l’occasion de voir Jared Leto en premier plan, ce qui est (trop) rare si on retrace sa carrière cinématographique, mais également d’apprécier le film le plus abouti de Jaco Van Dormael (qui n’avait pas fait de film depuis 1996 avec le 8ème Jour)

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Inception : film culte ou pour incultes?

Posted on 01 August 2010 by Aurelien

inceptionInception réalisé par Christopher Nolan

Sortie en salle le : 21/07/2010

Genre : Thriller fantastique

Acteurs : Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Cillian Murphy, Ellen Page, Marion Cotillard, Ken Watanabe, Michael Caine, Tom Hardy, Tom Berenger, Dileep Rao.

Le domaine du rêve a été de nombreuses fois abordé au cinéma, et Inception, d’une certaine manière, me fait penser à un film que j’apprécie particulièrement et qui pourtant peut paraître niais au possible aux yeux de certains : Au delà de nos rêves. Dans ce film, la dure réalité de la vie s’embrique avec une vision colorée du paradis au travers des deux personnages principaux dont l’amour inconditionnel perdure au delà de la mort. Ce n’est pas sans rappeler Mall et Dom, personnages interprétés par Marion Cotillard et Leonardo DiCaprio.

Nolan nous livre avec Inception un mixe audacieux entre la réalité et la fiction, le réel et l’immatériel, le concret et l’abstrait, la vie et les rêves, si bien qu’on se demande tout au long du film s’il s’agit de la réalité où d’un songe, quoi qu’en pensent les personnages.

Synopsis AllocinéDom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence.

Je ne peux pas parler de ce film sans livrer certains détails justifiant mon point de vue et mes impressions, donc si vous n’avez pas vu le film, je ne peux que vous inviter à ne pas continuer la lecture de cet article.

Inception

Comme l’indique le synopsis, Dom Corbb doit accomplir une inception, à savoir l’implantation d’une idée sans que la victime (Fisher) s’en rende compte, afin qu’elle l’assimile comme étant de son propre chef. Pour réaliser cette “prouesse”, Dom et son équipe mettent au point un piège des plus complexe : utiliser 3 niveaux de rêves imbriqués. L’imbrication est une sorte de nivellement, lorsque l’on rêve, on est au niveau 1, mais si on rêve dans notre rêve, on passe au niveau 2, ainsi de suite…

Le premier niveau est le kidnapping de Fischer (Cillian Murphy). Le second niveau se passe dans un hôtel où ce dernier apprend qu’il est dans un rêve (prenant ainsi le niveau 1 pour la réalité). Le troisième est, pour Fischer, le rêve de son oncle Browning (Tom Berenger) dans lequel il accepte d’y accéder de son plein gré pour comprendre ce qu’il manigance or il s’agit en fait de son propre rêve, dernière pierre à l’édifice de manipulation bâtit par Dom.

Dans le 1er niveau – le kidnapping – Fischer se voit soumettre une idée, celle que son défunt père voulait qu’il démantèle l’empire familial afin que son fils puisse vivre sa propre vie (ce qui arrange au passage le commanditaire de cette mission : Saito, interprété par Ken Watanabe).
Dans le second niveau, l’hôtel, il pense comprendre que son oncle ne veut pas que l’entreprise dans laquelle il s’est si longtemps investi puisse être démembrée, et enfin dans le 3ème niveau – que je qualifierai de forteresse de glace – il comprend que son père souhaite le libérer de toute contrainte afin qu’il puisse vivre sa propre vie sans chercher l’approbation (à titre postum) d’un père qui a toujours été dur avec lui.

Nolan, au travers de ses différentes couches de rêves nous amène à voyager dans 6 pays et 4 continents, afin de poser un décor sans cesse mouvant, qui rythme les 2h28 du film qui s’écoulent plus vite qu’il n’y parait. La complexité du scénario ne pouvait pas permettre de raccourcir cette durée, mais l’histoire est suffisamment bien menée pour qu’on n’ait pas l’impression de longueur ni d’ennui.

On peut comprendre le film de deux manières, à mon sens : de manière étroite – au premier degré donc – ou en s’attachant au moindre détail, pour tenter de cerner toutes les subtilités d’Inception.

En prenant tout au premier degré, on voit ce film comme un blockbuster à 200 millions de dollars, qui ne présente pas la moindre part de SF comme on nous l’annonce pourtant partout, avec beaucoup d’incohérences scénaristiques et avec un Happy End sorti tout droit du monde des Care Bears.
En s’attardant sur quelques détails, on apprécie davantage le film, et la fin n’est pas aussi téléphonée qu’elle n’y parait.
Ce qui explique les avis très tranchés sur ce film.

Pour expliquer cela, je me vois contrains de continuer les spoilers.

Inception

La notion de temps est très différente entre un rêve et la réalité. Quelques minutes dans cette dernière équivaut à plusieurs heures de rêve. De même, plus on “descend” dans les niveaux de rêve, et plus cet “écart” est important, quasi exponentiellement. Donc quelques minutes dans la réalité = quelques heures en niveau 1 = quelques semaines en niveau 2 = quelques mois en niveau 3.

Dom nous apprend qu’avec sa femme, il a vécu l’équivalent de plusieurs dizaine d’années dans leur rêve, cette dernière ayant fini par ne plus vouloir en partir, il décide de lui implanter une idée (la première inception en fait), celle qu’ils ne sont pas dans la réalité et qu’elle doit mourir pour sortir de ce rêve. Sauf qu’une fois de retour à la vie réelle, l’idée persiste chez Mall, si bien qu’elle finit par se suicider, pensant s’échapper d’un rêve. Etant accusé du meurtre de sa femme, Dom s’échappe des Etats-Unis et accepte cette ultime mission en ayant la garantie que les charges retenues contre lui seront à jamais effacées. C’est d’ailleurs ce qu’on voit à la fin du film lorsqu’il accepte la mort de sa femme et se retrouve dans l’avion.

Une fois réveillé, Saito passe un coup de téléphone et le voici réuni avec ses deux enfants.

Mais je ne suis pas fan des “Happy End“, et je tends à croire que le film est plus subtile que cela. Lorsque l’on a vu Memento du même Nolan, on ne peut qu’en convenir. Et c’est cela que je vais tenter de vous démontrer.

Inception

Lorsqu’un rêveur modifie la réalité, les projections du subconscient de la personne qui l’accompagne le perçoit et convergent vers le rêveur. On le voit lorsque Arianne (Ellen Page) modifie à tout va Paris (lors de son “initiation” par Dom).
Ce simple axiome explique beaucoup ce que certains décrivent comme incohérence.

  • dans le niveau 1 – le kidnapping – la course poursuite oppose l’alchimiste Yusef (Dileep Rao) qui balade dans sa fourgonnette tout les autres endormis (qui sont en niveau 2). Il se fait attaquer par de nombreuses personnes et pourtant, il ne matérialise aucune arme pour se défendre (contrairement à Eames – joué par Tom Hardy – quelques instants plus tôt). Il préfère les éviter tant bien que mal.
  • dans le niveau 3 – la forteresse de glace – Eames ne matérialise pas d’armes plus efficaces pour contrer ses assaillants malgré leur grand nombre (et le fait qu’il l’avait fait en niveau 1).

Complètement illogique, et pourtant pas si évident à comprendre que cela. En effet, il nous est révélé dès le début que si quelqu’un meurt dans un des niveaux des rêves, il sera emprisonné dans les abîmes (chose vérifiée par Saito), ceci étant bien sûr la résultante de l’emploi du sédatif particulier concocter par Yussef. Or en matérialisant à gogo de nouvelles armes, les rêveurs attireraient une plus grande attention sur eux (qui est pourtant bien assez grande). Ce qui donnerait :

  • en niveau 1 : plus de poursuivants à semer pour l’alchimiste
  • en niveau 3 : plus de tirs ciblés autour de Fischer qui ne pourrait pas accomplir sa tâche

Une explication simple et logique pour justifier que Nolan n’ait pas cédé, malgré l’amplitude accordée par son énorme budget, à l’effusion d’effets spéciaux et autres explosions en rafale.

Autre fait marquant, le niveau 3 est censé durer beaucoup plus longtemps qu’il n’y parait, or en niveau 1 le camion fait des tonneaux, ce qui ne doit pas être prévu, et qui a très bien pu raccourcir l’itinéraire initial (ArthurJoseph Gordon-Levitt – lorsqu’il entend la musique dit bien “c’est trop tôt”). Les niveaux 2 et 3 sont raccourcis de facto, j’admets que le rapport temps/niveau n’est peut-être pas totalement respecté pour le niveau 3 (mais il aurait fallu 5h de film dans le cas contraire). Mettons cela sur le fait qu’il s’agisse d’un film de 2h28 et non d’une série de 24 épisodes.

Inception

Passons maintenant à l’histoire des totems. Dom a celui de sa femme pour des raisons sentimentales, je pense. Petit rappel : un totem est un objet répondant à des propriétés différentes dans les rêves que dans la réalité, ce qui permet de ne pas se perdre dans un univers complètement fictif (comme ce fût le cas pour Mall lorsqu’elle décida de se séparer du sien).
A la fin du film, Cobb le fait tourner mais finalement n’attend pas de connaître l’issue, il retrouve ses enfants et décide enfin d’aspirer à une vie plus sereine avec eux. Lorsqu’il est avec sa défunte femme, à la fin du film, il refuse de les regarder, car il sait qu’alors il ne pourrait plus les quitter. Mais qu’est-ce qui nous prouve que la fin n’est pas un rêve? Que son retour dans l’avion et ce qui en découle n’est pas le rêve de Dom ayant succombé aux limbes?

A son réveil dans l’avion tout le monde le regarde, de même qu’à l’aéroport. Certains diront que c’est une manière silencieuse et discrète (Fischer étant présent) de “célébrer” leur réussite. Mais Fischer le toise également dans l’aéroport, ce qui est quelque peut déconcertant. L’autre élément qui m’intriguent également est la présence du beau-père (Michael Cain) à l’aéroport. On l’avait quitté à Paris et le voici aux States. Certes le temps que le plan soit échafaudé, il a pu rentrer, mais il vivait à Paris, il y était professeur, donc on peut s’étonner de le voir de retour au pays pour compléter parfaitement ce tableau idyllique d’Happy End pour Dom. L’absence de la belle-mère (qu’on ne verra en fin de compte jamais) est surprenante aussi. En début de film elle était très hostile à l’égard de son gendre (cf le coup de téléphone à ses enfants), et cette fin place ce dernier dans sa maison, avec ses enfants chéris et son beau-père compréhensif. Elle aurait fait tâche dans le tableau, pourtant, elle s’occupait des enfants. Trop beau pour être vrai!
De plus, si on se met à la place de Dom et qu’on ait à préparer un tel stratagème pour faire l’inception, où le prépareriez-vous? Dans la réalité ou dans un rêve (où le temps “s’écoulerait” beaucoup plus “lentement”)? Ce qui rendrait la présence du beau-père à l’aéroport encore plus suspecte.

Un dernier point qui vient corroborer mon interprétation du film : lorsque Cobb teste l’anesthésiant de l’alchimiste, il teste son totem à son réveil, mais le fait tomber à l’arrivée de Saito. Et si, à partir de cet instant, il se trouvait dans un rêve (en l’occurrence le sien)? Yussef n’avait pas dit que quelques heures de sommeil sous sa supervision équivalaient à une quarantaine d’heures?

En résumé : Inception est un film prenant, original, très bien mené, et dont le casting sert parfaitement bien l’intrigue. Mention spécial à la scène de baston en apesanteur, et à la double intrigue (la mise en exécution du plan pour réaliser l’inception, et les éléments sur Dom révélés au fur et à mesure et qui permettent de mieux comprendre ce qui lui arrive dès le début, à savoir l’apparition de sa défunte femme dans ses rêves). Petit bémol sur ce qui ne peut être qu’un clin d’oeil entre la présence de Marion Cotillard et la musique de Piaf usée à la corde dans ce film… Trop c’est Trop! L’opposition réalité/rêve (virtuel) me fait penser à Existenz, film également à voir si ce n’est déjà fait! Bien que mes arguments peuvent très certainement être démontés, j’aime à penser en cette interprétation du film, sans être un Lynch, Nolan a, avec Inception, placé la barre plus haut que ce qu’il avait fait jusqu’à présent.

Et pour vous, film culte ou film pour incultes?


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Garden State (DVD)

Posted on 27 June 2010 by Aurelien

Aujourd’hui j’ai décidé de parler d’un de mes films préféré : Garden State de et avec Zach Braff.
J’ai découvert l’acteur (comme beaucoup d’entre vous) dans la série qui l’a révélé : Scrubs. Adorant la série, et l’acteur, j’avais hâte de voir ce qu’il pouvait donner au cinéma, qui plus est devant et derrière la caméra. J’étais loin de m’attendre au choc que cela a été!

Je ne vais pas vous mentir, je suis complètement passé à coté de sa sortie ciné, et je me suis rattrapé peu de temps après sur sa sortie en DVD. Zach Braff qui a écrit, réalisé et interpreté Garden State avait pourtant mis les moyens, en tenant notamment à jour un blog dédié au film, et malgré la qualité incroyable du film, seulement un peu plus de 300.000 français l’ont vu en salle. Cet article a pour but de vous faire découvrir un film que vous n’avez sans doute pas vu!

Synopsis : Andrew Largeman est dans la vingtaine, mène une vie paisible à Los Angeles où il essaye, sans trop de succès, de devenir acteur. Il est complètement assommé par la quantité de médicaments qu’il prend, et semble avoir perdu le goût de la vie, vivant au jour le jour dans une attitude de désinvolture totale.
Il revient dans sa ville natale dans le New Jersey pour enterrer sa mère paraplégique l’obligeant à revivre un passé qui le ronge de l’intérieur. Il y retrouve ses anciens amis qu’il a quitté neuf ans auparavant. Il rencontre aussi Samantha, épileptique, étrange et belle, dont il va, petit à petit tomber amoureux.
Zach nous dépend une histoire avec sincérité, le genre d’histoire qui pourrait nous arriver, ou à un de nos proches, et c’est en partie ce qui rend ce film si touchant. La justesse des dialogues et en osmose avec le jeu des acteurs. Nathalie Portman est incroyable en Samantha, cette jeune femme pleine de vie qui pourtant a connu et connaît encore son lot de tourments. Zach est au antipode de ce qu’il nous a habitué d’apprécier dans Scrubs, comme quoi les acteurs de comédie sont (bien souvent) très bon dans les drames.
Face au personnage d’Andrew, abruti par les médicaments dont la vie passe devant ses yeux sans qu’il en soit conscient (un peu comme s’il était simple spectateur de sa propre existence - si on peut qualifier cela d’existence), on ne peut que partir en introspection et réfléchir ainsi à notre propre vie et à ce qu’on en a fait (et ce qu’on est en train d’en faire par ailleurs).
Il se réveille suite à la mort de sa mère et à la rencontre de Samantha. Rencontre qu’il apprécie d’autant plus qu’elle arrive au moment même où il sort de sa lethargie, après 9 ans de sommeil eveillé. Et pour continuer dans l’introspection, on peut penser (comme le disait si “bien” Jean Jacques) à nos actes manqués, aux rencontres ratés, et ce qu’on n’a pas vécu pour des raisons de mauvais timing.
Mais ce personnage n’est pas stoïque par hasard, il porte un lourd fardeau qui s’envolle petit à petit, et bien qu’ayant fuit son passé depuis des années, ce dernier le rattrape et lui permet de faire table rase et de reprendre sa vie en main.
Andrew cache sa peine en paraissant relativement désinvolte, Braff maniant l’art du décalage désinvolte avec brio. Ce qui engendre des scènes drôles bien qu’emplies d’amertumes. Mais via ce procédé, on évite le coté patho et/ou complaisant que pourrait proposer une telle histoire.
Le retour dans son New Jersey natal est également l’occasion pour lui de renouer avec ses anciens amis, ce qui n’est pas toujours évident après une si longue absence. On appréciera la multitude de petits détails qui renforce la crédibilité du film et de ses personnages. Et c’est une fois de plus par la dérision que l’émotion se fait.

La musique, choisi avec grand soin colle parfaitement avec le film. Elle met en avant des artistes connus (Coldplay, Remy Zero à qui l’ont doit notamment le générique de Smallville, etc…) et des moins connus (pour le moment) comme Frou Frou ou encore Zero 7. Sans oublier les Shins, d’où démarre la rencontre d’Andrew et Samantha (à l’instar quelques années après des Smiths qui marque celle de Summer et Tom dans 500 days of Summer).
Je vous invite d’ailleurs à découvrir la B.O. dans un article qui lui est consacré sur TrackBuns.
Une fois n’est pas coutume, la version française tire son épingle du jeu en modifiant les dialogues, incluant ainsi des références à Star Wars là où la V.O. n’en propose pas – petit clin d’oeil fait par Nathalie “Amidala” Portman.
- “Je suis un droide, je viens me faire recharger”
- “Le coté clair (de la force)…”
Le début du film me rappelle un peu le protagoniste principal d’American Psycho (interprété par Christian Bale), lorsque Andrew est devant sa glace et donne le ton du film : son reflet n’est pas ce qu’il est réellement au fond de lui, comme s’il était prisonnier de son propre corps, de sa propre existence.

Une autre scène me fait penser à M. Nobody (avec Jared Leto), mais je vous laisse découvrir laquelle.
Bouleversant de vérité, de sentiments, de révélations… Ce film, que j’ai longtemps regardé en boucle (en alternant avec la B.O.) est devenu dès le premier visionnage mon film préféré, car il me fait réaliser beaucoup de choses, et ceci est essentiellement dû au talent de Zach Braff, talent que l’on apprécie également dans un autre de ses film : the Last Kiss.

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Robin Hood : l’histoire d’une légende

Posted on 07 June 2010 by Aurelien

Lorsqu’un grand réalisateur fait un film mythique avec un très bon acteur, on s’attend forcément à ce que ce soit le cas lorsque ces derniers décident de refaire un film ensemble. Qui n’a pas aimé Gladiator? Chef d’oeuvre qui a redonné au Peplum toutes ses lettres de noblesses! Ainsi face à ce Robin Hood réalisé par Ridley Scott et mettant en scène notamment Russell Crowe (et Cate Blanchett), je m’attendais soit à une grosse claque, soit à une immense déception (la peur de voir du Gladiator dans Robin Hood en gros). Et puis il faut le dire, Russell n’est plus tout jeune pour camper le rôle de jeune premier convoitant une charmante et jeune dame (Cate Blanchett dans le rôle, allez comprendre pourquoi).

Mais au final, le film se tient, l’histoire permettant de comprendre le choix d’acteurs vieillissant pour incarner des rôles qui n’étaient plus de leurs âges. En effet, le film nous place au coeur des croisades de Richard Coeur de Lion, ou plutôt à son retour “prématuré post-mortem”, où Robin, après 10 ans de bons et loyaux services se retrouvent embarqués dans un jeu de comédie avec les Loxley (le bon temps où les femmes n’avait ni droit de votes ni accès à la propriété!!! *humour inside*). La recherche de son passé le motive à accepter d’endosser le rôle de Robert Loxley, époux de la “belle” Marianne. S’en vient le règne du roi Jean, l’ère des taxes, et de la révolte se concluant par la naissance d’une légende, celle de Robin des Bois.

Le film ne casse pas trois pattes à un canard, mais il est très bien réalisé, l’histoire se tient, les acteurs aussi, avec une mention spéciale pour Jonathan Zaccaï dans le rôle du Roi Phillipe, et pour Scott Grimes méconnaissable en archer (ce qui le change de son rôle du Dr Morris d’Urgences!).

D’habitude, j’aurai dit que c’est le genre de film qui se doit d’être vu au cinéma, je vous recommanderai plutôt de le voir en DVD/Blu Ray, vous n’y perdriez pas grand chose, au final, et c’est ce qui est bien dommage.

Je ne connaissais pas l’acteur qui joue Richard Coeur de Lion, et personnellement, je trouve qu’il y avait des tas d’autres acteurs qui auraient mieux rempli le rôle, tout comme Cate Blanchett, qui certes est très bien dans les rôles d’aristocrate, mais qui propose toujours la même chose.

La genèse de Robin Hood demeure une approche intéressante de cette histoire, mais je pense que le film est trop court (bien que durant plus de 2h) pour tout raconté, en sortant de la salle, j’ai eu le sentiment que beaucoup d’éléments ont été (trop) rapidement expédiés (un peu comme dans un Harry Potter). Cela aurait mérité une série, ce qui me motive d’ailleurs à regarder la série de BBC consacré à Robin. Au moins le film aura eu du bon!

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500 Days of Summer (DVD)

Posted on 16 May 2010 by Aurelien

Ayant découvert que récemment l’excellente actrice Zoey Deschanel, j’ai été tout de suite intéressé par la sortie en salle de 500 days of Summer, que j’attendais avec impatience en septembre dernier. N’étant pas resté très longtemps à l’affiche, je me suis donc rabattu sur le DVD, disponible depuis plusieurs semaines. Le début du film pose d’emblée le décor : c’est l’histoire d’un homme et d’une femme, mais ce n’est pas une histoire d’amour. Lui, c’est Tom, romantique incurable croyant en l’amour véritable et absolu, sentiment renforcé lorsqu’il la rencontre. Elle, c’est Summer, belle, pétillante, charmante, ne croyant ni en la vie à deux, et encore moins en l’amour. De cette rencontre va pourtant découler une relation, dont on apprend très vite (dès le début du film) qu’elle aura un terme, comme bien souvent me direz vous. Le titre le laissait entre.

De manière décousue, Marc Webb nous livre des bribes de la vie de Tom et Summer, et c’est à la fin du film, une fois les pièces du puzzle remises en place, que l’on comprend tout. Cette comédie romantique n’en est pas vraiment une, le style de ce film est très particulier, novateur a bien des titres.  Le duo d’acteurs est très judicieusement choisi, l’alchimie qui se dégage de Zoey Deschanel et de Joseph Gordon-Levitt est bluffante.

L’un des éléments les plus marquants dans ce film, et pour lequel je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec un de mes films préférés : Garden State. En effet, tout comme le film mettant en scène Zach Braff, 500 days of Summer intègre d’une main  de maître la musique au film. Tom tombe même amoureux de Summer grâce au Smiths (présents par deux reprises dans le film). Vous pouvez d’ailleurs écouter la B.O. du film sur Trackbuns.

Ce qui devrait vous plaire dans ce film, c’est la manière donc Webb dépeint les relations humaines qui plus est la relation homme/femme. Doit-on y croire de tout son être pour que cela arrive (comme Tom), ou doit-on profiter du jour présent, sans rien planifier, en gardant en permanence à l’esprit l’aspect éphémère de la vie (comme Summer)? La naïveté de Tom et son espérance en l’amour véritable et absolu face au réalisme et à l’amertume de Summer, qui a raison? qui a tord? Le genre de questions que tout le monde s’est déjà posé une fois dans sa vie! Le film propose également une multitude de scènes mémorables (une partie très “Glee”, une visite originale d’un IKEA, les moments où l’on voit la petite soeur de Tom…), qui resteront dans les mémoires!

Ce film dévoile un panel assez large des sentiments humains, l’amour étant le plus représenté, vous l’aurez deviné. Mais il est question également d’amitié, d’espoir, de désillusions, d’amertume, de tristesse, de colère, et j’en passe.

Bien que n’aimant pas la fin (que je trouve trop convenu pour un film indépendant qui bouleverse cependant les standards du genre), je vous recommande de voir 500 days of Summer, et pourquoi pas, de partager votre avis ici même sur ce film.

Pour illustrer cet article en vidéo, je vous propose un petit montage d’images du film avec en fond sonore une des chansons du film, mais dans sa version originale :

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En avril, ne découvre pas qu’un film!

Posted on 23 April 2010 by Aurelien

Je vous propose aujourd’hui une petite sélection des films à voir pour ce mois d’avril finissant.

My own love song (sorti depuis le 7 avril) : Olivier Dahan (la môme, les rivières pourpres 2…) nous livre une histoire poignante d’une musicienne handicapée et dépressive (jouée par Renée Zellweger) et d’un doux fou (Forest Whitaker) qui pense que les anges lui parlent. Sous fond de road movie, l’histoire de deux écorchés vifs qui s’entraident pour se (re)donner le goût de vivre. Pour les amateurs de drame, la bande annonce :

Le choc des titans (en salle depuis le 7 avril) : Louis Leterrier (L’incroyable Hulk, Dany the dog, mais aussi le transporteur I et II :/), nous propose un péplum (style longtemps tombé dans l’oubli et qui est revenu sur les devant de l’écran ces dix dernières années avec notamment Gladiator, Troie, 300) sous fond de mythologie grecque pas toujours respectée… Mais nous y reviendront prochainement dans un article plus complet. A noter que le film propose un excellent casting : Sam Worthlington (Avatar, Terminator Renaissance), Liam Neeson (Love Actually, Star Wars I, Batman Begins et bientôt dans l’Agence tous risques), Ralph Fiennes (Strange Days,  The Constant Gardener, Harry Potter, The Reader), et Alexa Davalos (que je n’ai plus vu dans un film depuis qu’elle a joué Kyra dans les Chroniques de Riddick!).

Remember me (en salle depuis le 7 avril) : Allen Coulter (réalisateur responsable du succès de nombreuses séries comme Sex in the city, les Sopranos et Rome (dont je vous parlais juste à l’instant)) nous plonge dans un drame mettant en scène Robert “Edward” Pattinson (Harry Potter IV, Twilight) et Emilie de Ravin (Roswell, Lost), dont je vous parlerai plus en détail très bientôt.

New York, I love you (sorti en salle depuis le 14 avril) : pour les amoureux de la grosse pomme, 11 scénaristes vous présentent, chacun à leur manière une rencontre amoureuse dans NY. A voir pour le casting, la curiosité et/ou si vous avez aimé le premier opus consacré aux quartiers de notre capitale “Paris je t’aime“.

Green Zone (en salle depuis le 14 avril) : Paul Greengrass (nom qui le prédestinait à faire ce film), met en lumière les faits survenus en Irak en 2003 à travers cette quête de vérité menée par Matt Damon (avec également Jason Isaacs méconnaissable par rapport à son personnage de Lucius Malefoy).

Kick-ass (le 21 avril) : les films sur les super héros ont le vent en poupe : Iron Man 2, The Avengers, les reboot de Spider-Man et de Daredevil, Thor, Captain America, X-men et j’en passe (si si, je vous assure), voici que Matthew Vaughn (a qui l’ont doit notamment Stardust) nous propose l’adaptation d’un comic peut ordinaire, en effet, il s’agit là de l’histoire d ‘un ado qui se prend pour un super héro… Effets spéciaux et humour garantis. Et petite cerise sur le gâteau : un titre sur la B.O. by Mika. En attendant l’article qui lui sera très prochainement consacré, je vous laisse avec la bande annonce.

Iron Man 2 (le 28 avril) : très certainement le film que j’attends le plus depuis le début de l’année! Jon Favreau (pour les fans de Friends, il a joué Pete dans la saison 3 – mississipete) nous offre 2 ans après jour pour jour (bon ok, à 2 jours près), la suite tant attendu des aventures d’Anthony Edward  Stark, venant de révéler,  à la fin du premier opus, qu’il est Iron Man! Pression médiatique et politique, il doit également faire face à deux ennemis  (Mickey Rourke et Scarlett Johansson)!! L’article est pour la semaine prochaine, la bande annonce, comme dirait Ty, it’s right now!

Bons films à vous!

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Shutter Island : Le thriller du moment!

Posted on 20 March 2010 by Aurelien

Tiré d’un roman de Dennis Lehane (a qui l’on doit Gone Baby Gone (où vous pouvez déjà voir Mark Ruffalo) et Mystic River adaptés également au cinéma), ce film nous plonge au coeur d’un thriller psychologique, dans les années 50. Mais je préfère reprendre les mots de Leonardo Di Caprio pour vous présenter le synopsis du film : Teddy Daniels (joué par Leo) débarque sur Shutter Island pour résoudre un mystère et découvrir ce qui se passe réellement, mais il a ses propres secrets et un objectif personnel. Son voyage a un sens autre que ce que l’on croit au départ. Ce qui est formidable avec cette histoire, c’est qu’elle vous happe et vous secoue constamment. Elle fonctionne à plusieurs niveaux.”

Dès le début du film, la musique nous immerge dans une atmosphère pesante, presque étouffante, la musique donne déjà le ton! Et cette sensation perdure tout au long des 137 minutes du film.

Scorsese n’a plus rien à prouver (après des films comme Taxi Driver, New-York New-York, Raging Bull, La couleur de l’argent, Casino, Gang of New-York, les Infiltrés… c’est le moins que l’on puisse dire!!), mais ne se repose pas pour autant sur ses lauriers! Pour s’inspirer au mieux de l’époque et de l’atmosphère qu’il a voulu faire transparaitre dans son film, il a fait visionner à son équipe des films comme : Shock Corridor, Laura, la Griffe du Passé ou encore La maison dans l’ombre.

Il n’y a pas réellement de surprise dans ce thriller (bien qu’un coté fantastique soit tout de même présent), mais on sent qu’il maitrise son sujet. En effet, c’est un peu comme si on se retrouvait dans un labyrinthe de portes fermées à clés, et qu’avec parcimonie on découvre des clés, sans savoir quelles portes elles ouvrent ni dans quel ordre il faut les ouvrir. On comprend certaines choses, petit à petit sans pour autant réussir à avoir une vision globale de ce qui se trame dans cet institut psychiatrique. Le film a d’ailleurs été tourné dans un véritable (et désaffecté) hopital psychiatrique.

On peut également souligner le sens du détail qui m’a fait pensé à Lost (la série de J.J. Abrams). L’action se passe sur quatre jours, et pourtant il a fallu 44 versions de tenue pour Leonardo (vivant ces quatre journées de manière “intense”, il lui arrive plein de choses et donc une multitude de “versions” de sa tenue ont été nécessaire)!!! Petite apparté, le rapport avec Lost, est simple, l’évolution des blessures et de la pilosité des personnages a été prise en compte. Parenthèse mise à part, revenons en au film!

J’ai trouvé que Leonardo gagne en profondeur et maturité, c’était déjà le cas dans les Infiltrés, mais c’est plus flagrant dans Shutter Island je trouve. Bien que bâti pour les films d’actions (ce qu’on peut d’ailleurs constater dans certaines scènes), il n’en est pas moins surprenant dans son jeu d’acteur et sa manière d’interpréter Teddy Daniels. Mark Ruffalo (Blindness, Zodiac, In the Cut…) est également bluffant (mais un peu moins que Léo). Pour un acteur que j’ai découvert dans Eternal Sunshine and the Spotless Mind, j’avoue qu’avec le temps, il n’en devient pas moins bon.

Ce qu’on remarque également tout au long du film, c’est la complicité entre Scorsese et Di Caprio, ce qui est loin d’être étonnant lorsque l’on sait que Shutter Island marque leur quatrième collaboration (après Aviator et les génialissimes Gangs of New-York et les Infiltrés).

Pour finir, mentions spéciales à deux autres acteurs : Ben Kingsley en parfait psychiatre, et Michelle Williams dans un rôle un peu borderline mais qui lui va comme un gant.

Cet article ne vous en dit peut-être pas beaucoup sur l’histoire en elle même, mais c’est voulu,  il est en effet peut évident de parler d’un thriller sans faire de spoilers.

Pour illustrer mes propos de début d’article, voici une des musiques extraite de la B.O. du film.

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Robin Hood – Trailer

Posted on 19 March 2010 by Aurelien

Le prochain Ridley Scott promet d’être à la hauteur de nos (mes?) attentes. En effet depuis 20 ans (et oui 20 ans déjà!), nous n’avions pas eu de nouvelles versions de Robin des Bois, et encore la dernière était “gentillette”, avec un des acteurs phares de l’époque tombé dans l’oubli du monde des eaux (le “regretté” Kevin Costner). Seul la B.O. de Bryan Adams aura, un peu, survécu à ces deux décennies… A dire vrai, Sacré Robin des Bois de Mel Brooks était mieux! Tant qu’à la série de la BBC, je ne l’ai pas encore vu, mais ça ne serait tarder. La date de sortie de cette nouvelle version est le 19 Mai, et pour vous faire patienter d’ici là,une petite bande annonce (la 3ème en fait, et en H.D.!). Ce genre de rôle correspond mieux à un Russel Crow qu’à un Kevin, non?

Bons Films à vous et profitez bien du printemps du cinéma du 21 au 23 Mars!!!

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Gainsbourg, héros malgré lui

Posted on 20 February 2010 by Aurelien

J’avais beaucoup d’appréhension avant d’aller voir Gainsbourg, vie héroïque. Déjà parce que sa musique me berce depuis plus de 30 ans (je soupçonne même ma mère de m’en avoir fait écouter avant ma naissance, pour l’avoir vu faire avec ma petite sœur, mes doutes n’en sont ressortis que renforcés)… on peut donc dire que je connais une grande partie de son immense œuvre. Les deux ans nécessaires à la réalisation de ce film n’était, de mon point de vue pas bon signe… En effet, face à de tels délais on a plus vite fait de sombrer dans les méandres d’un WaterWorld que d’atteindre une dimension comparable à l’adaptation de l’œuvre de Tolkien sur grands écrans. Je m’étais renseigné au préalable pour m’assurer que sa période reggae ne soit pas trop mise en avant dans le film, vu que je ne suis pas fan de ce tournant musical opéré en 1979. Et bonne surprise, on voit Gainsbourg de son enfance au début de cette période (que j’appellerai la période Bambou puisque sa vie a été marqué et animé par ses relations avec les femmes).

Un dernier détail avant de partager mon avis sur ce film, je ne suis pas fan des biopic, enfin du concept en général. Je trouve en effet plus judicieux de faire un film du vivant de la personne qu’après sa mort (sous forme d’hommage donc), au moins la dite personne à son mot à dire !!!

Passons au film maintenant, enfin, c’est plus qu’un film à mes yeux. Il s’agit davantage d’un conte, qui bien que sûrement un peu romancé décrit très bien la vie de l’artiste. Le concept de « la Gueule », double quasi « schizophrénique » de Gainsbourg (une sorte de Gainsbarre si on veut, enfin je l’ai vu ainsi) est une excellente idée. Ce conte nous permet de mieux comprendre l’artiste, et d’en apprécier davantage le travail. Si si, je vous assure, en sortant de la salle, j’avais envie de continuer à écouter sa musique! En parlant de chansons, comment passer à côté du travail titanesque de Joann Sfar qui a fait ré-enregistrer l’intégralité des musiques de Serge présente dans son film par les comédiens !!! Eric Elmosnino qui incarne l’homme à la tête de chou est bluffant de ressemblance au point que j’ose même dire que c’est de l’ordre de la quasi-réincarnation ! Laetita Casta exhibe sa niaiserie à son paroxysme mais qui pour une fois n’a rien d’agaçant car collant parfaitement au rôle de B.B. Et que dire de Lucy Gordon (découverte dans les Poupées Russes, un de mes films préférés), qui nous fait découvrir une Jane Birkin bien plus belle et touchante que la vraie (au même âge bien sûr !). Une dernière petite surprise dans le film, pour ceux qui ont vu des émissions télé, des extraits ou autres de Gainsbarre, on ne peut pas dire qu’il respirait la joie de vivre autant que la fumée de ses Gitanes, et pourtant, on y voit ici des moments joyeux de sa vie, et c’est avec plaisir qu’on l’entend rire à travers Eric.

Très honnêtement, c’est un film tout public, accessible aux fans comme aux non-fans, et qui restera indémodable, à l’image de l’auteur de ces quelques mots : «Le masque tombe, l’homme reste, et le héros s’évanouit».

Quelques liens :

Le site officiel du film
Rue 89
Numerama

Excessif.com

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Les sorties du 17/02 : un tiercé gagnant?

Posted on 16 February 2010 by Aurelien

Les sorties de demain sont éclipsées par le placardage massif d’affiches d’un film en particulier : Valentine’s Day. Avec plétore d’acteurs et d’actrice, c’est le “nouveau Love Actually” (c’est vendu ainsi en tout cas!). Autant j’irai le voir pour Jessica Biel, Anne Hathaway (que j’ai découvert tardivement dans le diable s’habille en Prada), mais aussi pour Bradley Cooper (qu’on voit partout!!!),  Patrick Dempsey et son collègue de Grey’s Anatomy Eric Dane, autant je trouve deux ombres à cette overdose massive de stars :

- Ashton Kutcher
- Jessica “Blonde” Alba.

Mais j’y reviendrai un autre jour…

Hors de Contrôle marque le grand retour de Mel Gibson devant la caméra après 8 ans d’absence (qu’il a préféré passer derrière). Pour avoir vu la bande annonce au ciné, j’avoue que ca donne envie d’aller le voir. Un petit coté Ricks qui switch en Lethal Weapon suite à un drame, mais ca reste efficace, je pense.

From Paris With Love, qui propose un John Travolta chauve, et un Jonathan Rhys-Meyers que j’ai hâte de voir dans The Tudors (un de mes prochains achats de série en DVD). C’est le genre de film d’action qu’il vaut mieux voir au cinéma qu’à la télé. Et comme ils disent dans le trailer qui suit : Wax on, Wax off!!!

Bonne séance!

Et pour ne pas laisser le cinéma français de coté, la dernière apparition du regretté Jocelyn Quivrin est sur les écrans :

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