Bien qu’influencée par mon appréciation plus que positive de l’actrice principale, Mélanie Laurent, j’aimerais m’étendre quelque peu sur un film sorti en 2007, La chambre des morts, adaptation du roman éponyme de Franck Thilliez (parution 2005 aux éditions Le passage), réalisé par Alfred Lot qui signe sa première œuvre cinématographique. Commençons par le synopsis. L’intrigue de ce “thriller” est posée dès les premières minutes, et se révèle être double. En effet, deux salariés (Gilles Lellouche et Jonathan Zaccaï) décident de se venger de leur entreprise après un licenciement. Déguerpissant du lieu de leur vandalisme, ils renversent “par accident” un homme au milieu de nulle part et se retrouvent confrontés à un dilemme lié à l’argent. Parallèlement, on apprend que, le lendemain, une fillette est décédée après son kidnapping, son père étant parti livrer la rançon au ravisseur ne donnant, lui non plus, aucun signe de vie. C’est alors que le polar commence. Lucie Hennebelle interprétée par Mélanie Laurent, accompagnée de Moreno (Eric Caravaca, que vous avez pu admirer dans Cliente) sont chargés de l’investigation, où les deux affaires se rejoignent… Au fil du long métrage, des flashbacks tentent de nous en apprendre plus sur le lien qui pourrait exister entre le brigadier Hennebelle et les éléments de l’enquête.
Le mystère est alors installé…quoique !
Le casting:
Quoi que l’on puisse dire du film en lui-même, on ne pourra enlever le bon goût de A. Lot dans le choix de ses acteurs.
Comme je le disais au début, Mélanie Laurent est une sublime actrice, pas seulement pour son physique avantageux. Du haut de ses 24 ans (à la sortie du film), elle transcende une nouvelle fois l’écran, bien qu’après Je vais bien, ne t’en fais pas, on se demande si elle avait encore à prouver quoi que ce soit à la critique. Les différentes facettes du personnage, esprit rêveur mais aussi sombre, suspicieux et maternel la rendent difficilement cernable durant le film. Elle maintient le scénario dans sa cohérence jusqu’à la fin de celui-ci. Eric Caravaca l’accompagne parfaitement dans le rôle du flic amoureux qui tente de lui faire confiance.
Je pourrais également relever l’excellent jeu de Gilles Lellouche (qui s’est, pour moi, révélé dans Paris de Klapisch). Il tient ici un rôle dramatique, rongé par le sentiment de culpabilité. Il est convaincant, et permet à l’histoire de prendre de l’ampleur.
Notons le petit clin d’œil du réalisateur en introduisant Franck Thilliez, déguisé en homme des pompes funèbres, ainsi que la participation de Jean-François Stevenin dans le rôle d’un taxidermiste.
Le film en lui-même :
Que dire ? Le thriller n’est pas ce que l’on peut appeler une spécialité française.
On peut alors dire que la réalisation n’est pas mal du tout. Le côté obscur, la peur de ce que l’on va trouver derrière la porte, le mystère de l’armoire fermée, font filer l’intrigue jusqu’au bout des 112 minutes. Le suspense permet de plonger dans l’histoire sans lui trouver de longueurs insoutenables. Le film s’en sort relativement bien grâce à la prestation des acteurs, où les relations interpersonnelles ne tombent pas dans des niaiseries amoureuses qui auraient pu troubler le genre.
Malgré cela, on pourrait reprocher des scènes, mettant en image des animaux, un peu trop gores à mon sens, et une fin bien trop rapide et bâclée. Mais aussi un cafouillage dans le lien qui unit Lucie au dénouement final (un fait exprès peut-être ?).
En conclusion, un film à voir, principalement pour la présence de Mélanie Laurent et Gilles Lellouche. Je reste sur ma fin, en me demandant, pourquoi La chambre des morts a été présentée, par une certaine presse, comme “Le silence des agneaux à la française” et est alors classée dans le genre “horreur”…
Liens :
Le site du film
Si vous voulez acheter le film, il est disponible à un prix raisonnable sur le site de la Fnac.



Passons au film maintenant, enfin, c’est plus qu’un film à mes yeux. Il s’agit davantage d’un conte, qui bien que sûrement un peu romancé décrit très bien la vie de l’artiste. Le concept de « la Gueule », double quasi « schizophrénique » de Gainsbourg (une sorte de Gainsbarre si on veut, enfin je l’ai vu ainsi) est une excellente idée. Ce conte nous permet de mieux comprendre l’artiste, et d’en apprécier davantage le travail. Si si, je vous assure, en sortant de la salle, j’avais envie de continuer à écouter sa musique! En parlant de chansons, comment passer à côté du travail titanesque de Joann Sfar qui a fait ré-enregistrer l’intégralité des musiques de Serge présente dans son film par les comédiens !!! Eric Elmosnino qui incarne l’homme à la tête de chou est bluffant de ressemblance au point que j’ose même dire que c’est de l’ordre de la quasi-réincarnation ! Laetita Casta exhibe sa niaiserie à son paroxysme mais qui pour une fois n’a rien d’agaçant car collant parfaitement au rôle de B.B. Et que dire de Lucy Gordon (découverte dans les Poupées Russes, un de mes films préférés), qui nous fait découvrir une Jane Birkin bien plus belle et touchante que la vraie (au même âge bien sûr !). Une dernière petite surprise dans le film, pour ceux qui ont vu des émissions télé, des extraits ou autres de Gainsbarre, on ne peut pas dire qu’il respirait la joie de vivre autant que la fumée de ses Gitanes, et pourtant, on y voit ici des moments joyeux de sa vie, et c’est avec plaisir qu’on l’entend rire à travers Eric.

