C’est toujours émouvant d’aller voir une première œuvre; alors bien sûr Christopher Thompson est loin d’être un petit nouveau dans le monde du cinéma. Chez lui c’est génétique: un grand père réalisateur (Gérard Oury), une mère réalisatrice et scénariste (Danièle Thompson) , lui enfin a débuté en tant qu’acteur et a fait ses premières armes de scénariste et dialoguiste aux cotés de sa mère.
Une bande annonce alléchante, de jeunes acteurs peu connus et une première œuvre tout était réuni pour attiser ma curiosité.
Bus Palladium c’est l’histoire d’une bande de potes qui fait de la musique, leur groupe s’appelle LUST. Tout d’abord il y a Manu le leader du groupe, un écorché vif, sans repères familiaux qui trouve un équilibre chez son meilleur ami Lucas, le pilier de la bande sur qui tout le monde se repose, puis Jacob prédestiné à la comptabilité, Philippe le batteur qui bosse dans un studio et Mario qui est leur manager.
Ils jouent dans un entrepôt mal insonorisé du père de Jacob jusqu’au jour où enfin la chance et une envoûtante jeune femme frappent à leur porte…
Bus Palladium c’est avant tout une boîte de nuit mais ce n’est pas l’histoire du lieu qui est raconté mais celle de LUST. Quand on fait un film sur un groupe il faut avoir une bande son qui tienne la route et là on dit merci qui? Merci Yarol Poupaud (frère de Melvil et ex membre de FFF) et Benjamin Biolay! Les chansons sont interprétées avec talent par Arthur Dupont, qui incarne le rôle de Manu, et restent en tête (mention spéciale pour “Non, Madame” et “Que tu le veuilles ou non” mais la musique n’est pas assez présente dans un film consacré à l’ascension d’un groupe de rock.
Les jeunes acteurs sont crédibles, bons, notamment mon québécois préféré Marc-André Grondin qui confirme après ses rôles dans CRAZY et Le premier jour du reste de ta vie.
La jeune Elisa Sednaoui est touchante, dans son rôle de muse qui a grandit trop vite, un peu agaçante, et outre sa plastique irréprochable j’avoue avoir été séduite par sa belle voix grave qui m’a rappelé Carole Bouquet. Néanmoins je n’ai pas trouvé son rôle indispensable…
Cette petite bande est très bien entourée d’excellents seconds rôles comme Dominique Reymond, Noémie Lvovsky ou le caméo sympathique de Philippe Manœuvre, j’avoue avoir été moins convaincue par la prestation de Géraldine Pailhas.
Le scénario n’est pas très original (la fin nous étant déjà révélé au début façon Péril Jeune) et les clichés plus que présents , il n’en reste que c’est un film sympathique empreint de nostalgie des années 70-80.
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