Archive | March, 2011

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Les chroniques Instables – sorties du 30 Mars 2011

Posted on 27 March 2011 by Alexis

MovieBuns lance « Les chroniques Instables » : chroniques hebdomadaires d’un jeune humoriste aux goûts et aux pratiques douteuses. Mais plutôt que de vous en faire tout un synopsis découvrez ses réponses à nos questions ainsi que sa première chronique.

 

Qui es-tu ?
Alexis André, 24 ans, humoriste & comédien, résidant à Nantes.

Ton rapport avec le cinéma ?
2 ans comme chroniqueur ciné pour la radio et des milliers d’heures dans les salles obscures et devant ma TV.

C’est quoi « Les chroniques Instables » ?
Une envie de dire merde à tout ces chroniqueurs qui se prennent au sérieux et pensent que leur critique est universelle. Pas besoin d’avoir fait l’ENA pour donner son avis sur un film. Justement la vision d’un film est tellement personnelle que « Les Chroniques Instables » ne porteront aucun jugement objectif mais des critiques absurdes,  des notations qui ne veulent rien dire, des liens fun et surtout une envie de vous éclater toutes les semaines. Chacun pourra aussi s’exprimer et donner sa critique sur le film de son choix d’une semaine sur l’autre en me contactant (cliquez sur mon prénom en haut d’article pour avoir mon e-mail).

Film de référence ? Fight Club.

BO de référence ? Je dirais plutôt compositeur de référence et je répondrais Hans Zimmer.

 

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Les chroniques Instables – sorties du 30 Mars 2011

 

Première chronique pour MovieBuns et déjà premier constat : 17 films à la sortie en salle cette semaine. Allez soyons fou, imaginons pouvoir voir un film en réduction étudiant avec une carte FNAC (étudiant avec une carte FNAC est un pléonasme je l’avoue, c’est un peu comme un chômeur avec un crédit cofidis mais ca existe donc…) pour un montant moyen de 5 euros, si vous décidez cette semaine de vous faire un avis sur tous les films à la sortie (et si vous trouvez tous les films à la sortie dans votre salle… ce qui n’est pas gagné non plus) votre compte bancaire sera délesté de 85 euros !

Et avec 85 euros, on peut en faire des choses en cette période de crise. Alors pour vous évitez de perde votre connexion internet et d’être vu comme un délinquant, voici quelques avis sur trois des dix sept films à la sortie cette semaine.

 

Sucker Punch


Date de sortie cinéma : 30 mars 2011

Réalisé par Zack Snyder
Avec Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone

 

 

 

 

 

Ma note : 113 dégrée Fahrenheit dans mon caleçon

Mon avis :

C’est l’histoire d’un mec qui réalisait des films tirés d’œuvre déjà existantes tel que l’armée des morts, Watchmen, 300, le Royaume de Ga’hoole… et qui… voulait un film rien qu’à lui…

Créer l’histoire, les personnages, la dynamique… un exercice ou beaucoup se sont brulés les doigts et qu’on aime ou qu’on n’aime pas l’univers Zack Snyder, ce mec assure caméra au poing. Cependant malgré des images prenantes, le scénario est long et les personnages sont des hybrides d’héros connus et de dessins animés; à l’image de son héroïne Babydoll mélange de Lara Croft blonde (avec beaucoup moins de poitrine) et de la geignarde cendrillon. Un film qui était très attendu par la communauté Geek et on comprend pourquoi quand on voit les 5 créatures de rêves se battre dans des tenues « moulin rouge ». Un film à voir avec une boite de mouchoirs.

Synopsis :

Les méandres de l’imagination débordante d’une jeune fille, dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque. Délivrée des limites de l’espace et du temps, elle est libre d’aller là où l’entraîne son imagination, et ses aventures incroyables brouillent la frontière entre réalité et imaginaire. Internée contre son gré, Babydoll n’a toutefois pas perdu la volonté de vivre. Déterminée à se battre pour recouvrer sa liberté, elle pousse quatre autres jeunes filles – Rocket la grande gueule, Blondie la débrouillarde, Amber la fidèle des fidèles et Sweet Pea toujours hésitante – à se regrouper pour tenter d’échapper à leur destin terrifiant, à la merci de leurs geôliers (Blue, Madame Gorski et le High Roller). Entraînées par Babydoll, les filles engagent une bataille fantastique contre l’univers fantastique, des samouraïs aux serpents, avec un arsenal virtuel à leur disposition. Ensemble, elles doivent décider de ce qu’elles sont prêtes à sacrifier pour rester en vie. Mais, avec l’aide d’un Sage, leur incroyable voyage – s’il réussit -les conduira à la liberté.

 

Big Mama de père en fils



Date de sortie cinéma : 30 mars 2011

Réalisé par John Whitesell
Avec Martin Lawrence, Brandon T. Jackson, Jessica Lucas

 

 

 

 

 

Ma note : Idéal pour débrancher le cerveau et ne jamais s’en resservir.

Mon avis :

Pourtant assez fan des comédies américaines ou notre cerveau n’est pas vraiment sollicité tel que les American Pie ou Dumb and Dumber (pourquoi devrait-on toujours voir des films qui nous rappellent nos problèmes?) je suis pourtant bien enmerdé avec ce Big mama de père en fils. Les critiques suspectent Martin Lawrence de faire n’importe quoi pour sauver une carrière en chute libre et j’adhère mais de là à reprendre leurs propos et dire que le chien alcoolique qui pleure devant les sitcoms mexicaines a plus de dignité, j’oserais pas !

Synopsis : Deux mecs, des déguisements de mama noires et des terroristes !

 

The Company Men


Date de sortie cinéma : 30 mars 2011

Réalisé par John Wells
Avec Tommy Lee JonesBen AffleckChris Cooper

 

 

 

 

 

Ma note : Le film de la semaine!

Mon avis :

Quand on voit le casting et la BA (bande annonce), on prend peur et on se demande si le meilleur de ce film n’y est pas (dans la BA). Et pour une fois, on est content de se tromper. The Company Men c’est un scenario bien mené, une mise en scène fine et une efficacité redoutable sans aucune scène de caliméro effondré et larmoyant. Les acteurs s’accaparent l’histoire, et les tourments dans lesquels chacun tombe sonnent vrais. Alors, à noter une bonne série de clichés américains mais en même temps un cliché n’est-il pas un certain reflet de la société? Des personnages archétypes certes mais des personnages simples et prenants. The Company Men, un film qui montre que même dans l’adversité, on peut toujours rebondir. Mon coup de cœur de la semaine qui vaut bien l’investissement d’une place de cinéma.

Synopsis :

Bobby Walker est l’incarnation même du rêve américain : il a un très bon job, une merveilleuse famille, et une Porsche toute neuve dans son garage. Mais lorsque la société qui l’emploie réduit ses effectifs, Bobby se retrouve au chômage, tout comme ses collègues Phil Woodward et Gene McClary. Les trois hommes sont alors confrontés à une profonde remise en cause de leur vie d’hommes, de maris et de pères de famille.
Bien loin de ses talents de cadre supérieur, Bobby se retrouve obligé d’accepter un emploi dans le bâtiment pour le compte de son beau-frère. Cette expérience va le pousser à découvrir qu’il y a peut-être plus important dans l’existence que de courir après la réussite…

 

Le lien de la semaine

 

Histoire de faire bonne figure, voici un lien en rapport avec le monde du cinéma : http://www.kyan.fr/

Comedien, humoriste et chroniqueur, Kyan Khojandi à une vision bien particulière du cinéma et il en fait tout un festival. En voici le Best of :

Prochainement

 

 

Envie de partager vos ressenties sur un film récent ou non, pour cela envoyez moi votre article via alexis.andre(at)moviebuns.com et il sera publié tel quel dès la semaine prochaine.

 

ENJOY et @ la semaine prochaine!

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Les petits mouchoirs (DVD) 2010

Posted on 24 March 2011 by Kichette

Date de sortie cinéma : 20 octobre 2010
Film disponible en DVD/BR depuis le : 23 février 2011
Réalisé par Guillaume Canet
Avec François CluzetMarion Cotillard, Benoît Magimel, Gilles Lellouche, Jean Dujardin
Durée : 2h34

 

Dernier film en date de Guillaume Canet (après Mon idole et Ne le dis à personne), Les petits mouchoirs est sorti en dvd et bluray le 23 février dernier. Un casting plutôt complet, un scénario vraiment bien fait, voici ma critique :

Un petit résumé s’impose d’abord : une bande de copains part chaque année en vacances sur la côte ouest (au Cap-Ferret) grâce à l’un d’eux, Max (joué par François Cluzet), riche propriétaire d’un restaurant. Alors que la date arrive, Ludo (Jean Dujardin) est victime d’un accident, mais la troupe décide tout de même de partir en le laissant en convalescence sans savoir réellement ce qu’il va advenir de lui. Max, sa femme Véronique (Valérie Bonneton), Vincent (Benoît Magimel), et Isabelle sa femme (Pascale Arbillot), Marie (Marion Cottilard), Eric (Gilles Lellouche), et Antoine (Laurent Laffite) s’en vont donc rejoindre Jean-Louis (Joël Dupuch), ostréiculteur avec qui ils profitent du soleil, du bon vin et de la bonne bouffe.
Mais alors que les vacances sont un moment de détente, de jeu et de glandouille, tout bascule quand des “petits mouchoirs” doivent être levés (le titre du film signifiant selon Canet, qu’en levant les petits mouchoirs, on soulève les secrets enfouis de chacun).

Le film est vraiment étonnant quant aux émotions changeantes pendant 2h34 qu’il dure. On commence par un moment de fête qui se termine en accident. Puis viennent le temps des vacances où tout est relax mais qui vire rapidement au cauchemar pour certains.
Marie est encore éprise de Ludo mais préfère ne pas s’attacher à ses “plans culs” (avec la participation amicale de Matthieu Chedid et Maxim Nucci. Vincent a un secret inavouable à sa femme et son film et qui bouleverse le ténor du groupe, Max. Eric ne sait pas comment ne pas être con avec les filles. Antoine est totalement accro à son ex, Juliette (Anne Marivin) et ennuie ses amis à longueur de temps.
Alors que tout le monde tente de faire avec, Jean-Louis essaye de les faire réagir sur leur bêtise sans vraiment y arriver.
Le film est très joyeux à certains moments, même si le drame personnel de chaque personnage ressurgit de plus belle à chaque bon instant, drame qu’on ne peut expliquer sans gâcher le film (bien que la morale de celui-ci ne se cache pas dans les problèmes de ces petits êtres). Le scénario est centré sur la vie en communauté du groupe et les liens qu’ils entretiennent entre eux sans que leurs amis ne le sachent.

Finalement, on pourrait penser que le film est on ne peut plus banal. En effet, voir des personnes en vacances rire ou se crêper le chignon n’a pas grand-chose d’exaltant. Le casting a beau être somptueux tant par son côté “grande carrière” que par son côté médiatique (Marion Cottilard fait effet en ce moment, et qui plus est, est la compagne de Guillaume Canet), le film ne reste pas original si on ne prend que la globalité. Il soulève des questions de société qui peuvent arriver à n’importe qui (l’amour perdu que l’on voudrait retrouver, le père de famille qui pense être homo, le mec fou amoureux qui ne peut pas s’empêcher d’aller voir ailleurs, le mec riche qui pense que tout le monde ne l’aime que pour son argent et qui en joue…). Mais les 20 dernières minutes relèvent d’une toute autre émotion qui transcende le film. Qui vous poignent et vous font venir les larmes. 20 minutes qui vous font réfléchir à ce que vous laissez de côté en pensant que tout peut se reporter. 20 minutes où tous les problèmes des acteurs peuvent porter à sourire.

En gros, j’ai trouvé ce film moralisateur, mais dans le bon sens. La fin semble logique bien sûr, mais vous êtes tellement emmenés dans les histoires de vacances de chacun que vous en oubliez ce qui pourrait se produire. Guillaume Canet a très bien montré que lever les secrets est parfois difficile et source d’énormes conflits, de disputes voire de séparations, mais que l’essentiel n’est peut-être pas là où on le croit et que cet essentiel est capable d’effacer toute cette rancœur et ces petits soucis pour faire place à un concept connu depuis toujours : l’amitié.

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Requiem pour une tueuse

Posted on 06 March 2011 by Kichette

A compter du 23 février dernier, nous pouvons retrouver une des actrices françaises incontournables du moment, Mélanie Laurent dans un film de Jérôme Le Gris,  Requiem pour une tueuse, aux côtés de Clovis Cornillac et Tchéky Karyo. Résumé.

Lucrèce (Mélanie Laurent) est une tueuse à gages. Elle remplit son rôle sous l’aile de l’Arménien (Tchéky Karyo) et est renommée dans le métier. Elle se retrouve confrontée à un contrat difficile à remplir. A cause d’enjeux économiques, on lui demande d’éliminer Alexander Child (Christopher Stills), grand classique de l’Opéra qui se produit au prestigieux Festival d’Ermeux, en Suisse. Sous couverture d’une chanteuse (qu’elle est depuis longtemps dans l’histoire), elle commence sa mission avec beaucoup d’appréhension. Parallèlement, le contre-espionnage français tente de débusquer cette tueuse qui leur file sous les doigts depuis trop longtemps. Rico (Clovis Cornillac) est alors envoyé pour réduire la menace qui pèse et s’emparer de la coupable, sans aucunes informations sur celle-ci. S’ensuit alors un nœud de sentiments, de complications, où les relations entre personnages brouillent le dénouement normalement simple de l’histoire. Et où des personnages secondaires apparaissent là où on ne les attendait pas.

Mélanie Laurent se retrouve une nouvelle fois dans un rôle quelque peu dramatique (après La Rafle et Inglorious Basterds), mais où elle est toujours aussi sublime si on ne prend que son jeu d’actrice en compte. Elle doit tuer alors qu’elle tient une personnalité douce et qu’elle est éprise de sentiments divergents face aux personnes qui l’entourent. Elle est plongée dans un univers qui lui ressemble, qui la passionne mais qu’elle doit détruire pour remplir les conditions de son contrat. Ses mêmes sentiments la mène à faire des erreurs, à se laisser duper par d’autres protagonistes qu’elle ne soupçonne même pas.

Clovis Cornillac lui, joue un rôle qui lui va plutôt bien. Le flic qui  ne veut pas l’être et qui veut tenter de sauver tout le monde sans faire de dégâts. Le côté dramatique de son personnage apparaît dans la deuxième partie du film, mais lui colle véritablement à la peau (je ne suis pas une grande fan de l’acteur à la base, donc agréablement surprise).

Le début du film est quelque peu téléphoné à mon goût. Ca reste une mission remplie par une tueuse à gages engagée par des hommes frauduleux. Mais l’intrigue reste tout de même alléchante.  En effet, la tueuse se retrouve “fliquée” par ses commanditaires sans qu’elle ne s’en rende compte, mais aussi protégée par celui qui la traque. Le film se passe quasiment en huit-clos dans un beau château des Alpes Suisses ce qui donne un relief particulier au scénario mais qui ne manque pas d’originalité.

La musique tourne autour du célèbre Messie de Haendel (1741) qui donne sans contexte une prestance au film. Soulignons également que la scène de fin est extrêmement bien faite, tant pour le scénario que l’environnement que l’ambiance de celle-ci.

En allant voir Requiem pour une tueuse, il ne faut pas s’attendre à d’énormes rebondissements, du sang, des courses poursuites, ou des fusillades à gogo. Le jeu tourne autour du poison, de la maîtrise des actions des autres et de la subtilité à devenir quelqu’un que l’on n’est pas. Le film reste très esthétique au niveau de ses décors, ce qui lui donne un très beau cachet au final. On ne peut pas plaire à tout le monde, certes, mais malgré quelques petits défauts dans la première partie, il reste sympa à aller voir ou à acheter dans quelques mois. Car on pourra toujours me contester mais Mélanie Laurent reste l’une des meilleures jeunes actrices françaises aujourd’hui.

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