Archive | June, 2011

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Kung Fu Panda

Posted on 11 June 2011 by Kichette

Sortie Cinéma en 2008
Disponible en DVD et BR depuis Janvier 2009

Réalisé par Mark Osborne et John Stevenson

Avec les voix de Jack Black (FR : Manu Payet), Dustin Hoffman (FR : Pierre Arditi), Angelina Jolie (FR : Marie Gillain)

Durée : 1h30

 

 

 

A quelques jours de la sortie du second round (le 15 juin prochain), nous tenions à vous parler de Kung Fu Panda, premier volet de la “saga” (ça, on verra !), un des DreamWorks plutôt sympathique, pour les petits comme pour les plus grands.

D’abord, voilà un petit résumé de l’histoire. Po (Jack Black), passionné par le Kung Fu, est un panda un peu costaud et pas très agile de ses quatre pattes. Il arrive tout de même à travailler dans le restaurant de nouilles de son père (on nous dévoilera peut-être un jour le mystère de l’identité de celui-ci…un canard !!) mais rêve de rencontrer la grande équipe de Kung Fu, les cyclones (Tigresse (Angelina Jolie), Grue, Mante, Vipère et Singe), entraînée par Maitre Shifu (Dustin Hoffman). Par le plus grand des hasard, Po se retrouve élu pour réaliser une prophétie, liée au Guerrier Dragon. Jalousé par les cyclones, Po ne croit pas en ses capacités et est bien malmené face au combat qui l’attend…

Voilà, l’histoire est posée et reste très simple. En même temps, n’oublions pas que cela reste un film d’animation et pas un scénario philosophique ! On suit donc ce film sans s’en rendre compte, en s’attachant à ce “petit mais costaud” panda qui en ramène certains d’entre nous à des douleurs enfantines (critiqué sur un “défaut” physique ou sur une façon de faire) et qui nous fait surtout bien rire. Avec ses frasques et sa maladresse, Po devient le plus gentil et le plus réfléchi de tous ses compères, petite morale du scénario qui nous fait bien comprendre que l’apparence n’entache en rien nos aptitudes et notre réussite. Po devient le jeune “Padawan” de Maitre Shifu qui va l’entraîner,  physiquement mais surtout mentalement. Ce dernier va lui faire comprendre que nous avons tous une motivation différente pour réussir à atteindre nos objectifs, et qu’importe cette motivation, il suffit de s’en servir pour arriver au bout de ses rêves : ici devenir Maitre en matière de Kung Fu.
Le reste de la clique va s’attacher également à ce Panda doué pour faire la soupe de nouilles de son père et surtout plein d’humour malgré lui ! L’une d’entre eux, Tigresse, mettra plus longtemps à comprendre que la gloire se trouve parfois ailleurs que dans sa propre réussite.

 

Bref, ce film d’animation reste pour moi toujours sur le même principe des films qui sont faits aussi pour les enfants : il y a une petite morale à retenir. Toujours un peu la même également : il ne faut pas se moquer des différences, et on peut faire ses preuves avec autre chose qu’avec notre physique. Oui je schématise quelque peu, mais en même temps, quand on y regarde de plus près…(je ne parle pas que de DreamWorks mais des films d’animation en général).

A noter qu’un “moyen-métrage” est sorti en 2009, reprenant les cyclones pour héros : Kung Fu Panda : Les secrets des cinq cyclones ainsi qu’un autre pour Noël, Kung Fu Panda Bonnes fêtes.

Et en avant première, je vous propose la bande annonce de Kung Fu Panda 2, prochaine sortie en salle le 15 juin donc!

 

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Se souvenir des belles choses

Posted on 02 June 2011 by Kichette

Sortie cinéma : 2002

Disponible en DVD depuis 2004

Réalisé par Zabou Breitman

Avec Isabelle Carré, Bernard Campan, Bernard Le Coq

Durée : 1h50

 

 

 

Des films avec une connotation aussi vraie et sentimentale sont bien rares aujourd’hui dans les salles françaises mais aussi dans les scénarios de nos réalisateurs. Nous tenions donc à vous présenter ce beau long-métrage, Se souvenir des belles choses, sorti il y a quelques années, qui tire son histoire de faits très présents dans notre société. Car ici, il s’agit de mettre en avant une des maladies les plus cruelles qui puisse exister : Alzheimer. Cruelle, car oublier ce que l’on est, ce que l’on a vécu, est à mon humble avis quelque chose d’inacceptable autant pour la personne qui le vit que pour l’entourage qui le subit. Zabou Breitman signe ici son premier film en tant que réalisatrice et recevra d’ailleurs des prix d’excellence qu’elle mérite.

Faisons d’abord un petit résumé de l’histoire : Claire Poussin (Isabelle Carré), la trentaine, est victime de perte de mémoire après avoir été frappée par la foutre en forêt. Sa soeur Nathalie (Anne Le Ny) décide de l’emmener au centre “Les écureuils” pour demander un avis médical au directeur de celui-c, Christian Litch (Bernard Le Coq), qui a accueilli également leur mère, décédée de la maladie d’Alzheimer. Ce dernier lui propose un programme spécial pour elle, pensant que son problème est passager. Claire fait alors la rencontre des autres malades (malades de différents symptômes) dont celle de Philippe (Bernard Campan), qui a perdu la mémoire après un accident de voiture qui a coûté la vie à sa femme et son fils. Tous deux vivent alors une relation bien particulière qui entraîne des conséquences auxquelles on ne peut pas toujours faire face…

Le casting doit être quelque chose de particulièrement difficile lorsqu’il s’agit de traiter d’un sujet aussi complexe à mettre en image. Comment se mettre “à la place de” quand c’est inimaginable de le faire ?! Breitman a su choisir parfaitement les deux protagonistes de l’histoire : Isabelle Carré et Bernard Campan, dont la prestation est impressionnante par la prise totale de leur rôle.
Isabelle Carré se retrouve plongée dans un personnage qui perd le sens des réalités et du temps. Elle allie les nombreuses émotion de Claire, comme si c’était son comportement habituel. Elle a su faire passer la tristesse, la joie, l’amour et l’incompréhension dans son jeu sans que cela ne paraisse trop surjoué. Notons que l’actrice a reçu le César de la meilleure actrice en 2003.
Bernard Campan est ici dans un rôle que je ne lui connais pas. Souvent planté dans un jeu comique, il est ici confronté à la perte de sentiments quant à sa vie passée, au vide des sensations, mais à la prise de conscience d’un amour naissant, amour qui pourra peut-être le sauver des nimbes.

Le film a tout de même gardé beaucoup d’humour, malgré le sujet délicat et dramatique. Bien sûr, cela n’enlève rien au “morbide” mais les personnages nous proposent une vision plus réelle de ce que peut être la vie d’un malade. Tout n’est pas noir, ni rose, simplement changeant selon les moments. La situation porte justement à sourire vu que l’on est transporté dans un monde que l’on ne connait pas réellement : voir des personnes se comporter “bizarrement” et semblant penser que tout est normal pour eux, peut fait rire malgré la noirceur que cela devrait dégager. Et heureusement, car la larme à l’oeil n’est pas loin.

L’histoire d’amour entre deux être qui se ressemblent mais qui ne finiront pas de la même manière fait froid dans le dos, mais parallèlement vous fait réaliser que vous avez besoin de quelqu’un, qui que ce soit, pour surmonter des drames auxquels vous n’êtes pas préparés. Que l’autre joue un rôle prépondérant dans votre bonheur, même si ce dernier ne peut être parfait.

Le film montre aussi une équipe médicale un peu débordée par le problème des maladies mentales, une équipe qui a besoin de rire pour décompresser mais qui a du mal à ne pas s’attacher, d’une manière ou d’une autre aux personnes atteintes d’un symptôme lourd, quel qu’il soit.

Le scénario est plutôt bien fait quant à la relation entre les personnes. Par contre, je me permets de soulever le caractère un peu trop caricatural que l’on fait des malades, et du personnel soignant. Certes, les personnes que l’on considère comme “folles” dans le langage du commun des mortels nous paraissent  parfois totalement farfelues et déconnectées par rapport à notre réalité. L’histoire va trop loin dans la vision du symptôme. De mon point de vue.

Je conclurai par les premiers mots du film : la secrétaire du centre dit une phrase amusante  : elle aimerait avoir “plus de barres de mémoire” pour son ordinateur. Si seulement nous pouvions nous aussi changer nos barres de mémoire pour qu’elles fonctionnent jusqu’à la fin…

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