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Le nombre 23 : ou comment vous faire psychoter !

Posted on 17 July 2011 by Kichette

Le nombre 23Date de sortie cinéma : 28 février 2007

Sortie DVD le : 4 octobre 2007

Réalisé par Joel Schumacher
Avec Jim Carrey, Virginia Madsen, Logan Lerman, Danny Huston

Genre : Thriller

Durée : 01h37

 

 

Sorti il y a 4 ans, Le nombre 23 attire l’attention de MovieBuns, grâce au genre mais également à l’acteur principal. Revenons sur ce film qui peut faire froid dans le dos.

Voilà un bon thriller mélangeant le fantastique et le flippant. Synopsis.
Walter Sparrow (Jim Carrey), homme bien sous tout rapport, mène une vie banale auprès de sa femme Agatha (Virginia Madsen) et son fils Robin (Logan Lerman). Employé de la fourrière, il poursuit ses cibles animales favorites, lorsque l’un d’entre eux, NED le chien, le mord au bras le jour de son anniversaire, ce qui le rend en retard pour retrouver sa femme. Celle-ci a alors eu le temps de rentrer dans une petite boutique pour lui offrir un livre, Le nombre 23 écrit par Topsy Kretts. Pas vraiment passionné, Walter se lance dans la lecture du roman après l’avoir soigneusement prêté à Agatha. Intrigué par l’histoire, Walter commence à soupçonné des liens entre le scénario du livre et sa propre histoire…Le nombre 23 commence à envahir sa réalité, allant jusqu’à devenir une obsession.

Le nombre 23

Walter est l’un de ses hommes que tout le monde apprécie, sans problème apparent, réalisant sa vie avec parcimonie, amour et bien-être. En façade. Un simple roman, une simple lecture fait de lui un homme ravagé, perturbé, ne pouvant plus penser autrement que par les mots qu’il assimile. S’identifiant au personnage principal du livre, un détective, il rêve qu’il est lui, il pense qu’il est lui, tout tourne autour et uniquement autour du nombre 23. Il en vient à ne plus distinguer sa réalité de la fiction d’un simple livre acheté par le pur hasard. Quoique, le hasard existe-t-il vraiment…?!

Le nombre 23Jim Carrey joue encore une fois d’une très bonne façon. Les rôles comiques dépassés, il est transcendant en incarnant un personnage troublé, à la limite de la folie et du débordement. Malgré la présence d’autres acteurs au casting, il est presque seul à porter ce scénario, que l’on pourrait penser déjà utilisé à plusieurs reprises. Mais en toute franchise, je n’ai deviné la fin…qu’à la fin ! Peut-être par le fait que Jim Carrey en impose par sa sincérité et son charisme. Il entre pleinement dans l’incarnation du personnage, c’en est impressionnant de réalisme. Ce film fait d’ailleurs étrangement penser à un autre film où Carrey se retrouve dans le casting : The Truman Show. Ne pas savoir qui l’on est vraiment ou qui sont ceux qui nous entourent. Ne pas pouvoir être sûr de ce qui fait notre réalité et notre existence. Deux films au caractère finalement dramatique qui permettent à cet acteur de devenir enfin imposant dans des rôles sans galipettes extravagantes et courses folles (Ace Ventura, The Mask, Dumb et Dumber…). Vraiment, le comique ne lui va plus, et Le nombre 23 en donne ici la preuve.

Notons la présence de Virginia Madsen qui joue le rôle d’une femme aimante, mais plus qu’inquiète, tentant le tout pour le tout pour convaincre son mari de lâcher ses obsessions, qui on le rappelle la rende coupable (elle a acheté ce satané bouquin !). Elle est aussi très convaincante dans le rôle que lui donne Walter lorsqu’il rêve d’elle comme de la femme du héros du livre. Compliqué tout ça ? Après tout, le DVD est disponible et vraiment pas cher !

Le nombre 23

Pour conclure, le film vaut vraiment le coup. Certes, le casting n’est pas supra hollywoodien, mais il a le mérite de poser des acteurs faits pour les rôles qu’on leur donne. Le scénario est bien filé, malgré quelques longueurs, enfin les jours passent parfois lentement pour arriver à la conclusion de choses que l’on aurait pu comprendre plus vite. La fin laisse vraiment surpris, et pourtant pas faute d’essayer de la déceler avant !
Pour information, le DVD est disponible en édition prestige, ce qui vous permettra d’avoir quelques bonus tels que :
- “L’énigme du nombre 23 : quand la fiction rejoint la réalité, les véritables faits réels liés au nombre 23″
- “Comment calculer votre propre “chiffre de vie” : calculs et résultats avec les explications d’une numérologue”

Et pour finir, je vous dirai bien : et vous le nombre 23, ça vous fait quoi ?! Ah mince, le total des chiffres de mon année de naissance fait…23 !!!!

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Kung Fu Panda 2

Posted on 06 July 2011 by Kichette

Sortie en salle : 15 juin 2011

Réalisé par Jennifer Yuh

Avec les voix de Jack Black (FR : Manu Payet), Dustin Hoffman (FR : Pierre Arditi), Angelina Jolie (FR : Marie Gillain)

Durée : 1h35

 

 

 

Après vous avoir présenté le premier volet (disponible en DVD et Blu-Ray), MovieBuns revient sur la sortie de Kung Fu Panda 2, en salle depuis le 15 juin. Voici en quelques lignes le résumé et une petite critique du film.

De retour 3 ans après la sortie du premier opus au cinéma, nous retrouvons les héros de Kung Fu Panda, dont Po, notre joyeux panda ! Il a enfin réalisé son rêve et se retrouve entouré des cinq cyclones (Tigresse, Mante, Vipère, Singe et Grue). Il se doit en tant que Guerrier Dragon de prendre soin de la population de son village tout en pratiquant son art favori, le Kung Fu. Mais alors que le calme règne, un nouvel ennemi veut s’emparer de la Chine et détruire le Kung Fu. Po part à la recherche de celui-ci qui détient une arme incomparable censé le protéger de toute attaque. Notre panda arrivera-t-il à s’en sortir face à ce nouveau mur ? Ses amis seront-ils à ses côtés lors de cette épreuve ? Il devra faire preuve de bon sens et retrouver ses origines en se tournant vers sont passé pour trouver la force de combattre.

kung fu panda 2

Voilà à peu près la trame que suit ce nouveau film d’animation des studios Dreamworks. On a presque envie de dire que l’on prend les mêmes et l’on recommence. En effet, même casting pour ce nouveau film tant dans les personnages que dans les voix où l’on retrouve l’excellentissime Jack Black et la belle Angelina Joli.
Le film est toujours d’aussi bonne qualité dans les images que dans l’humour dont fait preuve le scénario. Toujours un peu maladroit et patachon, Po le panda (Jack Black) nous fait rire par ses frasques dont il ne se rend même pas compte. Un changement s’est produit dans la qualité de ses relations avec les cyclones. Ici, ils le soutiennent totalement, on peut aller jusqu’à dire que Po s’impose en chef de la joyeuse tribu, malgré le fort caractère de Tigresse (Angelina Joli).
Trait changeant également de cet opus, la tristesse de certains passages. En effet, on retrouve ici Po plongé dans son passé et dans la recherche de ses origines (oui effectivement, ayant une oie pour père, on pouvait se demander si par hasard, il n’avait pas été adopté…!). Cela est très bien tourné pour abordé l’adoption dans l’esprit des enfants, tout est fait en douceur avec beaucoup d’explication et de messages d’amour. Peut-être fallait-il préservé les âmes sensibles de nos jeunes enfants, et bien tant mieux !

kung fu panda 2
Pour finir, je répèterai une nouvelle fois qu’il y a une morale à l’histoire, film pour enfants avant tout oblige, enfin du moins je le pense. Visible tout de même à tous âges, les aventures de Po sont fluides et agréables à aller voir en salle. Sachez pour information que le film est disponible en 3D dans vos salles mais aussi en version numérique dans certains cinémas, ce qui vous coutera un peu moins cher ! Dépêchez-vous !!

Ma note : 

 

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Kung Fu Panda

Posted on 11 June 2011 by Kichette

Sortie Cinéma en 2008
Disponible en DVD et BR depuis Janvier 2009

Réalisé par Mark Osborne et John Stevenson

Avec les voix de Jack Black (FR : Manu Payet), Dustin Hoffman (FR : Pierre Arditi), Angelina Jolie (FR : Marie Gillain)

Durée : 1h30

 

 

 

A quelques jours de la sortie du second round (le 15 juin prochain), nous tenions à vous parler de Kung Fu Panda, premier volet de la “saga” (ça, on verra !), un des DreamWorks plutôt sympathique, pour les petits comme pour les plus grands.

D’abord, voilà un petit résumé de l’histoire. Po (Jack Black), passionné par le Kung Fu, est un panda un peu costaud et pas très agile de ses quatre pattes. Il arrive tout de même à travailler dans le restaurant de nouilles de son père (on nous dévoilera peut-être un jour le mystère de l’identité de celui-ci…un canard !!) mais rêve de rencontrer la grande équipe de Kung Fu, les cyclones (Tigresse (Angelina Jolie), Grue, Mante, Vipère et Singe), entraînée par Maitre Shifu (Dustin Hoffman). Par le plus grand des hasard, Po se retrouve élu pour réaliser une prophétie, liée au Guerrier Dragon. Jalousé par les cyclones, Po ne croit pas en ses capacités et est bien malmené face au combat qui l’attend…

Voilà, l’histoire est posée et reste très simple. En même temps, n’oublions pas que cela reste un film d’animation et pas un scénario philosophique ! On suit donc ce film sans s’en rendre compte, en s’attachant à ce “petit mais costaud” panda qui en ramène certains d’entre nous à des douleurs enfantines (critiqué sur un “défaut” physique ou sur une façon de faire) et qui nous fait surtout bien rire. Avec ses frasques et sa maladresse, Po devient le plus gentil et le plus réfléchi de tous ses compères, petite morale du scénario qui nous fait bien comprendre que l’apparence n’entache en rien nos aptitudes et notre réussite. Po devient le jeune “Padawan” de Maitre Shifu qui va l’entraîner,  physiquement mais surtout mentalement. Ce dernier va lui faire comprendre que nous avons tous une motivation différente pour réussir à atteindre nos objectifs, et qu’importe cette motivation, il suffit de s’en servir pour arriver au bout de ses rêves : ici devenir Maitre en matière de Kung Fu.
Le reste de la clique va s’attacher également à ce Panda doué pour faire la soupe de nouilles de son père et surtout plein d’humour malgré lui ! L’une d’entre eux, Tigresse, mettra plus longtemps à comprendre que la gloire se trouve parfois ailleurs que dans sa propre réussite.

 

Bref, ce film d’animation reste pour moi toujours sur le même principe des films qui sont faits aussi pour les enfants : il y a une petite morale à retenir. Toujours un peu la même également : il ne faut pas se moquer des différences, et on peut faire ses preuves avec autre chose qu’avec notre physique. Oui je schématise quelque peu, mais en même temps, quand on y regarde de plus près…(je ne parle pas que de DreamWorks mais des films d’animation en général).

A noter qu’un “moyen-métrage” est sorti en 2009, reprenant les cyclones pour héros : Kung Fu Panda : Les secrets des cinq cyclones ainsi qu’un autre pour Noël, Kung Fu Panda Bonnes fêtes.

Et en avant première, je vous propose la bande annonce de Kung Fu Panda 2, prochaine sortie en salle le 15 juin donc!

 

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Se souvenir des belles choses

Posted on 02 June 2011 by Kichette

Sortie cinéma : 2002

Disponible en DVD depuis 2004

Réalisé par Zabou Breitman

Avec Isabelle Carré, Bernard Campan, Bernard Le Coq

Durée : 1h50

 

 

 

Des films avec une connotation aussi vraie et sentimentale sont bien rares aujourd’hui dans les salles françaises mais aussi dans les scénarios de nos réalisateurs. Nous tenions donc à vous présenter ce beau long-métrage, Se souvenir des belles choses, sorti il y a quelques années, qui tire son histoire de faits très présents dans notre société. Car ici, il s’agit de mettre en avant une des maladies les plus cruelles qui puisse exister : Alzheimer. Cruelle, car oublier ce que l’on est, ce que l’on a vécu, est à mon humble avis quelque chose d’inacceptable autant pour la personne qui le vit que pour l’entourage qui le subit. Zabou Breitman signe ici son premier film en tant que réalisatrice et recevra d’ailleurs des prix d’excellence qu’elle mérite.

Faisons d’abord un petit résumé de l’histoire : Claire Poussin (Isabelle Carré), la trentaine, est victime de perte de mémoire après avoir été frappée par la foutre en forêt. Sa soeur Nathalie (Anne Le Ny) décide de l’emmener au centre “Les écureuils” pour demander un avis médical au directeur de celui-c, Christian Litch (Bernard Le Coq), qui a accueilli également leur mère, décédée de la maladie d’Alzheimer. Ce dernier lui propose un programme spécial pour elle, pensant que son problème est passager. Claire fait alors la rencontre des autres malades (malades de différents symptômes) dont celle de Philippe (Bernard Campan), qui a perdu la mémoire après un accident de voiture qui a coûté la vie à sa femme et son fils. Tous deux vivent alors une relation bien particulière qui entraîne des conséquences auxquelles on ne peut pas toujours faire face…

Le casting doit être quelque chose de particulièrement difficile lorsqu’il s’agit de traiter d’un sujet aussi complexe à mettre en image. Comment se mettre “à la place de” quand c’est inimaginable de le faire ?! Breitman a su choisir parfaitement les deux protagonistes de l’histoire : Isabelle Carré et Bernard Campan, dont la prestation est impressionnante par la prise totale de leur rôle.
Isabelle Carré se retrouve plongée dans un personnage qui perd le sens des réalités et du temps. Elle allie les nombreuses émotion de Claire, comme si c’était son comportement habituel. Elle a su faire passer la tristesse, la joie, l’amour et l’incompréhension dans son jeu sans que cela ne paraisse trop surjoué. Notons que l’actrice a reçu le César de la meilleure actrice en 2003.
Bernard Campan est ici dans un rôle que je ne lui connais pas. Souvent planté dans un jeu comique, il est ici confronté à la perte de sentiments quant à sa vie passée, au vide des sensations, mais à la prise de conscience d’un amour naissant, amour qui pourra peut-être le sauver des nimbes.

Le film a tout de même gardé beaucoup d’humour, malgré le sujet délicat et dramatique. Bien sûr, cela n’enlève rien au “morbide” mais les personnages nous proposent une vision plus réelle de ce que peut être la vie d’un malade. Tout n’est pas noir, ni rose, simplement changeant selon les moments. La situation porte justement à sourire vu que l’on est transporté dans un monde que l’on ne connait pas réellement : voir des personnes se comporter “bizarrement” et semblant penser que tout est normal pour eux, peut fait rire malgré la noirceur que cela devrait dégager. Et heureusement, car la larme à l’oeil n’est pas loin.

L’histoire d’amour entre deux être qui se ressemblent mais qui ne finiront pas de la même manière fait froid dans le dos, mais parallèlement vous fait réaliser que vous avez besoin de quelqu’un, qui que ce soit, pour surmonter des drames auxquels vous n’êtes pas préparés. Que l’autre joue un rôle prépondérant dans votre bonheur, même si ce dernier ne peut être parfait.

Le film montre aussi une équipe médicale un peu débordée par le problème des maladies mentales, une équipe qui a besoin de rire pour décompresser mais qui a du mal à ne pas s’attacher, d’une manière ou d’une autre aux personnes atteintes d’un symptôme lourd, quel qu’il soit.

Le scénario est plutôt bien fait quant à la relation entre les personnes. Par contre, je me permets de soulever le caractère un peu trop caricatural que l’on fait des malades, et du personnel soignant. Certes, les personnes que l’on considère comme “folles” dans le langage du commun des mortels nous paraissent  parfois totalement farfelues et déconnectées par rapport à notre réalité. L’histoire va trop loin dans la vision du symptôme. De mon point de vue.

Je conclurai par les premiers mots du film : la secrétaire du centre dit une phrase amusante  : elle aimerait avoir “plus de barres de mémoire” pour son ordinateur. Si seulement nous pouvions nous aussi changer nos barres de mémoire pour qu’elles fonctionnent jusqu’à la fin…

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Source Code

Posted on 16 May 2011 by Kichette

Sortie cinéma : 20 avril 2011

Réalisé par Duncan Jones

Avec Jake Gyllenhaal, Michelle Monaghan, Vera Farmiga

Durée : 1h33

 

 

 

Sorti en avril, et toujours à l’affiche dans certaines salles, Source Code mérite le détour. Un cadre de tournage assez restreint, un casting plutôt sympa, un film à aller voir ? Résumé, avis…

Comme habituellement sur MovieBuns, nous commençons par un petit résumé du film. Colter Stevens (Jake Gyllenhaal), se réveille dans un wagon, face à une jeune femme qui lui sourit, Christina (Michelle Monaghan). Complétement désorienté, il n’a aucun souvenir d’être monté à bord de ce train. Encore plus bizarroïde, tous les passagers semblent le connaitre et se comportent de manière familière envers lui. Il cherche alors à comprendre ce qu’il se passe mais une bombe explose et tue tout le monde. Colter se réveille alors dans une sorte de capsule entendant une voix de femme sortant de nulle part (celle de  Colleen Goodwin jouée par Vera Farmiga). On lui apprend que l’on peut le projeter dans un espace-temps déjà réalisé, pendant une période de 8 minutes, pour qu’il puisse trouver les raisons de l’explosion du train. Colter est alors confronté à une réalité qu’il ne comprend mais tente de tout faire pour accomplir sa tache et avoir des réponses…


Il est clair que Source Code est un film à suspens, on ne peut dire le contraire. Tourné de manière particulière, très peu de plans (pas de budget ?), il se révèle tout de même entrainant, et la trame de l’histoire est plutôt bien conçue. En effet, on nous balance dans un futur possible. Utiliser une personne lambda (ou pas, à vous de le découvrir) pour permettre de résoudre des enquêtes, grâce à un programme qui fait revivre les évènements en boucle. Futuriste, on l’espère presque, l’esclavagisme humain au profit de la science ou de la justice se révélant être une notion un peu dramatique quand on y pense.

Jake Gyllenhaal joue ici le rôle d’un soldat désemparé, dont on a volé le passé, ou du moins le passage entre son passé et l’instant qu’il est en train de vivre. On lui fait subir l’explosion d’un train à maintes reprises pour découvrir qui est le terroriste. Bien sur, cela ne résulte pas uniquement de la justice mais aussi du fait de sauver des vies (un second attentat est prévu) au détriment de la sienne, ce qui reste inconcevable pour le personnage. Malgré tout, il tente de tout faire pour aller au bout de sa mission, en prenant même soin de certains passagers du train, persuadé qu’il est capable de les sauver (bien que les évènements se soient déjà passés).
La suite du casting est bien choisie, les acteurs entrent bien dans leur rôle mais il est vrai que c’est Jake Gyllenhaal qui attire toutes les attentions et qui fait le scénario. Oui, il a le rôle principal, mais il est surtout présent dans pratiquement tous les plans du film, j’ai presque envie de dire sans exception.
Notons que le scénariste a réussi à intégrer une petite histoire d’amour dans tout ça, enfin, comme souvent.

En résumé, un bon casting, un scénario sympa et original sur de nombreux aspects ! Des acteurs avec un bon jeu, et un Jake Gyllenhaal, que l’on avait pu aussi voir dans Prince of Persia, qui correspond bien au film.

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Je vais bien, ne t’en fais pas…

Posted on 15 May 2011 by Kichette

Sortie Cinéma : 2006

Disponible en DVD depuis 2007

Réalisé par Philippe Lioret

Avec Mélanie Laurent, Kad Merad, Julien Boisselier…

Durée : 1h40

 

 

 

Film sorti en salle il y a quelques années, MovieBuns en parle aujourd’hui vu la présence de Mélanie Laurent au casting ! Beaucoup d’entre vous auront vu ou au moins entendu parler de Je vais bien, ne t’en fais, qui a fait grand succès en France, trame empruntée au livre éponyme d’Olivier Adam. Petit récap, petit avis, le tout qui vous donne envie !

Résumé : Rentrant de ses vacances, Lili, jeune adulte de 19 ans, apprend que son frère jumeau, Loïc a quitté le domicile familial, suite à une violente dispute avec ses parents. N’ayant pas de nouvelles, et trouvant cela inhabituel, Lili décide de partir à sa recherche en sillonant la France. Ce qu’elle va découvrir dépasse l’entendement…

Voici une histoire familiale bien sordide au final et que l’on croit impossible, invraisemblable même ! Que je ne révèlerai pas, même si on découvre très vite l’issue du film, qui n’est pas le véritable intérêt de celui-ci.
On retrouve ici, une Lili (Mélanie Laurent) sortant tout juste de l’adolescence, très liée à son frère, encore dans le cocon familial puisque protégé par son père, Paul (Kad Mérad). Ne sachant pas où se trouve son frère, elle part de suite en quête pour le retrouver. Elle finit par recevoir des cartes postales de celui-ci, lui demandant de ne pas s’inquièter. Elle suit alors sa trace grâce aux adresses que lui fournit cette preuve. Mais Lili est dévorée par cette absence, et refuse de vivre sans lui, mettant en danger sa santé physique et mentale.
Paul (Kad Mérad), père attentif et aimant, fait tout pour faire le bonheur de sa fille, même si on se rend vite compte que sa méthode est malsaine et dévastatrice. Mais comme beaucoup de pères, il prend la solution qu’il pense être la meilleure pour épargner son enfant.

Le film n’est pas tant éprouvant par le suspens qu’il pourrait y avoir, mais par la vérité des sentiments qui s’en dégagent. Il est poignant, déstabilisant, vous arrachant les tripes et le coeur au passage. Je vais bien, ne t’en fais pas est tout simplement sublime par le jeu des acteurs, sans trop de dialogues, mais avec une finesse dans la nuance des émotions qui propulse le scénario au summum.

Mélanie Laurent, ne débute pas avec ce film, mais lance bien la carrière qu’on lui connait aujourd’hui grâce à sa prestation. Elle recevra d’ailleurs le César du meilleur espoir féminin. Elle est subtile dans les sentiments qu’elle fait passer. Ce n’est pas tant le pourquoi elle se bat mais le comment qui rend le rôle tellement attachant.
Quant à Kad Mérad, que l’on a beaucoup vu dans des rôles comiques, même si la tendance change, il joue ici un père sensible mais qui peut passer pour quelqu’un de cruel. Il est juste et simple dans son rôle, je dirai même qu’avec cette interprétation, on le découvre enfin.
Notons la très bonne prestation de Julien Boisselier qui a également reçu le César du meilleur espoir masculin.

En conclusion, un film qu’on ne peut pas vraiment raconter sans trop en dévoiler, mais un film à voir, même à revoir, rien que pour le casting parfait des acteurs.

Petite note d’Aurélien :

Etant très fan de Mélanie Laurent également, je ne pouvais m’empêcher de mettre mon petit grain de sel dans cet article (avec l’accord de Kichette, ça va de soit). Je voulais juste parler d’un point important, à mes yeux, à sa voir la musique. Il y a des films où la musique est secondaire voir anecdotique et d’autres où elle fait partie des éléments incontournables de la réalisation, et où elle a sa place au casting. Je vais bien, ne t’en fais pas est ce genre de film. Il m’a permis de découvrir AaRON (Artificial Animals Riding On Neverland) groupe français chantant presque qu’en anglais. La chanson qui suit, est intégrée dans le film, ce qui a impliqué le changement de prénom de l’héroïne par rapport au livre original.

 

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Et soudain, tout le monde me manque…

Posted on 23 April 2011 by Kichette

Date de sortie cinéma : 20 avril 2011

Réalisé par Jennifer Devoldere
Avec Mélanie Laurent, Michel Blanc, Géraldine Nakache

Durée : 01h38min 

 

 

 

Fondu dans la masse des grosses productions américaines du moment, vous n’avez peut-être pas entendu parler du second long-métrage de Jennifer Delvodere (Après Jusqu’à toi – juillet 2009), Et soudain tout le monde me manque. Le film réuni pour la deuxième fois Mélanie Laurent et Michel Blanc (ce dernier l’ayant engagé dans Embrassez qui vous voudrez, le premier grand rôle de la demoiselle). On retrouve également Géraldine Nakache (Tout ce qui brille), Manu Payet et Claude Perron. Essayons maintenant de vous donner un avis objectif sur ce film.

D’abord, replaçons le contexte. La réalisatrice nous place dans une famille comme il en existe bien d’autres. Un père , Eli (Michel Blanc), marié à sa nouvelle conquête, Suzanne (Claude Perron), annonce à ses deux filles, Justine (Mélanie Laurent) et Dom (Florence Loiret-Caille) qu’il va être papa (le jour de son soixantième anniversaire). Dom, sur le point d’adopter (on suppose qu’elle a des problèmes pour avoir des enfants) et Justine qui a une relation conflictuelle avec son paternel depuis toujours, réagissent très négativement à cette annonce. La suite du film raconte ce que va devenir cette famille en pleine implosion, une famille particulière, avec ses relations bizarroïdes, ses secrets farfelus, finalement une famille comme celle de beaucoup d’hommes et de femmes.

Michel Blanc joue ici le rôle d’un père assez surprenant, voire décalé. En effet, il a décidé de rester en contact avec tous les ex que cumule sa fille Justine, qui ne se soucie guère d’eux. Sauf que celle-ci n’est pas au courant des relations qu’entretient son père avec ces hommes. Il joue au golf avec Atom (Manu Payet) et a même été jusqu’à embauché Matthias et Alex !! Imaginez la crise quand elle le découvre… Michel Blanc est peut-être ici le beau-père que tout le monde voudrait avoir : drôle, cultivé et intéressé. Qui sait !
Mélanie Laurent, que l’on a vu dernièrement dans des rôles plutôt dramatiques, joue ici une jeune adulte encore dans sa période adolescente, qui enchaîne les relations sentimentales sans regarder derrière elle et qui s’accroche à tout ce qui bouge.  Elle est manipulatrice en radiologie et son passe-temps favori est de faire des scanners à toutes sortes d’objets avec la complicité de son amie standardiste  Cécilia (Géraldine Nakache), ce qui lui vaudra quelques surprises ! Cette jeune femme s’est construite difficilement face à l’absence d’un père (jazzman) toujours parti en tournée et moqueur sur à peu près tout (dire à son enfant de 3 ans que son dessin est moche par exemple !). Elle vit d’autant plus durement le fait qu’il s’immisce dans sa vie.

Un film français sans drame dramatiquement dramatique ne serait pas un film français ! Alors il a bien fallu trouver un point sensible qui fait pleurer tout bon public ou toute personne dans une situation similaire. Alors, je vous laisse découvre ce petit moment de film qui fait, je le pense, toute la morale du scénario, si morale il doit y avoir.
Le film reste toute fois une comédie quelque peu farfelue, et sûrement un peu trop téléphonée, mais une bonne comédie de vendredi soir tranquille quand on ne veut pas se prendre la tête outre mesure. Car aux critiques qui diront que le film est plat, mou et semblable à bien d’autres,  je réponds oui, certes, mais c’est aussi parfois ce que les hommes et les femmes veulent voir, quelque chose qui ressemble à la vie de n’importe qui, qui peut nous toucher et nous faire sourire, sans nous transcender comme une affiche à l’américaine.

La critique que je pourrais tout de même faire et qui restera personnelle, est que les personnages, tous confondus, manquent de profondeur. Ils ne vont pas assez loin dans leur jeu respectif. Bien évidemment, il s’agit peut-être du vouloir de la réalisatrice mais je m’attendais à quelque chose de plus percutant quand j’ai appris le casting du film. Mélanie Laurent rentre bien dans le personnage de fille paumée et fragile, mais c’est comme si on la coupait en plein de l’apogée de l’émotion. Une scène qui pourrait être extrêmement touchant dans la dernière partie du film où on l’a voit verser quelques larmes devient très vit un instant caricaturé.
Et certains personnages secondaires ne sont pas assez “exploités”. On en vient même à se demander à quoi servent certains acteurs dans le scénario !!

En toute objectivité, le film reste plutôt sympa à regarder (il ne dure pas non plus très longtemps), mais malgré la présence de la prestigieuse Mélanie, je le conseille plutôt en sortie DVD dans quatre mois !!

En aparté, je tiens à vous signaler qu’on retrouvera Mélanie Laurent dans Beginners le 15 juin de cette année au côté d’Ewan Mc Gregor (Madame !), et qu’elle passera derrière la caméra avec Les adoptés en novembre 2011.

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Les petits mouchoirs (DVD) 2010

Posted on 24 March 2011 by Kichette

Date de sortie cinéma : 20 octobre 2010
Film disponible en DVD/BR depuis le : 23 février 2011
Réalisé par Guillaume Canet
Avec François CluzetMarion Cotillard, Benoît Magimel, Gilles Lellouche, Jean Dujardin
Durée : 2h34

 

Dernier film en date de Guillaume Canet (après Mon idole et Ne le dis à personne), Les petits mouchoirs est sorti en dvd et bluray le 23 février dernier. Un casting plutôt complet, un scénario vraiment bien fait, voici ma critique :

Un petit résumé s’impose d’abord : une bande de copains part chaque année en vacances sur la côte ouest (au Cap-Ferret) grâce à l’un d’eux, Max (joué par François Cluzet), riche propriétaire d’un restaurant. Alors que la date arrive, Ludo (Jean Dujardin) est victime d’un accident, mais la troupe décide tout de même de partir en le laissant en convalescence sans savoir réellement ce qu’il va advenir de lui. Max, sa femme Véronique (Valérie Bonneton), Vincent (Benoît Magimel), et Isabelle sa femme (Pascale Arbillot), Marie (Marion Cottilard), Eric (Gilles Lellouche), et Antoine (Laurent Laffite) s’en vont donc rejoindre Jean-Louis (Joël Dupuch), ostréiculteur avec qui ils profitent du soleil, du bon vin et de la bonne bouffe.
Mais alors que les vacances sont un moment de détente, de jeu et de glandouille, tout bascule quand des “petits mouchoirs” doivent être levés (le titre du film signifiant selon Canet, qu’en levant les petits mouchoirs, on soulève les secrets enfouis de chacun).

Le film est vraiment étonnant quant aux émotions changeantes pendant 2h34 qu’il dure. On commence par un moment de fête qui se termine en accident. Puis viennent le temps des vacances où tout est relax mais qui vire rapidement au cauchemar pour certains.
Marie est encore éprise de Ludo mais préfère ne pas s’attacher à ses “plans culs” (avec la participation amicale de Matthieu Chedid et Maxim Nucci. Vincent a un secret inavouable à sa femme et son film et qui bouleverse le ténor du groupe, Max. Eric ne sait pas comment ne pas être con avec les filles. Antoine est totalement accro à son ex, Juliette (Anne Marivin) et ennuie ses amis à longueur de temps.
Alors que tout le monde tente de faire avec, Jean-Louis essaye de les faire réagir sur leur bêtise sans vraiment y arriver.
Le film est très joyeux à certains moments, même si le drame personnel de chaque personnage ressurgit de plus belle à chaque bon instant, drame qu’on ne peut expliquer sans gâcher le film (bien que la morale de celui-ci ne se cache pas dans les problèmes de ces petits êtres). Le scénario est centré sur la vie en communauté du groupe et les liens qu’ils entretiennent entre eux sans que leurs amis ne le sachent.

Finalement, on pourrait penser que le film est on ne peut plus banal. En effet, voir des personnes en vacances rire ou se crêper le chignon n’a pas grand-chose d’exaltant. Le casting a beau être somptueux tant par son côté “grande carrière” que par son côté médiatique (Marion Cottilard fait effet en ce moment, et qui plus est, est la compagne de Guillaume Canet), le film ne reste pas original si on ne prend que la globalité. Il soulève des questions de société qui peuvent arriver à n’importe qui (l’amour perdu que l’on voudrait retrouver, le père de famille qui pense être homo, le mec fou amoureux qui ne peut pas s’empêcher d’aller voir ailleurs, le mec riche qui pense que tout le monde ne l’aime que pour son argent et qui en joue…). Mais les 20 dernières minutes relèvent d’une toute autre émotion qui transcende le film. Qui vous poignent et vous font venir les larmes. 20 minutes qui vous font réfléchir à ce que vous laissez de côté en pensant que tout peut se reporter. 20 minutes où tous les problèmes des acteurs peuvent porter à sourire.

En gros, j’ai trouvé ce film moralisateur, mais dans le bon sens. La fin semble logique bien sûr, mais vous êtes tellement emmenés dans les histoires de vacances de chacun que vous en oubliez ce qui pourrait se produire. Guillaume Canet a très bien montré que lever les secrets est parfois difficile et source d’énormes conflits, de disputes voire de séparations, mais que l’essentiel n’est peut-être pas là où on le croit et que cet essentiel est capable d’effacer toute cette rancœur et ces petits soucis pour faire place à un concept connu depuis toujours : l’amitié.

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Requiem pour une tueuse

Posted on 06 March 2011 by Kichette

A compter du 23 février dernier, nous pouvons retrouver une des actrices françaises incontournables du moment, Mélanie Laurent dans un film de Jérôme Le Gris,  Requiem pour une tueuse, aux côtés de Clovis Cornillac et Tchéky Karyo. Résumé.

Lucrèce (Mélanie Laurent) est une tueuse à gages. Elle remplit son rôle sous l’aile de l’Arménien (Tchéky Karyo) et est renommée dans le métier. Elle se retrouve confrontée à un contrat difficile à remplir. A cause d’enjeux économiques, on lui demande d’éliminer Alexander Child (Christopher Stills), grand classique de l’Opéra qui se produit au prestigieux Festival d’Ermeux, en Suisse. Sous couverture d’une chanteuse (qu’elle est depuis longtemps dans l’histoire), elle commence sa mission avec beaucoup d’appréhension. Parallèlement, le contre-espionnage français tente de débusquer cette tueuse qui leur file sous les doigts depuis trop longtemps. Rico (Clovis Cornillac) est alors envoyé pour réduire la menace qui pèse et s’emparer de la coupable, sans aucunes informations sur celle-ci. S’ensuit alors un nœud de sentiments, de complications, où les relations entre personnages brouillent le dénouement normalement simple de l’histoire. Et où des personnages secondaires apparaissent là où on ne les attendait pas.

Mélanie Laurent se retrouve une nouvelle fois dans un rôle quelque peu dramatique (après La Rafle et Inglorious Basterds), mais où elle est toujours aussi sublime si on ne prend que son jeu d’actrice en compte. Elle doit tuer alors qu’elle tient une personnalité douce et qu’elle est éprise de sentiments divergents face aux personnes qui l’entourent. Elle est plongée dans un univers qui lui ressemble, qui la passionne mais qu’elle doit détruire pour remplir les conditions de son contrat. Ses mêmes sentiments la mène à faire des erreurs, à se laisser duper par d’autres protagonistes qu’elle ne soupçonne même pas.

Clovis Cornillac lui, joue un rôle qui lui va plutôt bien. Le flic qui  ne veut pas l’être et qui veut tenter de sauver tout le monde sans faire de dégâts. Le côté dramatique de son personnage apparaît dans la deuxième partie du film, mais lui colle véritablement à la peau (je ne suis pas une grande fan de l’acteur à la base, donc agréablement surprise).

Le début du film est quelque peu téléphoné à mon goût. Ca reste une mission remplie par une tueuse à gages engagée par des hommes frauduleux. Mais l’intrigue reste tout de même alléchante.  En effet, la tueuse se retrouve “fliquée” par ses commanditaires sans qu’elle ne s’en rende compte, mais aussi protégée par celui qui la traque. Le film se passe quasiment en huit-clos dans un beau château des Alpes Suisses ce qui donne un relief particulier au scénario mais qui ne manque pas d’originalité.

La musique tourne autour du célèbre Messie de Haendel (1741) qui donne sans contexte une prestance au film. Soulignons également que la scène de fin est extrêmement bien faite, tant pour le scénario que l’environnement que l’ambiance de celle-ci.

En allant voir Requiem pour une tueuse, il ne faut pas s’attendre à d’énormes rebondissements, du sang, des courses poursuites, ou des fusillades à gogo. Le jeu tourne autour du poison, de la maîtrise des actions des autres et de la subtilité à devenir quelqu’un que l’on n’est pas. Le film reste très esthétique au niveau de ses décors, ce qui lui donne un très beau cachet au final. On ne peut pas plaire à tout le monde, certes, mais malgré quelques petits défauts dans la première partie, il reste sympa à aller voir ou à acheter dans quelques mois. Car on pourra toujours me contester mais Mélanie Laurent reste l’une des meilleures jeunes actrices françaises aujourd’hui.

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Je suis une légende : ou pas ! (DVD)

Posted on 16 June 2010 by Kichette

Grande fan de Will Smith depuis “Le prince de Bel Air”, je me suis laissée tenter il y a quelques jours par un de ses derniers films, Je suis une légende, sorti en dvd en juin 2008, réalisé par Francis Lawrence. Amatrice du genre science-fiction, je n’avais pas d’apriori sur ce que le scénario pouvait donner.

Je me dois d’abord de préciser qu’avant tout, j’ai lu le livre de Richard Matheson paru en 1954. Un classique à l’époque. Le livre portant l’affiche du film en première de couverture, je m’attendais à une adaptation réussie de celui-ci (déjà réalisé par deux fois, sous des titres différents). Bien que ce ne soit pas totalement le contraire.

Synopsis : Robert Neville est un chercheur américain réputé confronté à la profusion d’un virus, survenue après la découverte d’un vaccin contre le cancer…Cet homme se voit dans l’obligation de trouver le moyen de sauver les habitants encore survivants qui tentent désespérément de s’enfuir de l’ile de Manhattan. Il se retrouve cloitré chez lui, séparé de sa femme et de sa fille, avec son chien, à étudier toutes preuves issues des “mutants” susceptibles de l’aider dans sa quête. Ces derniers rôdent chaque nuit dans les rues de la ville, pour se nourrir. Neville reste le dernier humain à pouvoir trouver la clé…

En voyant le trailer en 2007, il est très clair que tout pouvait m’entrainer à m’asseoir dans une salle obscure. Ne parlons pas du casting, car hormis le prestigieux Smith, très peu d’acteurs peuvent prétendre jouer un énorme rôle dans le film…le but étant qu’il soit le seul survivant !! Nous pouvons tout de même noter l’apparition d’Emma Thompson, jouant le rôle de la femme trouvant le remède contre le cancer (en gros le déclencheur de l’histoire).
L’histoire coule plutôt bien, malgré que toutes les scènes tournent pratiquement autour d’un seul acteur (et d’un chien !), ce qui pourrait lasser au bout d’1h40 d’images. Mais le charisme de Will Smith est toujours aussi transcendant.
Le film nous montre le sentiment de désespoir d’une situation plus qu’étrange mêlé à l’envie de tout faire pour changer le destin d’une ville et d’un peuple. Neville reste l’unique cible des “infectés”. Une faille du film pour moi : pourquoi est-il plus immunisé que les autres ? Etait-ce le moyen de justifier le titre honorifique de “légende” ? Une raison à mon interrogation : la comparaison avec le livre.

L’histoire ne se passe tout d’abord pas du tout à la même époque : les années 70 pour le livre alors que le film se situe entre 2009 et 2012. Mais la différence va plus loin, ce qui est dommageable pour le film. Car en insérant mon dvd, je m’attendais à retrouver la célèbre légende vampirique avec une histoire de pieux et de colliers d’ail. Et là, pas du tout. Je me retrouve face à des zombies assez repoussants, qui me font penser aux harpies d’un célèbre jeu vidéo. Des zombies non pas assoiffés de sang, mais de chair, totalement inhumanisés et qui sont sensibles aux armes à feu !!! Hum hum, malaise !! Enfin pour moi qui aime qu’on ne déstructure pas une œuvre littéraire, quelle qu’elle soit. Ou alors, on ne fait pas un “film issu d’un roman éponyme”, on s’appuie dessus, et on change le titre (comme le film de 1971, “Le Survivant”).
Du coup, le titre en lui-même change de sens. Matheson parlait de légende, car il nous faisait comprendre que les vampires avaient un côté social, et recréait leur propre communauté, en faisant de Robert Neville, la légende humaine, le seul survivant de son espèce. Dans le film de Lawrence, que j’ai toute fois réellement apprécié, la légende se révèle par les actions du personnage lui-même, ce qui dénote totalement de la réflexion que propose l’auteur du roman.
La fin des deux œuvres diffère également, mais je vous laisse le soin de découvrir ce point si vous en avez l’envie.

Le film est pour moi, très bien réalisé, l’explosion du pont est bien trouvée et assez impressionnante si on se replonge dans la réalité. La mise en scène est étonnante par le fil conducteur qui ne perd pas le nord malgré la difficulté de gérer autant de silence.
Il est reste classé dans les films de Science-Fiction mais ne pousse pas l’idée assez loin pour en être réellement. Finalement, le film n’apporte pas énormément au domaine du cinéma, et il est très loin d’égaler le livre à mon humble avis.

Pour vous procurer le livre : ici

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