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Les petits mouchoirs (DVD) 2010

Posted on 24 March 2011 by Kichette

Date de sortie cinéma : 20 octobre 2010
Film disponible en DVD/BR depuis le : 23 février 2011
Réalisé par Guillaume Canet
Avec François CluzetMarion Cotillard, Benoît Magimel, Gilles Lellouche, Jean Dujardin
Durée : 2h34

 

Dernier film en date de Guillaume Canet (après Mon idole et Ne le dis à personne), Les petits mouchoirs est sorti en dvd et bluray le 23 février dernier. Un casting plutôt complet, un scénario vraiment bien fait, voici ma critique :

Un petit résumé s’impose d’abord : une bande de copains part chaque année en vacances sur la côte ouest (au Cap-Ferret) grâce à l’un d’eux, Max (joué par François Cluzet), riche propriétaire d’un restaurant. Alors que la date arrive, Ludo (Jean Dujardin) est victime d’un accident, mais la troupe décide tout de même de partir en le laissant en convalescence sans savoir réellement ce qu’il va advenir de lui. Max, sa femme Véronique (Valérie Bonneton), Vincent (Benoît Magimel), et Isabelle sa femme (Pascale Arbillot), Marie (Marion Cottilard), Eric (Gilles Lellouche), et Antoine (Laurent Laffite) s’en vont donc rejoindre Jean-Louis (Joël Dupuch), ostréiculteur avec qui ils profitent du soleil, du bon vin et de la bonne bouffe.
Mais alors que les vacances sont un moment de détente, de jeu et de glandouille, tout bascule quand des “petits mouchoirs” doivent être levés (le titre du film signifiant selon Canet, qu’en levant les petits mouchoirs, on soulève les secrets enfouis de chacun).

Le film est vraiment étonnant quant aux émotions changeantes pendant 2h34 qu’il dure. On commence par un moment de fête qui se termine en accident. Puis viennent le temps des vacances où tout est relax mais qui vire rapidement au cauchemar pour certains.
Marie est encore éprise de Ludo mais préfère ne pas s’attacher à ses “plans culs” (avec la participation amicale de Matthieu Chedid et Maxim Nucci. Vincent a un secret inavouable à sa femme et son film et qui bouleverse le ténor du groupe, Max. Eric ne sait pas comment ne pas être con avec les filles. Antoine est totalement accro à son ex, Juliette (Anne Marivin) et ennuie ses amis à longueur de temps.
Alors que tout le monde tente de faire avec, Jean-Louis essaye de les faire réagir sur leur bêtise sans vraiment y arriver.
Le film est très joyeux à certains moments, même si le drame personnel de chaque personnage ressurgit de plus belle à chaque bon instant, drame qu’on ne peut expliquer sans gâcher le film (bien que la morale de celui-ci ne se cache pas dans les problèmes de ces petits êtres). Le scénario est centré sur la vie en communauté du groupe et les liens qu’ils entretiennent entre eux sans que leurs amis ne le sachent.

Finalement, on pourrait penser que le film est on ne peut plus banal. En effet, voir des personnes en vacances rire ou se crêper le chignon n’a pas grand-chose d’exaltant. Le casting a beau être somptueux tant par son côté “grande carrière” que par son côté médiatique (Marion Cottilard fait effet en ce moment, et qui plus est, est la compagne de Guillaume Canet), le film ne reste pas original si on ne prend que la globalité. Il soulève des questions de société qui peuvent arriver à n’importe qui (l’amour perdu que l’on voudrait retrouver, le père de famille qui pense être homo, le mec fou amoureux qui ne peut pas s’empêcher d’aller voir ailleurs, le mec riche qui pense que tout le monde ne l’aime que pour son argent et qui en joue…). Mais les 20 dernières minutes relèvent d’une toute autre émotion qui transcende le film. Qui vous poignent et vous font venir les larmes. 20 minutes qui vous font réfléchir à ce que vous laissez de côté en pensant que tout peut se reporter. 20 minutes où tous les problèmes des acteurs peuvent porter à sourire.

En gros, j’ai trouvé ce film moralisateur, mais dans le bon sens. La fin semble logique bien sûr, mais vous êtes tellement emmenés dans les histoires de vacances de chacun que vous en oubliez ce qui pourrait se produire. Guillaume Canet a très bien montré que lever les secrets est parfois difficile et source d’énormes conflits, de disputes voire de séparations, mais que l’essentiel n’est peut-être pas là où on le croit et que cet essentiel est capable d’effacer toute cette rancœur et ces petits soucis pour faire place à un concept connu depuis toujours : l’amitié.

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La Chambre des Morts (2007)

Posted on 27 February 2010 by Kichette

Bien qu’influencée par mon appréciation plus que positive de l’actrice principale, Mélanie Laurent, j’aimerais m’étendre quelque peu sur un film sorti en 2007, La chambre des morts, adaptation du roman éponyme de Franck Thilliez (parution 2005 aux éditions Le passage), réalisé par Alfred Lot qui signe sa première œuvre cinématographique. Commençons par le synopsis. L’intrigue de ce “thriller” est posée dès les premières minutes, et se révèle être double. En effet, deux salariés (Gilles Lellouche et Jonathan Zaccaï) décident de se venger de leur entreprise après un licenciement. Déguerpissant du lieu de leur vandalisme, ils renversent “par accident” un homme au milieu de nulle part et se retrouvent confrontés à un dilemme lié à l’argent. Parallèlement, on apprend que, le lendemain, une fillette est décédée après son kidnapping, son père étant parti livrer la rançon au ravisseur ne donnant, lui non plus, aucun signe de vie. C’est alors que le polar commence. Lucie Hennebelle interprétée par Mélanie Laurent, accompagnée de Moreno (Eric Caravaca, que vous avez pu admirer dans Cliente) sont chargés de l’investigation, où les deux affaires se rejoignent… Au fil du long métrage, des flashbacks tentent de nous en apprendre plus sur le lien qui pourrait exister entre le brigadier Hennebelle et les éléments de l’enquête.
Le mystère est alors installé…quoique !
Le casting:
Quoi que l’on puisse dire du film en lui-même, on ne pourra enlever le bon goût de A. Lot dans le choix de ses acteurs.
Comme je le disais au début, Mélanie Laurent est une sublime actrice, pas seulement pour son physique avantageux. Du haut de ses 24 ans (à la sortie du film), elle transcende une nouvelle fois l’écran, bien qu’après Je vais bien, ne t’en fais pas, on se demande si elle avait encore à prouver quoi que ce soit à la critique. Les différentes facettes du personnage, esprit rêveur mais aussi sombre, suspicieux et maternel la rendent difficilement cernable durant le film. Elle maintient le scénario dans sa cohérence jusqu’à la fin de celui-ci. Eric Caravaca l’accompagne parfaitement dans le rôle du flic amoureux qui tente de lui faire confiance.
Je pourrais également relever l’excellent jeu de Gilles Lellouche (qui s’est, pour moi, révélé dans Paris de Klapisch). Il tient ici un rôle dramatique, rongé par le sentiment de culpabilité. Il est convaincant, et permet à l’histoire de prendre de l’ampleur.
Notons le petit clin d’œil du réalisateur en introduisant Franck Thilliez, déguisé en homme des pompes funèbres, ainsi que la participation de Jean-François Stevenin dans le rôle d’un taxidermiste.
Le film en lui-même :
Que dire ? Le thriller n’est pas ce que l’on peut appeler une spécialité française.
On peut alors dire que la réalisation n’est pas mal du tout. Le côté obscur, la peur de ce que l’on va trouver derrière la porte, le mystère de l’armoire fermée, font filer l’intrigue jusqu’au bout des 112 minutes. Le suspense permet de plonger dans l’histoire sans lui trouver de longueurs insoutenables. Le film s’en sort relativement bien grâce à la prestation des acteurs, où les relations interpersonnelles ne tombent pas dans des niaiseries amoureuses qui auraient pu troubler le genre.
Malgré cela, on pourrait reprocher des scènes, mettant en image des animaux, un peu trop gores à mon sens, et une fin bien trop rapide et bâclée. Mais aussi un cafouillage dans le lien qui unit Lucie au dénouement final (un fait exprès peut-être ?).

En conclusion, un film à voir, principalement pour la présence de Mélanie Laurent et Gilles Lellouche. Je reste sur ma fin, en me demandant, pourquoi La chambre des morts a été présentée,  par une certaine presse, comme “Le silence des agneaux à la française” et est alors classée dans le genre “horreur”…

Liens :
Le site du film

La critique presse

Si vous voulez acheter le film, il est disponible à un prix raisonnable sur le site de la Fnac.

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