Date de sortie cinéma : 27 octobre 2010
Film disponible en DVD/Blu-ray le : 30 mars 2011
Réalisé par Anton Corbijn
Avec George Clooney, Thekla Reuten, Bruce Altman, Violante Placido…
Durée : 01h43min
Synopsis : Jack est un tueur à gages habile et expérimenté. Toujours en alerte, il n’a aucune attache. Quand une mission tourne mal et lui coûte la vie de la femme qu’il aime, il se fait la promesse que son prochain contrat sera le dernier.
Avant toute chose, ce film a l’avantage de ne pas laisser indifférent, on n’aime ou on n’aime pas, mais au moins on ne reste pas dans le vague. Pourtant, le scénario l’est, lui (vague, pas indifférent). Mais là où certains diront qu’il est des plus minimalistes, je répondrai simplement qu’il est épuré, et que l’important dans The American n’est pas le scénario mais la mise en scène (comme pour Avatar, toute comparaison entre les deux films s’arrêtant là!).
En effet The American est un film d’images plus que de mot, “l’intensité” des dialogues illustre bien mes propos. Film d’images, mais aussi film de clichés :
- l’oeuvre reprenant les standards du film noir : héro/tueur solitaire sur le déclin, femme fatale lui tournant autour, la quête de la rédemption…
- les nombreux plans fixes sur Clooney nous dépeignent un personnage en évolution : froid, distant, parano, au début du film, il s’ouvre peu à peu à cette Italie dont les paysages sublimés par la caméra de Corbijn constitue une véritable invitation au voyage.
Ce qui est intéressant et assez rare, est l’importance accordée à la préparation de Clooney. Physique tout d’abord, spatiale dans le sens où il s’efforce de bien connaître les alentours de son “QG”, et matérielle. Sur ce dernier point, on apprécie le travail d’artisan qu’il effectue pour peaufiner la création d’une arme qui sera son dernier contrat (puisqu’il veut raccrocher). Le prête avec qui Jack discute souvent lui fait d’ailleurs remarqué qu’il a des mains d’artisans. Ce même prêtre qui essayera, tant bien que mal, de lui tendre la main pour l’aider dans sa recherche de rédemption. La fin, que je ne vous dévoilerai pas, rassurez-vous, est parfaite, de mon point de vue!
En résumé : L’esthétique contemplative vaut la peine de voir ce film, d’autant plus qu’il sort le mois prochain en DVD/Blu-ray! Et puis Clooney est plutôt convaincant dans ce film qui demeure un bel hommage aux films noirs des années 50/60.


