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Le nombre 23 : ou comment vous faire psychoter !

Posted on 17 July 2011 by Kichette

Le nombre 23Date de sortie cinéma : 28 février 2007

Sortie DVD le : 4 octobre 2007

Réalisé par Joel Schumacher
Avec Jim Carrey, Virginia Madsen, Logan Lerman, Danny Huston

Genre : Thriller

Durée : 01h37

 

 

Sorti il y a 4 ans, Le nombre 23 attire l’attention de MovieBuns, grâce au genre mais également à l’acteur principal. Revenons sur ce film qui peut faire froid dans le dos.

Voilà un bon thriller mélangeant le fantastique et le flippant. Synopsis.
Walter Sparrow (Jim Carrey), homme bien sous tout rapport, mène une vie banale auprès de sa femme Agatha (Virginia Madsen) et son fils Robin (Logan Lerman). Employé de la fourrière, il poursuit ses cibles animales favorites, lorsque l’un d’entre eux, NED le chien, le mord au bras le jour de son anniversaire, ce qui le rend en retard pour retrouver sa femme. Celle-ci a alors eu le temps de rentrer dans une petite boutique pour lui offrir un livre, Le nombre 23 écrit par Topsy Kretts. Pas vraiment passionné, Walter se lance dans la lecture du roman après l’avoir soigneusement prêté à Agatha. Intrigué par l’histoire, Walter commence à soupçonné des liens entre le scénario du livre et sa propre histoire…Le nombre 23 commence à envahir sa réalité, allant jusqu’à devenir une obsession.

Le nombre 23

Walter est l’un de ses hommes que tout le monde apprécie, sans problème apparent, réalisant sa vie avec parcimonie, amour et bien-être. En façade. Un simple roman, une simple lecture fait de lui un homme ravagé, perturbé, ne pouvant plus penser autrement que par les mots qu’il assimile. S’identifiant au personnage principal du livre, un détective, il rêve qu’il est lui, il pense qu’il est lui, tout tourne autour et uniquement autour du nombre 23. Il en vient à ne plus distinguer sa réalité de la fiction d’un simple livre acheté par le pur hasard. Quoique, le hasard existe-t-il vraiment…?!

Le nombre 23Jim Carrey joue encore une fois d’une très bonne façon. Les rôles comiques dépassés, il est transcendant en incarnant un personnage troublé, à la limite de la folie et du débordement. Malgré la présence d’autres acteurs au casting, il est presque seul à porter ce scénario, que l’on pourrait penser déjà utilisé à plusieurs reprises. Mais en toute franchise, je n’ai deviné la fin…qu’à la fin ! Peut-être par le fait que Jim Carrey en impose par sa sincérité et son charisme. Il entre pleinement dans l’incarnation du personnage, c’en est impressionnant de réalisme. Ce film fait d’ailleurs étrangement penser à un autre film où Carrey se retrouve dans le casting : The Truman Show. Ne pas savoir qui l’on est vraiment ou qui sont ceux qui nous entourent. Ne pas pouvoir être sûr de ce qui fait notre réalité et notre existence. Deux films au caractère finalement dramatique qui permettent à cet acteur de devenir enfin imposant dans des rôles sans galipettes extravagantes et courses folles (Ace Ventura, The Mask, Dumb et Dumber…). Vraiment, le comique ne lui va plus, et Le nombre 23 en donne ici la preuve.

Notons la présence de Virginia Madsen qui joue le rôle d’une femme aimante, mais plus qu’inquiète, tentant le tout pour le tout pour convaincre son mari de lâcher ses obsessions, qui on le rappelle la rende coupable (elle a acheté ce satané bouquin !). Elle est aussi très convaincante dans le rôle que lui donne Walter lorsqu’il rêve d’elle comme de la femme du héros du livre. Compliqué tout ça ? Après tout, le DVD est disponible et vraiment pas cher !

Le nombre 23

Pour conclure, le film vaut vraiment le coup. Certes, le casting n’est pas supra hollywoodien, mais il a le mérite de poser des acteurs faits pour les rôles qu’on leur donne. Le scénario est bien filé, malgré quelques longueurs, enfin les jours passent parfois lentement pour arriver à la conclusion de choses que l’on aurait pu comprendre plus vite. La fin laisse vraiment surpris, et pourtant pas faute d’essayer de la déceler avant !
Pour information, le DVD est disponible en édition prestige, ce qui vous permettra d’avoir quelques bonus tels que :
- “L’énigme du nombre 23 : quand la fiction rejoint la réalité, les véritables faits réels liés au nombre 23″
- “Comment calculer votre propre “chiffre de vie” : calculs et résultats avec les explications d’une numérologue”

Et pour finir, je vous dirai bien : et vous le nombre 23, ça vous fait quoi ?! Ah mince, le total des chiffres de mon année de naissance fait…23 !!!!

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Blanc comme neige

Posted on 11 April 2010 by Kichette

François Cluzet est l’un des acteurs en vogue lorsqu’il s’agit de mettre en scène un thriller français. Je tiens donc à vous faire part de l’impression que peut donner le dernier en date, Blanc comme neige, sorti en salle le 17 mars, réalisé par Christophe Blanc. Le casting n’est pas impressionnant au côté de Cluzet. On remarque la “nouvelle génération” avec Louise Bourgoin – que l’on peut connaitre comme l’ex miss météo du “Grand Journal” diffusé sur Canal + – ainsi que la présence de Jonathan Zaccai, interprétant un des frères du “héros”, que l’on reconnaît à peine avec ses cheveux ébouriffés.

Ce que raconte le scénario : un homme mûr, Maxime, joué par François Cluzet, a tout pour avoir la belle vie : réussite professionnelle dans la vente de voitures de luxe, femme, enfant, villa… Une étrange situation vient tout compliquer après le décès de son ami et associé, Simon (joué par Bouli Lanners). Maxime se retrouve alors embarqué dans une course poursuite contre le temps, l’argent et les armes, accompagné de ses deux frères à qui il a demandé de l’aide.

Blanc comme neige se révèle être un bon film à la française. Les bases du thriller sont là : suspense, sang, peur… L’enchaînement de problèmes donne au film un bon rythme malgré une mise en place plutôt longue à mon goût.

François Cluzet, après les succès de ses dernières années (Ne le dis à personne, A l’origine…), porte bien son rôle et permet au film de se tenir dans la peur et l’attente du dénouement.
Louise Bourgoin est là, oui, mais pas assez. Jouant la femme “trahie” par le non-dit de son mari, elle aurait pu s’installer beaucoup plus dans le film que comme une pseudo actrice à l’allure américaine (grande robe et décolleté plongeant). Là encore, la faute au scénario ?

Bien que les 95 minutes se laisse regarder sans penser à sortir de la salle, il manque encore de la profondeur et de la recherche dans le scénario pour faire face aux films à l’affiche au même moment, comme Shutter Island de Scorsese

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Shutter Island : Le thriller du moment!

Posted on 20 March 2010 by Aurelien

Tiré d’un roman de Dennis Lehane (a qui l’on doit Gone Baby Gone (où vous pouvez déjà voir Mark Ruffalo) et Mystic River adaptés également au cinéma), ce film nous plonge au coeur d’un thriller psychologique, dans les années 50. Mais je préfère reprendre les mots de Leonardo Di Caprio pour vous présenter le synopsis du film : Teddy Daniels (joué par Leo) débarque sur Shutter Island pour résoudre un mystère et découvrir ce qui se passe réellement, mais il a ses propres secrets et un objectif personnel. Son voyage a un sens autre que ce que l’on croit au départ. Ce qui est formidable avec cette histoire, c’est qu’elle vous happe et vous secoue constamment. Elle fonctionne à plusieurs niveaux.”

Dès le début du film, la musique nous immerge dans une atmosphère pesante, presque étouffante, la musique donne déjà le ton! Et cette sensation perdure tout au long des 137 minutes du film.

Scorsese n’a plus rien à prouver (après des films comme Taxi Driver, New-York New-York, Raging Bull, La couleur de l’argent, Casino, Gang of New-York, les Infiltrés… c’est le moins que l’on puisse dire!!), mais ne se repose pas pour autant sur ses lauriers! Pour s’inspirer au mieux de l’époque et de l’atmosphère qu’il a voulu faire transparaitre dans son film, il a fait visionner à son équipe des films comme : Shock Corridor, Laura, la Griffe du Passé ou encore La maison dans l’ombre.

Il n’y a pas réellement de surprise dans ce thriller (bien qu’un coté fantastique soit tout de même présent), mais on sent qu’il maitrise son sujet. En effet, c’est un peu comme si on se retrouvait dans un labyrinthe de portes fermées à clés, et qu’avec parcimonie on découvre des clés, sans savoir quelles portes elles ouvrent ni dans quel ordre il faut les ouvrir. On comprend certaines choses, petit à petit sans pour autant réussir à avoir une vision globale de ce qui se trame dans cet institut psychiatrique. Le film a d’ailleurs été tourné dans un véritable (et désaffecté) hopital psychiatrique.

On peut également souligner le sens du détail qui m’a fait pensé à Lost (la série de J.J. Abrams). L’action se passe sur quatre jours, et pourtant il a fallu 44 versions de tenue pour Leonardo (vivant ces quatre journées de manière “intense”, il lui arrive plein de choses et donc une multitude de “versions” de sa tenue ont été nécessaire)!!! Petite apparté, le rapport avec Lost, est simple, l’évolution des blessures et de la pilosité des personnages a été prise en compte. Parenthèse mise à part, revenons en au film!

J’ai trouvé que Leonardo gagne en profondeur et maturité, c’était déjà le cas dans les Infiltrés, mais c’est plus flagrant dans Shutter Island je trouve. Bien que bâti pour les films d’actions (ce qu’on peut d’ailleurs constater dans certaines scènes), il n’en est pas moins surprenant dans son jeu d’acteur et sa manière d’interpréter Teddy Daniels. Mark Ruffalo (Blindness, Zodiac, In the Cut…) est également bluffant (mais un peu moins que Léo). Pour un acteur que j’ai découvert dans Eternal Sunshine and the Spotless Mind, j’avoue qu’avec le temps, il n’en devient pas moins bon.

Ce qu’on remarque également tout au long du film, c’est la complicité entre Scorsese et Di Caprio, ce qui est loin d’être étonnant lorsque l’on sait que Shutter Island marque leur quatrième collaboration (après Aviator et les génialissimes Gangs of New-York et les Infiltrés).

Pour finir, mentions spéciales à deux autres acteurs : Ben Kingsley en parfait psychiatre, et Michelle Williams dans un rôle un peu borderline mais qui lui va comme un gant.

Cet article ne vous en dit peut-être pas beaucoup sur l’histoire en elle même, mais c’est voulu,  il est en effet peut évident de parler d’un thriller sans faire de spoilers.

Pour illustrer mes propos de début d’article, voici une des musiques extraite de la B.O. du film.

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