En février 2092, Nemo Nobody, alors âgé de 120 ans, est le dernier mortel vivant dans un monde d’immortels. Il est interrogé par un psychologue afin de connaître son passé. Nemo Nobody se remémore à travers différents flashbacks la vie qu’il aurait eu s’il était resté avec son père ou s’il avait suivi sa mère suite à leur divorce, lorsqu’il avait huit ans.
Réalisé par : Jaco Van Dormael
Avec notamment :
Jared Leto : Nemo Nobody
Diane Kruger : Anna
Sarah Polley : Elise
Linh Dan Pham : Jeanne
Rhys Ifans : le père de Nemo
La bande annonce :
Mon avis : Ce film repose sur le principe des univers parallèles, tel qu’on le connait en Science-Fiction, à savoir que chaque choix ouvre vers un monde divergent. En effet, si on choisi de tourner à gauche, il existe un monde où l’on aura tourné à droite… Pour chaque décision prise découle autant d’univers différents que de possibilités. Partant de ce principe, le film présente la vie de Nemo Nobody a des moments clés de son existence, et les différentes voies qu’elle aurait pu prendre en fonction de ses possibilités. On y voit également des choix dans les choix, où comment à la veille de sa mort réaliser ses erreurs et comprendre, avec le recul et la clairvoyance nécessaire à ce genre d’exercice, ce qu’on a raté et comment on aurait pu mieux “réussir” sa vie (la rendre plus heureuse en tout cas). Beaucoup de films, séries, et autres références me sont revenus en tête après avoir vu ce film. L’hypothèse d’Everett, comme je le mentionnais précédemment, que l’on voit dans un film comme Pile ou Face (avec Gwyneth Paltrow), où l’on voit l’actrice évoluer dans deux vies, en fonction d’un évènement qui aura créer deux versions différentes de sa vie initiale.
La différence de taille qu’il y a avec Mr. Nobody, c’est qu’ici, le personnage peut interagir entre ces différentes vies. Il voyage en effet de l’une à l’autre, à différentes époques de sa vie, pas toujours chronologiquement (ce qui est quelque peu déroutant, mais qui a maintes et maintes fois été vu, testé et apprécié dans un grand nombre de films). On ne peut que penser au personnage de Joël, interprété avec brio par Jim Carrey dans Eternal Sunshine and the spotless mind, qui essaye tant bien que mal de sauver ses souvenirs et sa vie passée. Cette manière de passer d’un décor à l’autre sans transition, sans logique apparente renforce le coté troublant du film, déjà bien prononcé par la thématique.
Il est difficile de donner un genre à Mr. Nobody, il y a une part de Science-Fiction, 2092, l’immortalité, les mondes divergents… mais aussi une part de romance, de drame, d’autobiographie (puisque Nemo raconte sa vie, enfin ses vies), et j’en passe. Le genre de film inclassable, intemporel, qu’on adore, ou qu’on déteste.
La beauté du film, notamment les scènes dans le futur rappellent à la fois le 5ème élément et Immortel. L’esthétique est à la hauteur du budget plus qu’inhabituel pour une production européenne (30 millions d’euros).
A la fois poétique et philosophique, on ne peut regarder ce film sans penser (en tout cas pour ceux et celles qui l’ont vu) à The Fountain. A la fois complexe, troublant et intense, ce film est à voir, et ça tombe bien vu qu’il est enfin disponible en DVD/BR depuis un peu plus d’un mois. D’autant plus que c’est à la fois l’occasion de voir Jared Leto en premier plan, ce qui est (trop) rare si on retrace sa carrière cinématographique, mais également d’apprécier le film le plus abouti de Jaco Van Dormael (qui n’avait pas fait de film depuis 1996 avec le 8ème Jour)
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Passons au film maintenant, enfin, c’est plus qu’un film à mes yeux. Il s’agit davantage d’un conte, qui bien que sûrement un peu romancé décrit très bien la vie de l’artiste. Le concept de « la Gueule », double quasi « schizophrénique » de Gainsbourg (une sorte de Gainsbarre si on veut, enfin je l’ai vu ainsi) est une excellente idée. Ce conte nous permet de mieux comprendre l’artiste, et d’en apprécier davantage le travail. Si si, je vous assure, en sortant de la salle, j’avais envie de continuer à écouter sa musique! En parlant de chansons, comment passer à côté du travail titanesque de Joann Sfar qui a fait ré-enregistrer l’intégralité des musiques de Serge présente dans son film par les comédiens !!! Eric Elmosnino qui incarne l’homme à la tête de chou est bluffant de ressemblance au point que j’ose même dire que c’est de l’ordre de la quasi-réincarnation ! Laetita Casta exhibe sa niaiserie à son paroxysme mais qui pour une fois n’a rien d’agaçant car collant parfaitement au rôle de B.B. Et que dire de Lucy Gordon (découverte dans les Poupées Russes, un de mes films préférés), qui nous fait découvrir une Jane Birkin bien plus belle et touchante que la vraie (au même âge bien sûr !). Une dernière petite surprise dans le film, pour ceux qui ont vu des émissions télé, des extraits ou autres de Gainsbarre, on ne peut pas dire qu’il respirait la joie de vivre autant que la fumée de ses Gitanes, et pourtant, on y voit ici des moments joyeux de sa vie, et c’est avec plaisir qu’on l’entend rire à travers Eric.




