Archive | DVD – Blu Ray

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Mr. Nobody (DVD)

Posted on 26 August 2010 by Aurelien

En février 2092, Nemo Nobody, alors âgé de 120 ans, est le dernier mortel vivant dans un monde d’immortels. Il est interrogé par un psychologue afin de connaître son passé. Nemo Nobody se remémore à travers différents flashbacks la vie qu’il aurait eu s’il était resté avec son père ou s’il avait suivi sa mère suite à leur divorce, lorsqu’il avait huit ans.

Réalisé par : Jaco Van Dormael

Avec notamment :
Jared Leto : Nemo Nobody
Diane Kruger : Anna
Sarah Polley : Elise
Linh Dan Pham : Jeanne
Rhys Ifans : le père de Nemo

La bande annonce :


Mon avis : Ce film repose sur le principe des univers parallèles, tel qu’on le connait en Science-Fiction, à savoir que chaque choix ouvre vers un monde divergent. En effet, si on choisi de tourner à gauche, il existe un monde où l’on aura tourné à droite… Pour chaque décision prise découle autant d’univers différents que de possibilités. Partant de ce principe, le film présente la vie de Nemo Nobody a des moments clés de son existence, et les différentes voies qu’elle aurait pu prendre en fonction de ses possibilités. On y voit également des choix dans les choix, où comment à la veille de sa mort réaliser ses erreurs et comprendre, avec le recul et la clairvoyance nécessaire à ce genre d’exercice, ce qu’on a raté et comment on aurait pu mieux “réussir” sa vie (la rendre plus heureuse en tout cas). Beaucoup de films, séries, et autres références me sont revenus en tête après avoir vu ce film. L’hypothèse d’Everett, comme je le mentionnais précédemment, que l’on voit dans un film comme Pile ou Face (avec Gwyneth Paltrow), où l’on voit l’actrice évoluer dans deux vies, en fonction d’un évènement qui aura créer deux versions différentes de sa vie initiale.

La différence de taille qu’il y a avec Mr. Nobody, c’est qu’ici, le personnage peut interagir entre ces différentes vies. Il voyage en effet de l’une à l’autre, à différentes époques de sa vie, pas toujours chronologiquement (ce qui est quelque peu déroutant, mais qui a maintes et maintes fois été vu, testé et apprécié dans un grand nombre de films). On ne peut que penser au personnage de Joël, interprété avec brio par Jim Carrey dans Eternal Sunshine and the spotless mind, qui essaye tant bien que mal de sauver ses souvenirs et sa vie passée. Cette manière de passer d’un décor à l’autre sans transition, sans logique apparente renforce le coté troublant du film, déjà bien prononcé par la thématique.

Il est difficile de donner un genre à Mr. Nobody, il y a une part de Science-Fiction, 2092, l’immortalité, les mondes divergents… mais aussi une part de romance, de drame, d’autobiographie (puisque Nemo raconte sa vie, enfin ses vies), et j’en passe. Le genre de film inclassable, intemporel, qu’on adore, ou qu’on déteste.

La beauté du film, notamment les scènes dans le futur rappellent à la fois le 5ème élément et Immortel. L’esthétique est à la hauteur du budget plus qu’inhabituel pour une production européenne (30 millions d’euros).

A la fois poétique et philosophique, on ne peut regarder ce film sans penser (en tout cas pour ceux et celles qui l’ont vu) à The Fountain. A la fois complexe, troublant et intense, ce film est à voir, et ça tombe bien vu qu’il est enfin disponible en DVD/BR depuis un peu plus d’un mois. D’autant plus que c’est à la fois l’occasion de voir Jared Leto en premier plan, ce qui est (trop) rare si on retrace sa carrière cinématographique, mais également d’apprécier le film le plus abouti de Jaco Van Dormael (qui n’avait pas fait de film depuis 1996 avec le 8ème Jour)

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Allocine
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Garden State (DVD)

Posted on 27 June 2010 by Aurelien

Aujourd’hui j’ai décidé de parler d’un de mes films préféré : Garden State de et avec Zach Braff.
J’ai découvert l’acteur (comme beaucoup d’entre vous) dans la série qui l’a révélé : Scrubs. Adorant la série, et l’acteur, j’avais hâte de voir ce qu’il pouvait donner au cinéma, qui plus est devant et derrière la caméra. J’étais loin de m’attendre au choc que cela a été!

Je ne vais pas vous mentir, je suis complètement passé à coté de sa sortie ciné, et je me suis rattrapé peu de temps après sur sa sortie en DVD. Zach Braff qui a écrit, réalisé et interpreté Garden State avait pourtant mis les moyens, en tenant notamment à jour un blog dédié au film, et malgré la qualité incroyable du film, seulement un peu plus de 300.000 français l’ont vu en salle. Cet article a pour but de vous faire découvrir un film que vous n’avez sans doute pas vu!

Synopsis : Andrew Largeman est dans la vingtaine, mène une vie paisible à Los Angeles où il essaye, sans trop de succès, de devenir acteur. Il est complètement assommé par la quantité de médicaments qu’il prend, et semble avoir perdu le goût de la vie, vivant au jour le jour dans une attitude de désinvolture totale.
Il revient dans sa ville natale dans le New Jersey pour enterrer sa mère paraplégique l’obligeant à revivre un passé qui le ronge de l’intérieur. Il y retrouve ses anciens amis qu’il a quitté neuf ans auparavant. Il rencontre aussi Samantha, épileptique, étrange et belle, dont il va, petit à petit tomber amoureux.
Zach nous dépend une histoire avec sincérité, le genre d’histoire qui pourrait nous arriver, ou à un de nos proches, et c’est en partie ce qui rend ce film si touchant. La justesse des dialogues et en osmose avec le jeu des acteurs. Nathalie Portman est incroyable en Samantha, cette jeune femme pleine de vie qui pourtant a connu et connaît encore son lot de tourments. Zach est au antipode de ce qu’il nous a habitué d’apprécier dans Scrubs, comme quoi les acteurs de comédie sont (bien souvent) très bon dans les drames.
Face au personnage d’Andrew, abruti par les médicaments dont la vie passe devant ses yeux sans qu’il en soit conscient (un peu comme s’il était simple spectateur de sa propre existence - si on peut qualifier cela d’existence), on ne peut que partir en introspection et réfléchir ainsi à notre propre vie et à ce qu’on en a fait (et ce qu’on est en train d’en faire par ailleurs).
Il se réveille suite à la mort de sa mère et à la rencontre de Samantha. Rencontre qu’il apprécie d’autant plus qu’elle arrive au moment même où il sort de sa lethargie, après 9 ans de sommeil eveillé. Et pour continuer dans l’introspection, on peut penser (comme le disait si “bien” Jean Jacques) à nos actes manqués, aux rencontres ratés, et ce qu’on n’a pas vécu pour des raisons de mauvais timing.
Mais ce personnage n’est pas stoïque par hasard, il porte un lourd fardeau qui s’envolle petit à petit, et bien qu’ayant fuit son passé depuis des années, ce dernier le rattrape et lui permet de faire table rase et de reprendre sa vie en main.
Andrew cache sa peine en paraissant relativement désinvolte, Braff maniant l’art du décalage désinvolte avec brio. Ce qui engendre des scènes drôles bien qu’emplies d’amertumes. Mais via ce procédé, on évite le coté patho et/ou complaisant que pourrait proposer une telle histoire.
Le retour dans son New Jersey natal est également l’occasion pour lui de renouer avec ses anciens amis, ce qui n’est pas toujours évident après une si longue absence. On appréciera la multitude de petits détails qui renforce la crédibilité du film et de ses personnages. Et c’est une fois de plus par la dérision que l’émotion se fait.

La musique, choisi avec grand soin colle parfaitement avec le film. Elle met en avant des artistes connus (Coldplay, Remy Zero à qui l’ont doit notamment le générique de Smallville, etc…) et des moins connus (pour le moment) comme Frou Frou ou encore Zero 7. Sans oublier les Shins, d’où démarre la rencontre d’Andrew et Samantha (à l’instar quelques années après des Smiths qui marque celle de Summer et Tom dans 500 days of Summer).
Je vous invite d’ailleurs à découvrir la B.O. dans un article qui lui est consacré sur TrackBuns.
Une fois n’est pas coutume, la version française tire son épingle du jeu en modifiant les dialogues, incluant ainsi des références à Star Wars là où la V.O. n’en propose pas – petit clin d’oeil fait par Nathalie “Amidala” Portman.
- “Je suis un droide, je viens me faire recharger”
- “Le coté clair (de la force)…”
Le début du film me rappelle un peu le protagoniste principal d’American Psycho (interprété par Christian Bale), lorsque Andrew est devant sa glace et donne le ton du film : son reflet n’est pas ce qu’il est réellement au fond de lui, comme s’il était prisonnier de son propre corps, de sa propre existence.

Une autre scène me fait penser à M. Nobody (avec Jared Leto), mais je vous laisse découvrir laquelle.
Bouleversant de vérité, de sentiments, de révélations… Ce film, que j’ai longtemps regardé en boucle (en alternant avec la B.O.) est devenu dès le premier visionnage mon film préféré, car il me fait réaliser beaucoup de choses, et ceci est essentiellement dû au talent de Zach Braff, talent que l’on apprécie également dans un autre de ses film : the Last Kiss.

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Je suis une légende : ou pas ! (DVD)

Posted on 16 June 2010 by Kichette

Grande fan de Will Smith depuis “Le prince de Bel Air”, je me suis laissée tenter il y a quelques jours par un de ses derniers films, Je suis une légende, sorti en dvd en juin 2008, réalisé par Francis Lawrence. Amatrice du genre science-fiction, je n’avais pas d’apriori sur ce que le scénario pouvait donner.

Je me dois d’abord de préciser qu’avant tout, j’ai lu le livre de Richard Matheson paru en 1954. Un classique à l’époque. Le livre portant l’affiche du film en première de couverture, je m’attendais à une adaptation réussie de celui-ci (déjà réalisé par deux fois, sous des titres différents). Bien que ce ne soit pas totalement le contraire.

Synopsis : Robert Neville est un chercheur américain réputé confronté à la profusion d’un virus, survenue après la découverte d’un vaccin contre le cancer…Cet homme se voit dans l’obligation de trouver le moyen de sauver les habitants encore survivants qui tentent désespérément de s’enfuir de l’ile de Manhattan. Il se retrouve cloitré chez lui, séparé de sa femme et de sa fille, avec son chien, à étudier toutes preuves issues des “mutants” susceptibles de l’aider dans sa quête. Ces derniers rôdent chaque nuit dans les rues de la ville, pour se nourrir. Neville reste le dernier humain à pouvoir trouver la clé…

En voyant le trailer en 2007, il est très clair que tout pouvait m’entrainer à m’asseoir dans une salle obscure. Ne parlons pas du casting, car hormis le prestigieux Smith, très peu d’acteurs peuvent prétendre jouer un énorme rôle dans le film…le but étant qu’il soit le seul survivant !! Nous pouvons tout de même noter l’apparition d’Emma Thompson, jouant le rôle de la femme trouvant le remède contre le cancer (en gros le déclencheur de l’histoire).
L’histoire coule plutôt bien, malgré que toutes les scènes tournent pratiquement autour d’un seul acteur (et d’un chien !), ce qui pourrait lasser au bout d’1h40 d’images. Mais le charisme de Will Smith est toujours aussi transcendant.
Le film nous montre le sentiment de désespoir d’une situation plus qu’étrange mêlé à l’envie de tout faire pour changer le destin d’une ville et d’un peuple. Neville reste l’unique cible des “infectés”. Une faille du film pour moi : pourquoi est-il plus immunisé que les autres ? Etait-ce le moyen de justifier le titre honorifique de “légende” ? Une raison à mon interrogation : la comparaison avec le livre.

L’histoire ne se passe tout d’abord pas du tout à la même époque : les années 70 pour le livre alors que le film se situe entre 2009 et 2012. Mais la différence va plus loin, ce qui est dommageable pour le film. Car en insérant mon dvd, je m’attendais à retrouver la célèbre légende vampirique avec une histoire de pieux et de colliers d’ail. Et là, pas du tout. Je me retrouve face à des zombies assez repoussants, qui me font penser aux harpies d’un célèbre jeu vidéo. Des zombies non pas assoiffés de sang, mais de chair, totalement inhumanisés et qui sont sensibles aux armes à feu !!! Hum hum, malaise !! Enfin pour moi qui aime qu’on ne déstructure pas une œuvre littéraire, quelle qu’elle soit. Ou alors, on ne fait pas un “film issu d’un roman éponyme”, on s’appuie dessus, et on change le titre (comme le film de 1971, “Le Survivant”).
Du coup, le titre en lui-même change de sens. Matheson parlait de légende, car il nous faisait comprendre que les vampires avaient un côté social, et recréait leur propre communauté, en faisant de Robert Neville, la légende humaine, le seul survivant de son espèce. Dans le film de Lawrence, que j’ai toute fois réellement apprécié, la légende se révèle par les actions du personnage lui-même, ce qui dénote totalement de la réflexion que propose l’auteur du roman.
La fin des deux œuvres diffère également, mais je vous laisse le soin de découvrir ce point si vous en avez l’envie.

Le film est pour moi, très bien réalisé, l’explosion du pont est bien trouvée et assez impressionnante si on se replonge dans la réalité. La mise en scène est étonnante par le fil conducteur qui ne perd pas le nord malgré la difficulté de gérer autant de silence.
Il est reste classé dans les films de Science-Fiction mais ne pousse pas l’idée assez loin pour en être réellement. Finalement, le film n’apporte pas énormément au domaine du cinéma, et il est très loin d’égaler le livre à mon humble avis.

Pour vous procurer le livre : ici

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500 Days of Summer (DVD)

Posted on 16 May 2010 by Aurelien

Ayant découvert que récemment l’excellente actrice Zoey Deschanel, j’ai été tout de suite intéressé par la sortie en salle de 500 days of Summer, que j’attendais avec impatience en septembre dernier. N’étant pas resté très longtemps à l’affiche, je me suis donc rabattu sur le DVD, disponible depuis plusieurs semaines. Le début du film pose d’emblée le décor : c’est l’histoire d’un homme et d’une femme, mais ce n’est pas une histoire d’amour. Lui, c’est Tom, romantique incurable croyant en l’amour véritable et absolu, sentiment renforcé lorsqu’il la rencontre. Elle, c’est Summer, belle, pétillante, charmante, ne croyant ni en la vie à deux, et encore moins en l’amour. De cette rencontre va pourtant découler une relation, dont on apprend très vite (dès le début du film) qu’elle aura un terme, comme bien souvent me direz vous. Le titre le laissait entre.

De manière décousue, Marc Webb nous livre des bribes de la vie de Tom et Summer, et c’est à la fin du film, une fois les pièces du puzzle remises en place, que l’on comprend tout. Cette comédie romantique n’en est pas vraiment une, le style de ce film est très particulier, novateur a bien des titres.  Le duo d’acteurs est très judicieusement choisi, l’alchimie qui se dégage de Zoey Deschanel et de Joseph Gordon-Levitt est bluffante.

L’un des éléments les plus marquants dans ce film, et pour lequel je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec un de mes films préférés : Garden State. En effet, tout comme le film mettant en scène Zach Braff, 500 days of Summer intègre d’une main  de maître la musique au film. Tom tombe même amoureux de Summer grâce au Smiths (présents par deux reprises dans le film). Vous pouvez d’ailleurs écouter la B.O. du film sur Trackbuns.

Ce qui devrait vous plaire dans ce film, c’est la manière donc Webb dépeint les relations humaines qui plus est la relation homme/femme. Doit-on y croire de tout son être pour que cela arrive (comme Tom), ou doit-on profiter du jour présent, sans rien planifier, en gardant en permanence à l’esprit l’aspect éphémère de la vie (comme Summer)? La naïveté de Tom et son espérance en l’amour véritable et absolu face au réalisme et à l’amertume de Summer, qui a raison? qui a tord? Le genre de questions que tout le monde s’est déjà posé une fois dans sa vie! Le film propose également une multitude de scènes mémorables (une partie très “Glee”, une visite originale d’un IKEA, les moments où l’on voit la petite soeur de Tom…), qui resteront dans les mémoires!

Ce film dévoile un panel assez large des sentiments humains, l’amour étant le plus représenté, vous l’aurez deviné. Mais il est question également d’amitié, d’espoir, de désillusions, d’amertume, de tristesse, de colère, et j’en passe.

Bien que n’aimant pas la fin (que je trouve trop convenu pour un film indépendant qui bouleverse cependant les standards du genre), je vous recommande de voir 500 days of Summer, et pourquoi pas, de partager votre avis ici même sur ce film.

Pour illustrer cet article en vidéo, je vous propose un petit montage d’images du film avec en fond sonore une des chansons du film, mais dans sa version originale :

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Le Château Ambulant – DVD

Posted on 17 April 2010 by Ze Wookie

Je dois l’avouer, cet opus du Maître japonais est mon chouchou. Primo, parce que, contrairement à d’habitude, les héros ne sont pas des enfants mais des adultes. Secundo, parce que le personnage de Sophie me touche particulièrement, ravivant des complexes et des émotions très personnelles. Enfin, les thèmes abordés sont diverses et très nombreux : le difficile passage à l’âge adulte, l’acceptation de soi, la superficialité de la beauté physique, la vieillesse, le face à face avec nos peurs d’enfant, la famille recomposée, le foyer, la guerre et ses ravages, la violence et la politique… et je suis sûre que je passe à côté d’autres choses.

Miyasaki nous livre ici son film le plus mâture, le plus abouti et le moins japonais. En effet, l’histoire n’est pas vue à travers les yeux innocents de jeunes enfants mais par ceux d’une vieille femme sous l’emprise d’un maléfice. De plus, l’action se situe à ce qu’il semblerait à la fin du XIXème siècle dans un pays qui se rapproche de l’Allemagne, voire de la Prusse. Étonnamment, je ne peux pas le voir en VO, la langue nippone ne se prêtant pas très bien à ce contexte complètement européen.

Cela n’empêche pas le Maître de nous livrer toute une galerie de personnages enchantés dont il a le secret tels « Navet » l’épouvantail, « Calcifer » le démon du feu qui est enchaîné au château ou le chien, espion pas très coopératif de la magicienne au service du roi. Son long métrage est donc tout de même emprunt de magie et d’innocence (notamment par le biais du jeune Marco) et le thème de la guerre déjà évoqué dans Nausicaa et dans Princesse Mononoké est également très développé ici.

Quant au dessin, ma foi, il est somptueux, bourré de détails et de couleurs éclatantes. Et les ciels, comme toujours, sont un vrai bonheur pour les mirettes. Et la musique, whaaaa, elle est enlevée et alterne marches militaires et airs mélancoliques. Elle est orchestrée, comme d’habitude, par main de maître par l’habituel Joe Hisaishi. Et mention spéciale au Château, grand héros de ce long métrage, qui réunit en son sein tous les personnages, leur offre un foyer et les protège des attaques extérieures, parcourant la lande tel un fantôme se cachant dans le brouillard.

Vous l’aurez donc compris, un moment intense de cinéma me concernant. J’ai pris grand plaisir à revoir (pour la 20ème fois ?) ce Château Ambulant afin de vous livrer mon sentiment à son sujet. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne séance DVD si vous ne l’avez pas déjà vu.

Le Château Ambulant
Sortie au cinéma : 12 janvier 2005
réalisé par Hayao Miyazaki
titre japonais: Hauru no ugoku shiro
Durée: 1h59

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Le voyage de Chihiro – DVD

Posted on 20 March 2010 by Ze Wookie

Chihiro est une petite fille japonaise comme les autres qui est déracinée de sa ville natale suite à la mutation professionnelle de son père. Pendant le voyage qui l’emmène elle et sa famille dans sa nouvelle demeure, ses parents font halte dans une gare abandonnée qui donne sur un parc d’attraction désaffecté. Alors que ces derniers sont transformés par magie en porcs sous ses yeux, la jeune Chihiro se retrouve livrée à elle même dans un monde magique et effrayant dans lequel elle est obligée de trouver sa place. Ainsi, elle va pouvoir chercher la solution lui permettant de délivrer ses parents de leur malédiction avant qu’ils ne soient transformés en jambon.

Sous le couvert d’un conte peuplé de fantômes, de magiciens et de sorcières, Miyazaki nous livre ici le parcours initiatique d’une enfant qui grandit et qui doit trouver sa voie, ses nouveaux repères dans une vie en pleine mutation. Il s’agit clairement d’une métaphore du passage de l’enfance à l’adolescence. D’un état de petite fille peureuse, pleurnicharde et un peu capricieuse, elle se voit obligée de mûrir et de prendre des responsabilités, de faire face aux réalités concrètes de la vie réelle. En cela, elle est épaulée par un jeune magicien qui semble jouer un double jeu.
Voilà pour le côté sérieux du concept.

Car je dois le dire, lorsque j’ai vu pour la première fois ce long métrage, j’ai été transportée par la magie et la beauté parfois un peu rude des aventures de cette petite fille larguée dans un monde inconnu. Miyazaki est le roi pour peindre des mondes oniriques dans lesquels des scènes de la vie quotidienne créées avec justesse, tendresse et humour côtoient des moments forts d’aventures. Il décrit également toute une galerie de personnages secondaires hauts en couleur qui ont chacun une personnalité fouillée et originale. Tout cela illustré avec des couleurs chatoyantes et vives et la musique symphonique, magique et mutine du grand Joe Hisaishi.

Lorsque je regarde ce film, je retrouve mon âme d’enfant et un peu de cette candeur qui disparaît peu à peu lorsque l’on grandit.
Voici le genre de cinéma qui nous fait retrouver des émotions pures et tendres sans toutefois tomber dans la guimauve et le gnan-gnan. Une vraie bouffée d’oxygène.

Du même réalisateur, mes films préférés sont « Le Château Ambulant », hymne à la famille recomposée, « mon voisin Totoro » qui parle de l’enfance et « Ponyo sur la falaise », sa dernière œuvre, superbe histoire d’amour entre deux enfants.

Le Voyage de Chihiro

Date de sortie cinéma: 10/04/2002
Réalisé par Hayao Miyazaki
Titre original : « Sen to Chihiro no Kamikakushi »
Durée 2h02 min


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Star Trek 2009 (DVD)

Posted on 18 March 2010 by Cybelia

Quand le visionnaire créateur des séries « Alias », « Lost » et plus récemment « Fringe » s’attaque à l’une des plus grandes sagas de science-fiction du 20e siècle, ça donne le meilleur film du genre qu’il m’ait été donné de voir depuis des années. J.J. Abrams a réussi à enthousiasmer à la fois les néophytes et les fans de la saga créée en 1964 par Gene Roddenberry.

Pour les néophytes, pas besoin d’avoir vu les anciennes séries ou les anciens films, ce « Star Trek XI » reprend tout depuis le début, que ça soit les personnages ou l’histoire. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, cela plaît également aux trekkers, comme on appelle les fans de la saga, car il a réussi à créer une nouvelle version tout en gardant le lien avec l’ancienne, sans l’effacer complètement (ce qui arrive le plus souvent lors du reboot d’une franchise).

Le film nous présente les personnages petit à petit, en commençant par les deux principaux. D’un côté, James Tiberius Kirk, humain de l’Iowa, tête brûlée, beau gosse qui drague tout ce qui porte une jupe, et qui n’a d’autre but dans la vie que de s’amuser. De l’autre, Spock, fils du vulcain Sarek et de l’humaine Amanda Grayson, tiraillé entre les deux héritages qui coulent dans ses veines au sang vert.

Chris Pine, dans le rôle de Kirk, aurait pu être un énième beau gosse d’Hollywood. Sauf qu’il arrive à être aussi convainquant lorsqu’il donne des ordres en plein combat qu’en dragueur impénitent. Il donne même au personnage un côté impertinent que n’avait pas (ou peu) l’original et qui lui va à merveille.

À ses côtés, Zachary Quinto est un Spock plus « spockien » que nature. Il arrive parfaitement à faire sentir la dualité constante du personnage mi-vulcain mi-humain. Son lever de sourcil est aussi parfait que celui de Leonard Nimoy et les oreilles pointues lui vont à ravir.

Les seconds rôles ne sont pas en reste :

Zoe Saldana est une Uhura à la fois sexy et brillante, qui ne se laisse pas faire par les hommes en général, et Kirk en particulier, et qui apporte une touche féminine non négligeable à cet univers plutôt masculin.

Karl Urban (vu en plus chevelu en Eomer dans « Le Seigneur des Anneaux ») est un Leonard McCoy aussi grognon et fidèle en amitié que l’original.

John Cho est Hikaru Sulu (dont l’interprète original, George Takei, a d’ailleurs joué dans « Heroes » en même temps qu’un certain Zachary Quinto), pilote de l’Enterprise, courageux et dévoué.

Le jeune prodige Anton Yelchin joue Chekov, surdoué navigateur de l’Enterprise dont l’esprit brillant aidera à démêler des situations jugées inextricables.

Simon Pegg est Montgomery Scott alias Scotty, l’ingénieur écossais qui aime tellement ses moteurs qu’il pourrait les épouser. Si vous voulez profiter pleinement de son accent terrible, il faut absolument voir le film en VO ! (bon, je dirais qu’il faut toujours voir les films en VO au moins une fois pour les apprécier pleinement, mais ça, c’est mon avis personnel…).

Et dans le rôle du « grand méchant » Nero, Eric Bana est totalement exceptionnel (et méconnaissable, même en sachant que c’était lui, j’ai eu du mal la première fois à le reconnaître).

Les effets spéciaux du film sont bien sûr époustouflants. Même si on se doute qu’il y a pas mal d’images de synthèse (ah bon, l’Enterprise n’existe pas en vrai ? ^^), elles sont tellement bien intégrées dans le film qu’on ne sait plus où commencent les prises de vues réelles et les effets visuels (il vaut mieux… sinon, ça voudrait dire que les mecs qui ont bossé des mois sur leurs ordis ne sont pas doués !). La musique de Michael Giacchino s’intègre parfaitement dans l’action, créant un thème propre au film tout en n’oubliant pas celui de la saga originale.

En résumé, avec ce film, J.J. Abrams a prouvé qu’on pouvait « faire du neuf avec du vieux » avec brio. Et la réussite est telle qu’un « Star Trek XII » est prévu pour l’année 2012 (j’espère qu’ils le sortiront avant la fin du monde, ça serait bête de manquer ça à cause d’une petite apocalypse de rien du tout ! ^^).

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La Leçon de Piano (1993) – DVD

Posted on 15 March 2010 by Ze Wookie

A l’époque de sa sortie en salle, j’étais une modeste étudiante sans le sou qui ne pouvait hélas pas aller au cinéma aussi souvent qu’elle le désirait. Mais je n’avais pas pu échapper aux éloges du public et des professionnels du monde cinématographique, ce film ayant raflé un tas de récompenses tant aux Oscars, qu’aux Césars, qu’à Cannes et qu’aux Golden Globes.

Jane Campion était une nouvelle venue dans le cinéma international et son film portait des senteurs de rébellion et de sensualité dont le genre des films historiques était alors dépourvu.

Mais mon entrée dans l’aura de ce film magique s’est fait par une autre porte. En effet, j’ai d’abord succombé au charme de la musique aux accents celtes et néo-zélandais du talentueux Mickaël Nyman (compositeur également de la magnifique musique de « Bienvenue à Gattaca ») et qui a bercé pendant des mois mes soirées studieuses d’avant diplôme.

Ça n’est qu’à l’occasion de sa diffusion sur Canal+ que j’ai cédé à mon envie de voir ce film. J’aimais tant sa musique et je me l’étais tellement appropriée que j’avais peur d’être déçue de la voir orchestrer un film inintéressant à mes yeux.

Et là, ça a été la révélation.

Voici comment débute l’histoire: Ada est une jeune femme issue de l’aristocratie écossaise, maman d’une petite fille et qui pour des raisons inconnues ne prononce plus un mot depuis l’âge de 6 ans, ses seuls centres d’intérêt étant sa fille (semble-t’il illégitime) et son piano, seul moyen pour elle d’illustrer ses émotions. Elle accepte de conclure un mariage avec un riche propriétaire terrien basé en Nouvelle Zélande qu’elle ne connaît que par courriers. Elle entreprend donc un éprouvant voyage en compagnie de sa fille et de son piano pour échouer sur une plage sauvage de sa nouvelle patrie. Son nouvel époux, n’ayant pas prévu de place pour un si encombrant instrument de musique le céde à l’un de ses voisins. Et c’est donc à l’insu de son mari qu’Ada négocie le rachat de son piano: elle donnera des leçons de musique particulières pour le récupérer. Mais les visées de son voisin ne sont pas d’apprendre le piano…

Jane Campion n’est pas une réalisatrice comme les autres. Elle raconte un personnage magique, indéchiffrable qui séduit chaque personne. Holly Hunter endosse le rôle d’Ada avec perfection (elle a d’ailleurs reçu tous les prix d’interprétation pour ce film) et nous fait vibrer par l’expression de son regard et son allure. On pourrait l’apparenter à une sorte de lutin des bois petit et fragile avec son air sérieux et scrutateur et sa manière de bouger si élégante et si aérienne. Lorsqu’elle regarde le monde, on a l’impression qu’elle y voit plus que la réalité.

Son seul lien avec les autres est sa fille qui connait la langue des signes et qui traduit chacun de ses propos. Mais le moyen d’expression favori d’Ada est la musique dans lequel nous sentons tous les mots qu’elle ne parvient pas à prononcer, toutes ces émotions à fleur de peau qui passent pas les touches de son piano.

Les paysages de Nouvelle Zélande, tantôt gris et brumeux, tantôt pluvieux et boueux apportent une dimension sauvage et rude au récit.

Ce qui n’aurait pu être qu’un film d’amour parvient au rang des chefs d’œuvres grâce au scénario et aux personnages fouillés créés par Jane Campion. Chaque rôle est animé de sentiments puissants et contradictoires et les dialogues épurés de la cinéaste poussent les acteurs à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Ne vous y trompez pas, ce film est plein d’émotions retenues et fortes comme la violence, l’amour, la sensualité, le désir, la jalousie et la passion. Un film dont on ne ressort pas indemne.

affiche la leçon de piano

Je vous le conseille vivement.

La Leçon de piano

Date de sortie cinéma le 19 mai 1993

Réalisé par Jane Campion

Avec Holly Hunter, Harvey Keitel, Sam Neill, Anna Paquin…

Titre original : The Piano

Durée 2h01 min

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Lego : Les Aventures de Clutch Powers en DVD!

Posted on 12 March 2010 by Kichette

Chose promise, chose due ! Le premier long métrage LEGO® est sorti dans les bacs le 23 février 2010 : les aventures de Clutch Powers ! Pour vous remettre dans le contexte, LEGO® est avant tout une entreprise danoise, fabriquant des jeux de construction, créée en 1932 (LEGO® : leg godt en danois qui signifie “joue bien” [merci wiki]), qui prospère encore aujourd’hui sous différentes formes. En effet, vous avez sûrement entendu parler de ce que je me permettrais d’appeler des “produits dérivés” sous forme de jeux vidéos tels que LEGO® Star Wars, LEGO® Indiana (LEGO® Batman, LEGO® RockBand) et le tant attendu LEGO® Harry Potter (sortie française prévue en mai 2010). Bon, et bien, étant une grande fan de ce type de jeu, où rien n’est très compliqué et tout est destructible, je ne pouvais passer à côté de la sortie du film.

Pas besoin de réflexion ou de concentration extrême pour vous mettre à regarder cette animation, bien au contraire. Posons le décor : Clutch Powers, héros de Legoland, se voit confier une mission, pour la première fois accompagnée d’une “équipe de choc”, une blonde pimpante, un pompier pyromane, et un aventurier du dimanche maladroit ! Suivi de ses acolytes, il doit retrouver les évadés de la prison, les trois plus grands criminels de leur “planète”. En dire plus serait un spoil énorme sur le reste du film ! Enfin énorme…!

Parce que voilà : le concept de création d’un film d’animation mettant en scène de petits personnages LEGO® gesticulant comme des humains est sûrement une excellente idée. C’est amusant, coloré.

L’histoire est basique, mais que demander de plus à ce qui s’apparente avant tout à l’enfance !
Ca se tient, on retrouve pas mal de petits éléments des jeux vidéos, comme la force du Jedi de Star Wars, les mêmes armes, la façon dont ils construisent tous les objets qui me fait beaucoup rire…
Le film a des côtés drôles, bien que l’humour ne vole pas très haut. Le graphisme est déconcertant tant il y a de détails, tellement qu’on ne peut pas tout apercevoir !

Mais deux soucis se posent : primo, j’ai eu l’impression d’avoir un film totalement centré sur “achetez LEGO®, ca vous changera la vie”. Toute la gamme de construction est représentée (même au niveau des publicités avant le commencement du générique). Vous me direz que c’est logique, qu’on ne pouvait s’attendre à autre chose. Quand même…
Et secundo, la fin nous laisse sur notre faim ! En d’autres termes, on nous annonce la couleur : les cocos, vous êtes bons pour acheter deux autres films ! Mouais, bof…

Pour conclure, l’animation LEGO® est une idée qui pourrait se révéler énorme. Le film n’est pas exceptionnel, mais il se laisse regarder, principalement si l’on a des enfants (quoi qu’il peut vite se transformer en galère “maman j’veux un vaisseau comme Clutch!!”). J’attends tout de même la suite même si ca ne cassera sûrement pas des briques (hum hum !).

Lien : pour voir le trailer de Clutch Powers

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