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Mr. Nobody (DVD)

Posted on 26 August 2010 by Aurelien

En février 2092, Nemo Nobody, alors âgé de 120 ans, est le dernier mortel vivant dans un monde d’immortels. Il est interrogé par un psychologue afin de connaître son passé. Nemo Nobody se remémore à travers différents flashbacks la vie qu’il aurait eu s’il était resté avec son père ou s’il avait suivi sa mère suite à leur divorce, lorsqu’il avait huit ans.

Réalisé par : Jaco Van Dormael

Avec notamment :
Jared Leto : Nemo Nobody
Diane Kruger : Anna
Sarah Polley : Elise
Linh Dan Pham : Jeanne
Rhys Ifans : le père de Nemo

La bande annonce :


Mon avis : Ce film repose sur le principe des univers parallèles, tel qu’on le connait en Science-Fiction, à savoir que chaque choix ouvre vers un monde divergent. En effet, si on choisi de tourner à gauche, il existe un monde où l’on aura tourné à droite… Pour chaque décision prise découle autant d’univers différents que de possibilités. Partant de ce principe, le film présente la vie de Nemo Nobody a des moments clés de son existence, et les différentes voies qu’elle aurait pu prendre en fonction de ses possibilités. On y voit également des choix dans les choix, où comment à la veille de sa mort réaliser ses erreurs et comprendre, avec le recul et la clairvoyance nécessaire à ce genre d’exercice, ce qu’on a raté et comment on aurait pu mieux “réussir” sa vie (la rendre plus heureuse en tout cas). Beaucoup de films, séries, et autres références me sont revenus en tête après avoir vu ce film. L’hypothèse d’Everett, comme je le mentionnais précédemment, que l’on voit dans un film comme Pile ou Face (avec Gwyneth Paltrow), où l’on voit l’actrice évoluer dans deux vies, en fonction d’un évènement qui aura créer deux versions différentes de sa vie initiale.

La différence de taille qu’il y a avec Mr. Nobody, c’est qu’ici, le personnage peut interagir entre ces différentes vies. Il voyage en effet de l’une à l’autre, à différentes époques de sa vie, pas toujours chronologiquement (ce qui est quelque peu déroutant, mais qui a maintes et maintes fois été vu, testé et apprécié dans un grand nombre de films). On ne peut que penser au personnage de Joël, interprété avec brio par Jim Carrey dans Eternal Sunshine and the spotless mind, qui essaye tant bien que mal de sauver ses souvenirs et sa vie passée. Cette manière de passer d’un décor à l’autre sans transition, sans logique apparente renforce le coté troublant du film, déjà bien prononcé par la thématique.

Il est difficile de donner un genre à Mr. Nobody, il y a une part de Science-Fiction, 2092, l’immortalité, les mondes divergents… mais aussi une part de romance, de drame, d’autobiographie (puisque Nemo raconte sa vie, enfin ses vies), et j’en passe. Le genre de film inclassable, intemporel, qu’on adore, ou qu’on déteste.

La beauté du film, notamment les scènes dans le futur rappellent à la fois le 5ème élément et Immortel. L’esthétique est à la hauteur du budget plus qu’inhabituel pour une production européenne (30 millions d’euros).

A la fois poétique et philosophique, on ne peut regarder ce film sans penser (en tout cas pour ceux et celles qui l’ont vu) à The Fountain. A la fois complexe, troublant et intense, ce film est à voir, et ça tombe bien vu qu’il est enfin disponible en DVD/BR depuis un peu plus d’un mois. D’autant plus que c’est à la fois l’occasion de voir Jared Leto en premier plan, ce qui est (trop) rare si on retrace sa carrière cinématographique, mais également d’apprécier le film le plus abouti de Jaco Van Dormael (qui n’avait pas fait de film depuis 1996 avec le 8ème Jour)

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Inception : film culte ou pour incultes?

Posted on 01 August 2010 by Aurelien

inceptionInception réalisé par Christopher Nolan

Sortie en salle le : 21/07/2010

Genre : Thriller fantastique

Acteurs : Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt, Cillian Murphy, Ellen Page, Marion Cotillard, Ken Watanabe, Michael Caine, Tom Hardy, Tom Berenger, Dileep Rao.

Le domaine du rêve a été de nombreuses fois abordé au cinéma, et Inception, d’une certaine manière, me fait penser à un film que j’apprécie particulièrement et qui pourtant peut paraître niais au possible aux yeux de certains : Au delà de nos rêves. Dans ce film, la dure réalité de la vie s’embrique avec une vision colorée du paradis au travers des deux personnages principaux dont l’amour inconditionnel perdure au delà de la mort. Ce n’est pas sans rappeler Mall et Dom, personnages interprétés par Marion Cotillard et Leonardo DiCaprio.

Nolan nous livre avec Inception un mixe audacieux entre la réalité et la fiction, le réel et l’immatériel, le concret et l’abstrait, la vie et les rêves, si bien qu’on se demande tout au long du film s’il s’agit de la réalité où d’un songe, quoi qu’en pensent les personnages.

Synopsis AllocinéDom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence.

Je ne peux pas parler de ce film sans livrer certains détails justifiant mon point de vue et mes impressions, donc si vous n’avez pas vu le film, je ne peux que vous inviter à ne pas continuer la lecture de cet article.

Inception

Comme l’indique le synopsis, Dom Corbb doit accomplir une inception, à savoir l’implantation d’une idée sans que la victime (Fisher) s’en rende compte, afin qu’elle l’assimile comme étant de son propre chef. Pour réaliser cette “prouesse”, Dom et son équipe mettent au point un piège des plus complexe : utiliser 3 niveaux de rêves imbriqués. L’imbrication est une sorte de nivellement, lorsque l’on rêve, on est au niveau 1, mais si on rêve dans notre rêve, on passe au niveau 2, ainsi de suite…

Le premier niveau est le kidnapping de Fischer (Cillian Murphy). Le second niveau se passe dans un hôtel où ce dernier apprend qu’il est dans un rêve (prenant ainsi le niveau 1 pour la réalité). Le troisième est, pour Fischer, le rêve de son oncle Browning (Tom Berenger) dans lequel il accepte d’y accéder de son plein gré pour comprendre ce qu’il manigance or il s’agit en fait de son propre rêve, dernière pierre à l’édifice de manipulation bâtit par Dom.

Dans le 1er niveau – le kidnapping – Fischer se voit soumettre une idée, celle que son défunt père voulait qu’il démantèle l’empire familial afin que son fils puisse vivre sa propre vie (ce qui arrange au passage le commanditaire de cette mission : Saito, interprété par Ken Watanabe).
Dans le second niveau, l’hôtel, il pense comprendre que son oncle ne veut pas que l’entreprise dans laquelle il s’est si longtemps investi puisse être démembrée, et enfin dans le 3ème niveau – que je qualifierai de forteresse de glace – il comprend que son père souhaite le libérer de toute contrainte afin qu’il puisse vivre sa propre vie sans chercher l’approbation (à titre postum) d’un père qui a toujours été dur avec lui.

Nolan, au travers de ses différentes couches de rêves nous amène à voyager dans 6 pays et 4 continents, afin de poser un décor sans cesse mouvant, qui rythme les 2h28 du film qui s’écoulent plus vite qu’il n’y parait. La complexité du scénario ne pouvait pas permettre de raccourcir cette durée, mais l’histoire est suffisamment bien menée pour qu’on n’ait pas l’impression de longueur ni d’ennui.

On peut comprendre le film de deux manières, à mon sens : de manière étroite – au premier degré donc – ou en s’attachant au moindre détail, pour tenter de cerner toutes les subtilités d’Inception.

En prenant tout au premier degré, on voit ce film comme un blockbuster à 200 millions de dollars, qui ne présente pas la moindre part de SF comme on nous l’annonce pourtant partout, avec beaucoup d’incohérences scénaristiques et avec un Happy End sorti tout droit du monde des Care Bears.
En s’attardant sur quelques détails, on apprécie davantage le film, et la fin n’est pas aussi téléphonée qu’elle n’y parait.
Ce qui explique les avis très tranchés sur ce film.

Pour expliquer cela, je me vois contrains de continuer les spoilers.

Inception

La notion de temps est très différente entre un rêve et la réalité. Quelques minutes dans cette dernière équivaut à plusieurs heures de rêve. De même, plus on “descend” dans les niveaux de rêve, et plus cet “écart” est important, quasi exponentiellement. Donc quelques minutes dans la réalité = quelques heures en niveau 1 = quelques semaines en niveau 2 = quelques mois en niveau 3.

Dom nous apprend qu’avec sa femme, il a vécu l’équivalent de plusieurs dizaine d’années dans leur rêve, cette dernière ayant fini par ne plus vouloir en partir, il décide de lui implanter une idée (la première inception en fait), celle qu’ils ne sont pas dans la réalité et qu’elle doit mourir pour sortir de ce rêve. Sauf qu’une fois de retour à la vie réelle, l’idée persiste chez Mall, si bien qu’elle finit par se suicider, pensant s’échapper d’un rêve. Etant accusé du meurtre de sa femme, Dom s’échappe des Etats-Unis et accepte cette ultime mission en ayant la garantie que les charges retenues contre lui seront à jamais effacées. C’est d’ailleurs ce qu’on voit à la fin du film lorsqu’il accepte la mort de sa femme et se retrouve dans l’avion.

Une fois réveillé, Saito passe un coup de téléphone et le voici réuni avec ses deux enfants.

Mais je ne suis pas fan des “Happy End“, et je tends à croire que le film est plus subtile que cela. Lorsque l’on a vu Memento du même Nolan, on ne peut qu’en convenir. Et c’est cela que je vais tenter de vous démontrer.

Inception

Lorsqu’un rêveur modifie la réalité, les projections du subconscient de la personne qui l’accompagne le perçoit et convergent vers le rêveur. On le voit lorsque Arianne (Ellen Page) modifie à tout va Paris (lors de son “initiation” par Dom).
Ce simple axiome explique beaucoup ce que certains décrivent comme incohérence.

  • dans le niveau 1 – le kidnapping – la course poursuite oppose l’alchimiste Yusef (Dileep Rao) qui balade dans sa fourgonnette tout les autres endormis (qui sont en niveau 2). Il se fait attaquer par de nombreuses personnes et pourtant, il ne matérialise aucune arme pour se défendre (contrairement à Eames – joué par Tom Hardy – quelques instants plus tôt). Il préfère les éviter tant bien que mal.
  • dans le niveau 3 – la forteresse de glace – Eames ne matérialise pas d’armes plus efficaces pour contrer ses assaillants malgré leur grand nombre (et le fait qu’il l’avait fait en niveau 1).

Complètement illogique, et pourtant pas si évident à comprendre que cela. En effet, il nous est révélé dès le début que si quelqu’un meurt dans un des niveaux des rêves, il sera emprisonné dans les abîmes (chose vérifiée par Saito), ceci étant bien sûr la résultante de l’emploi du sédatif particulier concocter par Yussef. Or en matérialisant à gogo de nouvelles armes, les rêveurs attireraient une plus grande attention sur eux (qui est pourtant bien assez grande). Ce qui donnerait :

  • en niveau 1 : plus de poursuivants à semer pour l’alchimiste
  • en niveau 3 : plus de tirs ciblés autour de Fischer qui ne pourrait pas accomplir sa tâche

Une explication simple et logique pour justifier que Nolan n’ait pas cédé, malgré l’amplitude accordée par son énorme budget, à l’effusion d’effets spéciaux et autres explosions en rafale.

Autre fait marquant, le niveau 3 est censé durer beaucoup plus longtemps qu’il n’y parait, or en niveau 1 le camion fait des tonneaux, ce qui ne doit pas être prévu, et qui a très bien pu raccourcir l’itinéraire initial (ArthurJoseph Gordon-Levitt – lorsqu’il entend la musique dit bien “c’est trop tôt”). Les niveaux 2 et 3 sont raccourcis de facto, j’admets que le rapport temps/niveau n’est peut-être pas totalement respecté pour le niveau 3 (mais il aurait fallu 5h de film dans le cas contraire). Mettons cela sur le fait qu’il s’agisse d’un film de 2h28 et non d’une série de 24 épisodes.

Inception

Passons maintenant à l’histoire des totems. Dom a celui de sa femme pour des raisons sentimentales, je pense. Petit rappel : un totem est un objet répondant à des propriétés différentes dans les rêves que dans la réalité, ce qui permet de ne pas se perdre dans un univers complètement fictif (comme ce fût le cas pour Mall lorsqu’elle décida de se séparer du sien).
A la fin du film, Cobb le fait tourner mais finalement n’attend pas de connaître l’issue, il retrouve ses enfants et décide enfin d’aspirer à une vie plus sereine avec eux. Lorsqu’il est avec sa défunte femme, à la fin du film, il refuse de les regarder, car il sait qu’alors il ne pourrait plus les quitter. Mais qu’est-ce qui nous prouve que la fin n’est pas un rêve? Que son retour dans l’avion et ce qui en découle n’est pas le rêve de Dom ayant succombé aux limbes?

A son réveil dans l’avion tout le monde le regarde, de même qu’à l’aéroport. Certains diront que c’est une manière silencieuse et discrète (Fischer étant présent) de “célébrer” leur réussite. Mais Fischer le toise également dans l’aéroport, ce qui est quelque peut déconcertant. L’autre élément qui m’intriguent également est la présence du beau-père (Michael Cain) à l’aéroport. On l’avait quitté à Paris et le voici aux States. Certes le temps que le plan soit échafaudé, il a pu rentrer, mais il vivait à Paris, il y était professeur, donc on peut s’étonner de le voir de retour au pays pour compléter parfaitement ce tableau idyllique d’Happy End pour Dom. L’absence de la belle-mère (qu’on ne verra en fin de compte jamais) est surprenante aussi. En début de film elle était très hostile à l’égard de son gendre (cf le coup de téléphone à ses enfants), et cette fin place ce dernier dans sa maison, avec ses enfants chéris et son beau-père compréhensif. Elle aurait fait tâche dans le tableau, pourtant, elle s’occupait des enfants. Trop beau pour être vrai!
De plus, si on se met à la place de Dom et qu’on ait à préparer un tel stratagème pour faire l’inception, où le prépareriez-vous? Dans la réalité ou dans un rêve (où le temps “s’écoulerait” beaucoup plus “lentement”)? Ce qui rendrait la présence du beau-père à l’aéroport encore plus suspecte.

Un dernier point qui vient corroborer mon interprétation du film : lorsque Cobb teste l’anesthésiant de l’alchimiste, il teste son totem à son réveil, mais le fait tomber à l’arrivée de Saito. Et si, à partir de cet instant, il se trouvait dans un rêve (en l’occurrence le sien)? Yussef n’avait pas dit que quelques heures de sommeil sous sa supervision équivalaient à une quarantaine d’heures?

En résumé : Inception est un film prenant, original, très bien mené, et dont le casting sert parfaitement bien l’intrigue. Mention spécial à la scène de baston en apesanteur, et à la double intrigue (la mise en exécution du plan pour réaliser l’inception, et les éléments sur Dom révélés au fur et à mesure et qui permettent de mieux comprendre ce qui lui arrive dès le début, à savoir l’apparition de sa défunte femme dans ses rêves). Petit bémol sur ce qui ne peut être qu’un clin d’oeil entre la présence de Marion Cotillard et la musique de Piaf usée à la corde dans ce film… Trop c’est Trop! L’opposition réalité/rêve (virtuel) me fait penser à Existenz, film également à voir si ce n’est déjà fait! Bien que mes arguments peuvent très certainement être démontés, j’aime à penser en cette interprétation du film, sans être un Lynch, Nolan a, avec Inception, placé la barre plus haut que ce qu’il avait fait jusqu’à présent.

Et pour vous, film culte ou film pour incultes?


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Je suis une légende : ou pas ! (DVD)

Posted on 16 June 2010 by Kichette

Grande fan de Will Smith depuis “Le prince de Bel Air”, je me suis laissée tenter il y a quelques jours par un de ses derniers films, Je suis une légende, sorti en dvd en juin 2008, réalisé par Francis Lawrence. Amatrice du genre science-fiction, je n’avais pas d’apriori sur ce que le scénario pouvait donner.

Je me dois d’abord de préciser qu’avant tout, j’ai lu le livre de Richard Matheson paru en 1954. Un classique à l’époque. Le livre portant l’affiche du film en première de couverture, je m’attendais à une adaptation réussie de celui-ci (déjà réalisé par deux fois, sous des titres différents). Bien que ce ne soit pas totalement le contraire.

Synopsis : Robert Neville est un chercheur américain réputé confronté à la profusion d’un virus, survenue après la découverte d’un vaccin contre le cancer…Cet homme se voit dans l’obligation de trouver le moyen de sauver les habitants encore survivants qui tentent désespérément de s’enfuir de l’ile de Manhattan. Il se retrouve cloitré chez lui, séparé de sa femme et de sa fille, avec son chien, à étudier toutes preuves issues des “mutants” susceptibles de l’aider dans sa quête. Ces derniers rôdent chaque nuit dans les rues de la ville, pour se nourrir. Neville reste le dernier humain à pouvoir trouver la clé…

En voyant le trailer en 2007, il est très clair que tout pouvait m’entrainer à m’asseoir dans une salle obscure. Ne parlons pas du casting, car hormis le prestigieux Smith, très peu d’acteurs peuvent prétendre jouer un énorme rôle dans le film…le but étant qu’il soit le seul survivant !! Nous pouvons tout de même noter l’apparition d’Emma Thompson, jouant le rôle de la femme trouvant le remède contre le cancer (en gros le déclencheur de l’histoire).
L’histoire coule plutôt bien, malgré que toutes les scènes tournent pratiquement autour d’un seul acteur (et d’un chien !), ce qui pourrait lasser au bout d’1h40 d’images. Mais le charisme de Will Smith est toujours aussi transcendant.
Le film nous montre le sentiment de désespoir d’une situation plus qu’étrange mêlé à l’envie de tout faire pour changer le destin d’une ville et d’un peuple. Neville reste l’unique cible des “infectés”. Une faille du film pour moi : pourquoi est-il plus immunisé que les autres ? Etait-ce le moyen de justifier le titre honorifique de “légende” ? Une raison à mon interrogation : la comparaison avec le livre.

L’histoire ne se passe tout d’abord pas du tout à la même époque : les années 70 pour le livre alors que le film se situe entre 2009 et 2012. Mais la différence va plus loin, ce qui est dommageable pour le film. Car en insérant mon dvd, je m’attendais à retrouver la célèbre légende vampirique avec une histoire de pieux et de colliers d’ail. Et là, pas du tout. Je me retrouve face à des zombies assez repoussants, qui me font penser aux harpies d’un célèbre jeu vidéo. Des zombies non pas assoiffés de sang, mais de chair, totalement inhumanisés et qui sont sensibles aux armes à feu !!! Hum hum, malaise !! Enfin pour moi qui aime qu’on ne déstructure pas une œuvre littéraire, quelle qu’elle soit. Ou alors, on ne fait pas un “film issu d’un roman éponyme”, on s’appuie dessus, et on change le titre (comme le film de 1971, “Le Survivant”).
Du coup, le titre en lui-même change de sens. Matheson parlait de légende, car il nous faisait comprendre que les vampires avaient un côté social, et recréait leur propre communauté, en faisant de Robert Neville, la légende humaine, le seul survivant de son espèce. Dans le film de Lawrence, que j’ai toute fois réellement apprécié, la légende se révèle par les actions du personnage lui-même, ce qui dénote totalement de la réflexion que propose l’auteur du roman.
La fin des deux œuvres diffère également, mais je vous laisse le soin de découvrir ce point si vous en avez l’envie.

Le film est pour moi, très bien réalisé, l’explosion du pont est bien trouvée et assez impressionnante si on se replonge dans la réalité. La mise en scène est étonnante par le fil conducteur qui ne perd pas le nord malgré la difficulté de gérer autant de silence.
Il est reste classé dans les films de Science-Fiction mais ne pousse pas l’idée assez loin pour en être réellement. Finalement, le film n’apporte pas énormément au domaine du cinéma, et il est très loin d’égaler le livre à mon humble avis.

Pour vous procurer le livre : ici

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Dossier sur : M.Night Shyamalan

Posted on 09 June 2010 by Ze Wookie

Pour la petite histoire, Shyamalan est né en Inde en 1970 mais il a grandi aux Etats Unis, plus précisément à Philadelphie. Grand fan de Spielberg, il s’est essayé très tôt aux cours métrages (vous trouverez certains d’entre eux dans les bonus de ses DVD) et a réalisé deux longs métrages avant de rencontrer le succès international avec 6ème sens, deux films totalement inconnus du grand public et que je n’ai pas visionnés: Praying with anger (1992) et Wide Awake (1998). Sachez également que ce réalisateur est le scénariste de  ”Stuart Little“, si si – sources : Allociné.

C’est étrange. Je connais pratiquement les 6 derniers films de Shyamalan par cœur et pourtant, aucun d’eux ne m’a vraiment plu dès la première vision, excepté 6ème sens qui est aujourd’hui celui que j’aime le moins.
La renommée populaire de ce réalisateur tient au fait qu’il nous assènerait juste à la fin du film une révélation coup de point changeant complètement la réalité de l’histoire. Soit. C’est phénoménal voire primordial dans 6ème sens, intéressant dans Incassable, inexistant dans Signes/La jeune fille de l’eau/Phénomènes et totalement bâclé dans Le Village. Donc non, là n’est pas la qualité essentielle de M. Night Shyamalan. Cela expliquerait en partie pourquoi beaucoup de personnes ont d’ailleurs été déçues par ses films.
Pourquoi ai-je du mal à apprécier l’œuvre de ce réalisateur au premier visionnage ? Tout simplement car il mélange plusieurs types de trames et cela me donne l’impression d’être submergée par les informations. En fait, je n’arrive tout simplement pas à faire le tour du sujet en une seule fois.
Il y a la trame générale, essentiellement fantastique ou surnaturelle qui donne le thème du film.
Mais au bout d’une deuxième vision, on se rend compte que cette trame générale n’est qu’un prétexte, un décor qui sert d’écrin à un propos plus intimiste et plus humain. En croyant aller voir un film pop-corn sans trop de substance, je ressorts de la séance de cinéma des questions plein la tête avec l’envie d’y retourner pour y trouver les réponses.

Ce qui me séduit également chez ce réalisateur est sa façon de tourner, de faire évoluer les acteurs. Techniquement parlant, il me rappelle Hitchcock (ah je sens que cette comparaison vous fait hérisser les poils du dos, je vous entends crier de là !!! Comparer ce réalisateur au Maître du suspens, quelle hérésie !!!). Par exemple, là où un réalisateur classique braquerait la caméra sur le personnage central en train de s’adresser à une foule, Shyamalan va le filmer de dos et nous montrer les visages de ceux qui l’écoutent. Il prend le contre pied de la réalisation classique et y apporte une touche d’originalité qui me permet de découvrir des petits détails qui m’avaient échappés vision après vision.
De plus, il a le don pour surprendre visuellement et amener l’action sans explosions à tout va et sans renfort d’effets spéciaux ahurissants. Ici, le réalisateur fait tout en douceur, sans dialogues superflus, ses personnages étant souvent complètement perdus et subissant sans trop pouvoir y faire grand chose les aléas des scenarii. Vous n’y verrez pas un Bruce Willis plein de verve et de testostérone tirant sur tout ce qui bouge en lâchant des blagues toutes les 5 minutes. Vous le verrez douter, être faible et faire de son mieux avec un minimum d’action et de mots. Shyamalan se contente en fait de mettre en scène Monsieur et Madame  ”Tout le Monde” dans un contexte surnaturel.

Et enfin, ce qui me permet également de savourer ces films à chaque vision, c’est le talent de James Newton Howard à illustrer ces histoires par le biais d’une musique poignante et/ou flippante. Celles que j’écoute très régulièrement sont celles d’Incassable (elle me prend aux tripes), celle de Signes (ma préférée est celle de la scène de fin avec la batte de base ball), celle du Village (des violons magistraux) et surtout celle de Phénomènes (angoissante et torturée, sublimissime).

Vous trouverez ci-dessous la liste des films sortis au cinéma en France de ce réalisateur très souvent mésestimé avec mon regard sur chacune de ces œuvres.

6ème sens – sorti au cinéma en janvier 2000
Acteurs : Bruce Willis – Haley Joel Osment – Toni Colette
Synopsis : Un psychiatre, traumatisé par une violente agression perpétrée par l’un de ses anciens patients se voit confié le cas d’un jeune garçon terrorisé par des hallucinations morbides.
Thème surnaturel : les fantômes.
A mon sens, en fait, il s’agit d’un film parlant du deuil, de la façon dont nous disons adieu aux êtres chers et dont nous pourrions vivre notre propre mort.
De plus, le grand challenge de ce film est la double lecture qui s’offre à nous lorsque l’on ignore ou pas la fin.

Incassable – sorti au cinéma en décembre 2000
Acteurs : Bruce Willis – Samuel L Jackson – Robin Wright Penn
Synopsis : Seul rescapé d’un tragique accident de train meurtrier, un homme à la vie personnelle à la dérive et au bord de la dépression essaye de comprendre pourquoi il n’a subi aucune blessure. Sa quête le mène à croiser la route d’un homme étrange qui détient peut être la clé pour donner un nouveau sens à sa vie.
Thème surnaturel : les super-héros.
Ce long métrage traite de notre quête intime à trouver la place que nous pourrions tenir dans la société, du sens que nous donnons à notre existence et de notre capacité à être heureux en fonction de ce que nous faisons de notre vie.

Signes – sortie cinéma en octobre 2002
Acteurs : Mel Gibson – Joaquin Phoenix
Synopsis : Dans plusieurs pays du monde, des signes étranges apparaissent dans les champs cultivés. Ces dessins sont ils l’œuvre d’une gigantesque arnaque ou bien la théorie des petits hommes verts est-elle réelle ? C’est ce qu’essaie de découvrir tant bien que mal et à son échelle Graham, lui aussi victime de ces fameux signes dans son champs de maïs aux Etats Unis.
Thème surnaturel : les petits bonshommes verts.
En ce qui concerne Signes, les avis sont très partagés. Beaucoup y ont vu une apologie du catholicisme. Je l’avoue, en grande athée devant l’Éternel, je ne l’ai pas trop ressentie. Effectivement, le héros traverse une crise mettant en doute sa foi religieuse… bon, il aurait pu être musulman, hindouiste, protestant… cela n’aurait rien changé à l’histoire. Je vois là plutôt un homme qui a perdu une part de son identité avec le décès de sa conjointe et qui a perdu la foi en l’avenir. Là encore, il s’agit d’un homme qui a perdu ses repères suite à un deuil. Je pense que le scénario est plus accès dans ce sens que vers un prêchiprêcha catholique. Enfin donc, cela n’engage que moi.
C’est un des films que j’ai le plus vus de ce réalisateur, la mise en scène et les petites pointes d’humour y étant particulièrement soignées.

Le Village – sortie cinéma en août 2004
Acteurs : Bryce Dallas Howard – Joackim Phoenix – William Heart – Sigourney Weaver – Adrian Brody
Synopsis : Les habitants d’un paisible village ont conclu une trêve avec ceux de la forêt : ils ne doivent pas pénétrer les bois et les créatures ne leur feront pas de mal.
Thème surnaturel : les monstres assoiffés de sang vivant cachés dans nos placards (ici dans les bois alentour).
Le Village est pour moi un film relatant une magnifique histoire d’amour entre un homme taciturne et une jeune aveugle téméraire qui fera tout, voire risquer sa vie, pour sauver l’homme de sa vie.
La « révélation finale » est maladroitement amenée par Shyamalan et ne revêt pas une grande importance (je l’avais d’ailleurs à moitié devinée au milieu du film).

La jeune fille de l’eau – sortie cinéma en août 2006
Acteurs : Bryce Dallas Howard – Paul Giamatti
Synopsis : un gardien d’immeuble découvre une jeune fille étrange qui avait élu domicile dans la piscine de la résidence. Cette dernière lui déclare être poursuivie par des monstres dont le seul but est de la tuer.
Thème surnaturel : les contes de fées, les contes pour enfants.
La jeune fille de l’eau est une fable mettant en valeur les bienfaits de la collectivité, prouvant que l’on est plus fort à plusieurs que tout seul. Ce film traite également du thème du deuil. Il semble aussi parler de destinée, comme si nous avions tous plus ou moins un rôle à jouer. Ce film me touche moins que les autres car le discours du réalisateur va à l’encontre de mon cynisme sur la raison de notre présence sur terre.

Phénomènes – sortie cinéma en juin 2008
Acteurs : Mark Wahlberg – Zooey Dechanel – John Leguizamo
Synopsis : Une vague de suicides inexpliqués et incontrôlables submerge en quelques minutes un quartier entier d’une grande cité américaine. Quelques heures après, une autre ville proche est touchée par cette attaque. Commence alors un exode massif et urgent des populations des grandes villes du nord ouest des USA.
Thème surnaturel : les catastrophes naturelles à grande échelle, la fin du monde.
A mon sens, ce film met plus en avant le couple et ses petits tracas que le côté « film catastrophe ». Il a également un propos écologique que je trouve amené un peu maladroitement. Il reste cependant celui que je vois le plus avec le Village, Incassable et Signes.
J’adore, mais j’adore littéralement le générique de début que ce soit tant au niveau du visuel, du ressenti (le ciel qui se couvre petit à petit de nuages amenant les ténèbres) qu’au niveau de la musique qui est super angoissante.

Le dernier Maître de l’Air (the last Airbender) – sortie cinéma le 21 juillet 2010
Acteurs : Noah Ringer, Jackson Rathbone, Nicola Peltz
Synopsis: un jeune garçon doit empêcher la nation du Feu de détruire les nations de l’Eau, de la Terre et de l’Air afin de rétablir l’équilibre entre ces pays et les 4 éléments.
Shyamalan s’attaque au film d’aventures saturé d’effets spéciaux en adaptant un dessin animé qui je l’avoue m’est totalement inconnu. Un genre qu’il n’a pas encore survolé, je croise donc les doigts pour que ce soit réussi mais surtout pour qu’il conserve cette petite touche d’originalité et d’humanité dans sa réalisation. Pourvu qu’il garde sa signature ! J’espère également que la musique sera toujours aussi intense.

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Alice, ou la merveille d’un génie!

Posted on 25 April 2010 by Kichette



Sorti le 24 mars dans les salles, Alice au pays des merveilles est la dernière réalisation du très connu Tim Burton (notamment avec Batman, Edward aux mains d’argent, Les Noces Funèbres ou encore Beetlejuice…), et des productions Disney. Ne vous y trompez pas, le film n’est pas une adaptation de l’œuvre littéraire que l’on a pu voir en dessin-animé, mais la suite de celle-ci. Ici, l’histoire se déroule lors des 19 ans d’Alice (Mia Wasikowska). Après des cauchemars à répétition, elle se retrouve une nouvelle fois à la poursuite du Lapin Blanc. Mais dans cette “épisode”, Alice est embarquée dans l’histoire du Chapelier Fou (interprété par Johnny Depp)…ou l’inverse !! Les “habitants” du pays sont persuadés que c’est elle qui pourra les sauver de la tyrannie de la Reine Rouge (Helena Bonham Carter) et de la menace du Jabberwocky (une sorte de dragon).

Voila pour le début de l’histoire. Difficile de décrire du Tim Burton, pour les novices comme pour les initiés, l’univers de celui-ci étant tellement complexe et unique.
Le film est un mélange de personnages incarnés par des acteurs et d’animation 3D (pas d’image par image pour ce nouveau Burton). Il est extrêmement coloré et lumineux ce qui pourrait interpeller quand l’on connait l’œuvre du réalisateur, plutôt sombre.

La trame se poursuit sans encombre, sans surprise. Peut-être pas assez d’ailleurs. Clairement, on sait dès le début du film la fin de celui-ci. Mais ça n’en laisse pas moins un intérêt, au moins artistique.

Le jeu des personnages est fait de bizarreries, de loufoqueries, ce qui rend le tout “amusant”. Bien sur, on ne se tord pas de rire, mais ce n’est pas le but.
Petit détail : j’ai beaucoup aimé le parallèle entre le jeu de cartes de cœur de la Reine Rouge et le jeu d’échecs de la Reine Blanche (Anne Hathaway) dans la bataille finale. Ainsi qu’un petit clin d’œil au cochon repose-pied de la Reine Rouge !
Notons la nouvelle participation de Danny Elfman pour la bande originale du film, qui a participé à bon nombre de films de Tim Burton (comme L’Etrange Noël de Monsieur Jack, Sleepy Hollow, Big Fish).
Pas de transcendance pour cette nouvelle prise de risque de Burton, mais pas de déception non plus. Par contre, personnellement, je le conseillerais plus en BR ou DVD pour les personnes n’étant pas accro au style burtonnien.

Je ne m’étends pas sur le sujet, car je vous donne rendez-vous dans quelques temps pour un dossier spécial Tim Burton.

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Star Trek 2009 (DVD)

Posted on 18 March 2010 by Cybelia

Quand le visionnaire créateur des séries « Alias », « Lost » et plus récemment « Fringe » s’attaque à l’une des plus grandes sagas de science-fiction du 20e siècle, ça donne le meilleur film du genre qu’il m’ait été donné de voir depuis des années. J.J. Abrams a réussi à enthousiasmer à la fois les néophytes et les fans de la saga créée en 1964 par Gene Roddenberry.

Pour les néophytes, pas besoin d’avoir vu les anciennes séries ou les anciens films, ce « Star Trek XI » reprend tout depuis le début, que ça soit les personnages ou l’histoire. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, cela plaît également aux trekkers, comme on appelle les fans de la saga, car il a réussi à créer une nouvelle version tout en gardant le lien avec l’ancienne, sans l’effacer complètement (ce qui arrive le plus souvent lors du reboot d’une franchise).

Le film nous présente les personnages petit à petit, en commençant par les deux principaux. D’un côté, James Tiberius Kirk, humain de l’Iowa, tête brûlée, beau gosse qui drague tout ce qui porte une jupe, et qui n’a d’autre but dans la vie que de s’amuser. De l’autre, Spock, fils du vulcain Sarek et de l’humaine Amanda Grayson, tiraillé entre les deux héritages qui coulent dans ses veines au sang vert.

Chris Pine, dans le rôle de Kirk, aurait pu être un énième beau gosse d’Hollywood. Sauf qu’il arrive à être aussi convainquant lorsqu’il donne des ordres en plein combat qu’en dragueur impénitent. Il donne même au personnage un côté impertinent que n’avait pas (ou peu) l’original et qui lui va à merveille.

À ses côtés, Zachary Quinto est un Spock plus « spockien » que nature. Il arrive parfaitement à faire sentir la dualité constante du personnage mi-vulcain mi-humain. Son lever de sourcil est aussi parfait que celui de Leonard Nimoy et les oreilles pointues lui vont à ravir.

Les seconds rôles ne sont pas en reste :

Zoe Saldana est une Uhura à la fois sexy et brillante, qui ne se laisse pas faire par les hommes en général, et Kirk en particulier, et qui apporte une touche féminine non négligeable à cet univers plutôt masculin.

Karl Urban (vu en plus chevelu en Eomer dans « Le Seigneur des Anneaux ») est un Leonard McCoy aussi grognon et fidèle en amitié que l’original.

John Cho est Hikaru Sulu (dont l’interprète original, George Takei, a d’ailleurs joué dans « Heroes » en même temps qu’un certain Zachary Quinto), pilote de l’Enterprise, courageux et dévoué.

Le jeune prodige Anton Yelchin joue Chekov, surdoué navigateur de l’Enterprise dont l’esprit brillant aidera à démêler des situations jugées inextricables.

Simon Pegg est Montgomery Scott alias Scotty, l’ingénieur écossais qui aime tellement ses moteurs qu’il pourrait les épouser. Si vous voulez profiter pleinement de son accent terrible, il faut absolument voir le film en VO ! (bon, je dirais qu’il faut toujours voir les films en VO au moins une fois pour les apprécier pleinement, mais ça, c’est mon avis personnel…).

Et dans le rôle du « grand méchant » Nero, Eric Bana est totalement exceptionnel (et méconnaissable, même en sachant que c’était lui, j’ai eu du mal la première fois à le reconnaître).

Les effets spéciaux du film sont bien sûr époustouflants. Même si on se doute qu’il y a pas mal d’images de synthèse (ah bon, l’Enterprise n’existe pas en vrai ? ^^), elles sont tellement bien intégrées dans le film qu’on ne sait plus où commencent les prises de vues réelles et les effets visuels (il vaut mieux… sinon, ça voudrait dire que les mecs qui ont bossé des mois sur leurs ordis ne sont pas doués !). La musique de Michael Giacchino s’intègre parfaitement dans l’action, créant un thème propre au film tout en n’oubliant pas celui de la saga originale.

En résumé, avec ce film, J.J. Abrams a prouvé qu’on pouvait « faire du neuf avec du vieux » avec brio. Et la réussite est telle qu’un « Star Trek XII » est prévu pour l’année 2012 (j’espère qu’ils le sortiront avant la fin du monde, ça serait bête de manquer ça à cause d’une petite apocalypse de rien du tout ! ^^).

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Avatar que jamais!!!

Posted on 08 March 2010 by Ze Wookie

Un film dont on entend parler depuis longtemps, un nouveau challenge de Monsieur Cameron qui nous avait déjà bluffé à plusieurs reprises entre les monstres d’Aliens, le terrifiant Terminator, les eaux profondes d’Abyss et les icebergs de Titanic.

Un retour à la science fiction avec l’histoire de ce soldat en fauteuil roulant qui redécouvre le sens de la vie par le biais d’une symbiose avec le corps modifié génétiquement d’un habitant de la dangereuse et mystérieuse planète Pandora.

Sur le synopsis, Cameron n’a pas joué la carte de l’originalité en adaptant un scénario maintes fois utilisé à la sauce « Danse avec les loups » ou « Pocahontas » dans l’espace. Toutefois, le spectateur ne peut pas rester de marbre devant ce film d’aventures aux accents écologiques et politiques qui  nous renvoie à l’actualité brûlante de ces dernières années. Seuls les grands blasés n’éprouveront aucune émotion devant la dévotion de la tribu des Omaticayas envers leur environnement et leur planète et seuls les cœurs froids ne seront pas sensibles envers le lien qui unit le soldat américain et la guerrière indomptable de Pandora.

Une fresque qui fait donc appel aux émotions et qui nous transporte avec bonheur dans une bataille entre les indiens et les cowboys, entre l’industrie et la nature, entre modernité et traditions…

Les personnages principaux sont interprétés sans fausse note par Sam Worthington qui a fait des débuts hollywoodiens sur les chapeaux de roue avec le dernier Terminator et le Choc des Titans (à sortir au printemps) et la prometteuse Zoé Saldana qui a illuminé de sa grâce le Star Trek de JJ Abrams.

Le couple est entouré de très bons acteurs dont l’énergique Sigourney Weaver (dois-je encore vous la présenter ?) dans le rôle du professeur totalement dédié à l’étude de cette planète étonnante ou de Stephen Lang dans le rôle du terrifiant militaire mercenaire uniquement préoccupé par l’aboutissement de sa mission de conquête, quelles que soient les conséquences de ses actes.

Quant aux effets spéciaux, ils sont bluffant. Vous n’êtes plus dans une salle de cinéma, vous êtes transportés sur Pandora et parcourez avec les Na’vi les étonnants paysages qu’offre cette magnifique planète. Vous ne faites plus la différence entre la réalité et la fiction. La scène la plus parlante étant celle où l’héroïne bleue (en images de synthèse) prend dans ses bras l’humain (filmé en réel). Impossible de voir la différence entre les deux, un vrai prodige.

Donc pari réussi pour ce pionnier du cinéma qu’est James Cameron. Il a su révolutionner le monde très performant des effets spéciaux et  a encore pulvérisé le record d’entrée en salles qu’il détenait depuis Titanic !

Cependant, au risque de faire crier tous les aficionados du progrès technique , le film se suffit très bien à lui même en version normale, la 3D assombrissant les couleurs éclatantes de ce long métrage (je dis ça pour l’avoir vu 4 fois dont une fois en 3D).

Ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne séance !

Note d’Aurélien:
Et en prime, une petite vidéo du making of, vous comprendrez mieux les récompenses que ce film a reçu bien qu’en dessous de ce qu’il mérite (Meilleurs décors, Meilleure photographie, et surtout les meilleurs effets visuels)!!!

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Planète 51 : E.T téléphone maison

Posted on 03 March 2010 by Mina McGuff

Oui je l’avoue, j’aime les dessins animés et les films d’animation, d’ailleurs il faut bien le reconnaître, la plupart d’entre eux s’adressent plus souvent aux adultes qu’aux enfants.

Mais ce film d’animation là a une originalité, ce n’est ni un Pixar, ni un Disney, c’est un Blanco !

Bon je vous explique : le réalisateur Jorge Blanco est un nouveau venu  dans le monde de l’animation, il est espagnol et bien épaulé puisqu’il s’est attribué les services de Joe Stillman coscénariste entre autre sur Shrek 1&2.

Le titre nous met tout de suite dans le bain, en effet la zone 51 aux Etats-Unis est une base secrète qui teste des appareils expérimentaux. Cette zone est souvent évoquée dans notre culture populaire à travers le cinéma, les séries télés ou les jeux vidéo.

C’est donc sans prétention mais bien secondé que Jorge Blanco nous propose sa première réalisation : Planet 51

Voici le synopsis :

Sur une planète lointaine, tout va bien dans le meilleur des mondes hormis le fait que les habitants sont verts, ont 4 doigts et semblent être plongés dans une Amérique des années 50. Or un jour, la vie de ce petit monde et plus particulièrement de Lem, ado passionné par l’astronomie, est bouleversée par l’arrivée d’une navette spatiale avec à son bord Chuck un humain, enfin plutôt un extraterrestre  pour eux !

Le film est ponctué de références aux années 50 (musique, décors, vêtements) ainsi qu’aux films de science fiction telles qu’ Alien , E.T., Terminator ou 2001 l’Odyssée de l’espace. Inutile de vous dire que les plus jeunes ne verront pas tous ces clins d’œil à l’american way of life des années 50.

Ce film est en quelque sorte un E.T. inversé, ici c’est le terrien qui est un alien et reçoit de l’aide de quelques habitants de la planète pour rentrer chez lui.

Le véritable point fort du film reste l’humour; que se soit les personnages (Chuck le terrien est quand même aussi profond qu’un lavabo) ou  les situations ( quand Chuck apprend à Lem comment séduire les filles), tout ceci contribue à relever une histoire assez convenue.

Bien que prévisible, ce film d’animation est sympathique, drôle tout comme les personnages avec une mention spéciale au petit robot Rover qui m’a fait sourire plus d’une fois et croyez moi je ne suis pas ce qu’on appelle un « bon public » !

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Percy Jackson & the Olympians

Posted on 24 February 2010 by Mina McGuff


En général je suis souvent déçue des adaptations tirées des livres et donc peu de films trouvent grâce à mes yeux… Néanmoins c’est avec un certain enthousiasme que je suis allée voir le nouveau film de Chris Columbus « Percy Jackson, le voleur de foudre » peut-être parce que je n’avais pas lu les livres de Rick Riordan
Quand on va voir un film réalisé, produit ou scénarisé par Chris Columbus on sait à quoi s’attendre : un film familial où la plupart du temps les héros sont des gens ordinaires à qui il arrive des choses extraordinaires ; pour plus de détails je vous renvoie à sa filmographie mais pour en citer quelque uns, histoire de montrer que je fais cet article consciencieusement, je pourrais vous nommer les 2 premiers opus d’Harry Potter, Maman j’ai raté l’avion, Mme Doubtfire en tant que réalisateur et « La nuit au musée » 1&2 et tous les Harry Potter en tant que producteur.
La parenthèse étant faite revenons à notre jeune héros ; car Percy est un ado d’une quinzaine d’années avec un physique avantageux, un regard bleu perçant bref  un beau gosse !! Il me fait d’ailleurs penser à Zac Efron donc inutile de vous dire que les jeunes filles ne devraient pas rester insensible à ce jeune homme dont le destin va basculer du jour au lendemain. Il va apprendre qu’il est le fils du Dieu Poséidon et que Zeus l’accuse de lui avoir volé la foudre, une arme aux pouvoirs incommensurables.
S’en suit alors le début de son apprentissage en tant que demi-dieu dans un camp spécial demi-dieux aux allures de la série « Young Hercules », et de ses aventures pour retrouver l’arme de Zeus en moins de 15jours sinon la guerre sera déclarée entre les Dieux et bien sur ce sont nous pauvres être humains qui en pâtiront !
Bon coté originalité scénaristique on fait mieux, de même que le thème du héros malgré lui au destin incroyable épaulé dans sa quête du bon copain qui se révèle être son protecteur et de la jolie jeune fille inaccessible. On nous plonge dans le monde de la mythologie et hormis le fait que l’Olympe se trouve comme par hasard aux Etats-Unis en haut de l’Empire State Building, le contexte mythologique est plutôt bien fait.
En ce qui concerne ses aventures elles semblent bien faiblardes et pourraient souffrir de la comparaison avec celles d’Harry Potter.
Parmi la distribution on trouve de grands noms mais ne vous attendez pas à les voir plus de 5 minutes ; néanmoins avoir un mix du Seigneur des Anneaux (Sean Bean), de la série télé « Les Experts » (Mélina Kanakaredes) et « Grey’s anatomy » (Kevin Mc Kidd), d’un ex James Bond (Pierce Brosnan) et d’Uma « Kill Bill »Thurman est  plutôt sympathique.
Vous l’aurez compris, le scénario n’est pas trop poussé, l’humour est au rendez –vous, les effets spéciaux ne sont pas exceptionnels mais tiennent la route, le film souffre aussi de beaucoup de clichés mais j’aurais envie de dire que c’est un film familial et que si on s’en tient à cela on passe un bon moment. Il plaira certainement aux ados voir aux adulescents.
Pour finir je dirais que Percy n’a pas les pouvoirs de Harry ni le charme et les crocs d’Edward Cullen mais il a comme allié un satyre sympathique et drôle, une petite amie potentielle fille d’Athéna, un Dieu en guise de père super sexy (message pour Kevin car je sais qu’il lit Moviebuns : je te kiffe grave !), un super stylo transformable en épée et des superbes converses volantes !

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Sherlock made in Ritchie

Posted on 11 February 2010 by Ze Wookie

Sherlock Holmes. Jusqu’à aujourd’hui, deux visions me venaient à l’esprit: un grand maigre étourdi avec une faculté de déduction prodigieuse et un petit gros sympathique qui arrondit les angles après le passage de son ami.

Je n’ai jamais lu les romans de Sir Conan Doyle mais les vieux films en noir et blanc, la série britannique avec l’excellent Jeremy Brett et le coloré dessin animé de Miyazaki ont contribué au fait que ce talentueux détective faisait partie de mon patrimoine culturel.

Aussi, lorsque j’ai ouï dire que le chien fou et charismatique Robert Downey Junior allait camper sur les grands écrans un des personnages les plus intelligents de la littérature anglaise sous la réalisation d’un Guy Ritchie, ma curiosité a été sacrément piquée. Quand j’ai ensuite appris que Jude Law allait endosser le rôle du brave et gentil Docteur Watson, j’ai été très dubitative.

Ce film était donc une de mes grandes attentes mais également une de mes grandes peurs de l’année 2010.

Je me suis préparée psychologiquement à être déçue, une grande affiche ne servant pas toujours la qualité d’un long métrage. Les extraits et les critiques de cinéma vues avant la projection me laissaient également un peu sceptique sur la réussite d’un tel projet.

Au bout de 5 minutes de film, j’ai oublié mes appréhensions et j’ai été conquise, c’est le mot, par le couple Robert Holmes/Jude Watson qui a littéralement crevé l’écran.

Complètement coupé du monde, tout à ses interrogations scientifiques et à la mise en place de ses expérimentations, Holmes/Downey Junior est un homme excentrique, désagréable avec autrui et totalement coupé de la réalité. Quant à Watson/Law, il est solide, intelligent, posé, humain, et consciencieux. Et pour la première fois à l’écran, le personnage de Watson a une importance capitale dans le déroulement de l’enquête, il n’est pas que le faire-valoir rondelet du célèbre détective. Il est le lien qui relie le célèbre détective au monde réel, celui qui le fait avancer et également celui qui l’empêche de sombrer. Et Holmes, dans sa grande sagacité, le sait et fait tout pour le retenir dans son monde.

Donc un duo d’acteurs réussi qui fait des étincelles et porte entièrement le film sur ses épaules et me fait pour la première fois apprécier un acteur qui se nomme Jude Law.

Guy Ritchie signe là un divertissement pour toute la famille dans lequel enquête policière, histoires d’amour, scènes de bagarres loufoques et originales, pratique de la magie noire, science et humour british se mélangent allègrement pour notre plus grand plaisir.

Des décors magnifiques, des effets spéciaux à couper le souffle permettent de recréer une ville de Londres plus vraie que nature à l’aube du XXème siècle.

Et voilà encore une franchise sortie de la naphtaline et remise au goût du jour avec réussite avec des héros rajeunis, modernisés et une histoire ma foi palpitante.

Les personnages secondaires sont réussis, notamment les rôles féminins, modernes à souhait également dans leur insolence, leur prise de décisions et dans le mouvement de leurs jupes, lol (je suis une femme, il faut le reconnaître, ça a son importance).

Le grand méchant est lui aussi charismatique avec un jeu sobre et élégant.

Au final, un très bon moment de cinéma. Allez y !!! et bonne séance.


Sherlock Holmes

En salle depuis le 3 février 2010

Avec Robert Downey Junior (Sherlock Holmes), Jude Law (Docteur Watson),
Rachel McAdams (Irene Adler), Marc Strong (Lord Blackwood), Kelly Reilly (Mary)…

Réalisé par Guy Ritchie

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