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Garden State (DVD)

Posted on 27 June 2010 by Aurelien

Aujourd’hui j’ai décidé de parler d’un de mes films préféré : Garden State de et avec Zach Braff.
J’ai découvert l’acteur (comme beaucoup d’entre vous) dans la série qui l’a révélé : Scrubs. Adorant la série, et l’acteur, j’avais hâte de voir ce qu’il pouvait donner au cinéma, qui plus est devant et derrière la caméra. J’étais loin de m’attendre au choc que cela a été!

Je ne vais pas vous mentir, je suis complètement passé à coté de sa sortie ciné, et je me suis rattrapé peu de temps après sur sa sortie en DVD. Zach Braff qui a écrit, réalisé et interpreté Garden State avait pourtant mis les moyens, en tenant notamment à jour un blog dédié au film, et malgré la qualité incroyable du film, seulement un peu plus de 300.000 français l’ont vu en salle. Cet article a pour but de vous faire découvrir un film que vous n’avez sans doute pas vu!

Synopsis : Andrew Largeman est dans la vingtaine, mène une vie paisible à Los Angeles où il essaye, sans trop de succès, de devenir acteur. Il est complètement assommé par la quantité de médicaments qu’il prend, et semble avoir perdu le goût de la vie, vivant au jour le jour dans une attitude de désinvolture totale.
Il revient dans sa ville natale dans le New Jersey pour enterrer sa mère paraplégique l’obligeant à revivre un passé qui le ronge de l’intérieur. Il y retrouve ses anciens amis qu’il a quitté neuf ans auparavant. Il rencontre aussi Samantha, épileptique, étrange et belle, dont il va, petit à petit tomber amoureux.
Zach nous dépend une histoire avec sincérité, le genre d’histoire qui pourrait nous arriver, ou à un de nos proches, et c’est en partie ce qui rend ce film si touchant. La justesse des dialogues et en osmose avec le jeu des acteurs. Nathalie Portman est incroyable en Samantha, cette jeune femme pleine de vie qui pourtant a connu et connaît encore son lot de tourments. Zach est au antipode de ce qu’il nous a habitué d’apprécier dans Scrubs, comme quoi les acteurs de comédie sont (bien souvent) très bon dans les drames.
Face au personnage d’Andrew, abruti par les médicaments dont la vie passe devant ses yeux sans qu’il en soit conscient (un peu comme s’il était simple spectateur de sa propre existence - si on peut qualifier cela d’existence), on ne peut que partir en introspection et réfléchir ainsi à notre propre vie et à ce qu’on en a fait (et ce qu’on est en train d’en faire par ailleurs).
Il se réveille suite à la mort de sa mère et à la rencontre de Samantha. Rencontre qu’il apprécie d’autant plus qu’elle arrive au moment même où il sort de sa lethargie, après 9 ans de sommeil eveillé. Et pour continuer dans l’introspection, on peut penser (comme le disait si “bien” Jean Jacques) à nos actes manqués, aux rencontres ratés, et ce qu’on n’a pas vécu pour des raisons de mauvais timing.
Mais ce personnage n’est pas stoïque par hasard, il porte un lourd fardeau qui s’envolle petit à petit, et bien qu’ayant fuit son passé depuis des années, ce dernier le rattrape et lui permet de faire table rase et de reprendre sa vie en main.
Andrew cache sa peine en paraissant relativement désinvolte, Braff maniant l’art du décalage désinvolte avec brio. Ce qui engendre des scènes drôles bien qu’emplies d’amertumes. Mais via ce procédé, on évite le coté patho et/ou complaisant que pourrait proposer une telle histoire.
Le retour dans son New Jersey natal est également l’occasion pour lui de renouer avec ses anciens amis, ce qui n’est pas toujours évident après une si longue absence. On appréciera la multitude de petits détails qui renforce la crédibilité du film et de ses personnages. Et c’est une fois de plus par la dérision que l’émotion se fait.

La musique, choisi avec grand soin colle parfaitement avec le film. Elle met en avant des artistes connus (Coldplay, Remy Zero à qui l’ont doit notamment le générique de Smallville, etc…) et des moins connus (pour le moment) comme Frou Frou ou encore Zero 7. Sans oublier les Shins, d’où démarre la rencontre d’Andrew et Samantha (à l’instar quelques années après des Smiths qui marque celle de Summer et Tom dans 500 days of Summer).
Je vous invite d’ailleurs à découvrir la B.O. dans un article qui lui est consacré sur TrackBuns.
Une fois n’est pas coutume, la version française tire son épingle du jeu en modifiant les dialogues, incluant ainsi des références à Star Wars là où la V.O. n’en propose pas – petit clin d’oeil fait par Nathalie “Amidala” Portman.
- “Je suis un droide, je viens me faire recharger”
- “Le coté clair (de la force)…”
Le début du film me rappelle un peu le protagoniste principal d’American Psycho (interprété par Christian Bale), lorsque Andrew est devant sa glace et donne le ton du film : son reflet n’est pas ce qu’il est réellement au fond de lui, comme s’il était prisonnier de son propre corps, de sa propre existence.

Une autre scène me fait penser à M. Nobody (avec Jared Leto), mais je vous laisse découvrir laquelle.
Bouleversant de vérité, de sentiments, de révélations… Ce film, que j’ai longtemps regardé en boucle (en alternant avec la B.O.) est devenu dès le premier visionnage mon film préféré, car il me fait réaliser beaucoup de choses, et ceci est essentiellement dû au talent de Zach Braff, talent que l’on apprécie également dans un autre de ses film : the Last Kiss.

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La Chambre des Morts (2007)

Posted on 27 February 2010 by Kichette

Bien qu’influencée par mon appréciation plus que positive de l’actrice principale, Mélanie Laurent, j’aimerais m’étendre quelque peu sur un film sorti en 2007, La chambre des morts, adaptation du roman éponyme de Franck Thilliez (parution 2005 aux éditions Le passage), réalisé par Alfred Lot qui signe sa première œuvre cinématographique. Commençons par le synopsis. L’intrigue de ce “thriller” est posée dès les premières minutes, et se révèle être double. En effet, deux salariés (Gilles Lellouche et Jonathan Zaccaï) décident de se venger de leur entreprise après un licenciement. Déguerpissant du lieu de leur vandalisme, ils renversent “par accident” un homme au milieu de nulle part et se retrouvent confrontés à un dilemme lié à l’argent. Parallèlement, on apprend que, le lendemain, une fillette est décédée après son kidnapping, son père étant parti livrer la rançon au ravisseur ne donnant, lui non plus, aucun signe de vie. C’est alors que le polar commence. Lucie Hennebelle interprétée par Mélanie Laurent, accompagnée de Moreno (Eric Caravaca, que vous avez pu admirer dans Cliente) sont chargés de l’investigation, où les deux affaires se rejoignent… Au fil du long métrage, des flashbacks tentent de nous en apprendre plus sur le lien qui pourrait exister entre le brigadier Hennebelle et les éléments de l’enquête.
Le mystère est alors installé…quoique !
Le casting:
Quoi que l’on puisse dire du film en lui-même, on ne pourra enlever le bon goût de A. Lot dans le choix de ses acteurs.
Comme je le disais au début, Mélanie Laurent est une sublime actrice, pas seulement pour son physique avantageux. Du haut de ses 24 ans (à la sortie du film), elle transcende une nouvelle fois l’écran, bien qu’après Je vais bien, ne t’en fais pas, on se demande si elle avait encore à prouver quoi que ce soit à la critique. Les différentes facettes du personnage, esprit rêveur mais aussi sombre, suspicieux et maternel la rendent difficilement cernable durant le film. Elle maintient le scénario dans sa cohérence jusqu’à la fin de celui-ci. Eric Caravaca l’accompagne parfaitement dans le rôle du flic amoureux qui tente de lui faire confiance.
Je pourrais également relever l’excellent jeu de Gilles Lellouche (qui s’est, pour moi, révélé dans Paris de Klapisch). Il tient ici un rôle dramatique, rongé par le sentiment de culpabilité. Il est convaincant, et permet à l’histoire de prendre de l’ampleur.
Notons le petit clin d’œil du réalisateur en introduisant Franck Thilliez, déguisé en homme des pompes funèbres, ainsi que la participation de Jean-François Stevenin dans le rôle d’un taxidermiste.
Le film en lui-même :
Que dire ? Le thriller n’est pas ce que l’on peut appeler une spécialité française.
On peut alors dire que la réalisation n’est pas mal du tout. Le côté obscur, la peur de ce que l’on va trouver derrière la porte, le mystère de l’armoire fermée, font filer l’intrigue jusqu’au bout des 112 minutes. Le suspense permet de plonger dans l’histoire sans lui trouver de longueurs insoutenables. Le film s’en sort relativement bien grâce à la prestation des acteurs, où les relations interpersonnelles ne tombent pas dans des niaiseries amoureuses qui auraient pu troubler le genre.
Malgré cela, on pourrait reprocher des scènes, mettant en image des animaux, un peu trop gores à mon sens, et une fin bien trop rapide et bâclée. Mais aussi un cafouillage dans le lien qui unit Lucie au dénouement final (un fait exprès peut-être ?).

En conclusion, un film à voir, principalement pour la présence de Mélanie Laurent et Gilles Lellouche. Je reste sur ma fin, en me demandant, pourquoi La chambre des morts a été présentée,  par une certaine presse, comme “Le silence des agneaux à la française” et est alors classée dans le genre “horreur”…

Liens :
Le site du film

La critique presse

Si vous voulez acheter le film, il est disponible à un prix raisonnable sur le site de la Fnac.

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