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Star Trek 2009 (DVD)

Posted on 18 March 2010 by Cybelia

Quand le visionnaire créateur des séries « Alias », « Lost » et plus récemment « Fringe » s’attaque à l’une des plus grandes sagas de science-fiction du 20e siècle, ça donne le meilleur film du genre qu’il m’ait été donné de voir depuis des années. J.J. Abrams a réussi à enthousiasmer à la fois les néophytes et les fans de la saga créée en 1964 par Gene Roddenberry.

Pour les néophytes, pas besoin d’avoir vu les anciennes séries ou les anciens films, ce « Star Trek XI » reprend tout depuis le début, que ça soit les personnages ou l’histoire. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, cela plaît également aux trekkers, comme on appelle les fans de la saga, car il a réussi à créer une nouvelle version tout en gardant le lien avec l’ancienne, sans l’effacer complètement (ce qui arrive le plus souvent lors du reboot d’une franchise).

Le film nous présente les personnages petit à petit, en commençant par les deux principaux. D’un côté, James Tiberius Kirk, humain de l’Iowa, tête brûlée, beau gosse qui drague tout ce qui porte une jupe, et qui n’a d’autre but dans la vie que de s’amuser. De l’autre, Spock, fils du vulcain Sarek et de l’humaine Amanda Grayson, tiraillé entre les deux héritages qui coulent dans ses veines au sang vert.

Chris Pine, dans le rôle de Kirk, aurait pu être un énième beau gosse d’Hollywood. Sauf qu’il arrive à être aussi convainquant lorsqu’il donne des ordres en plein combat qu’en dragueur impénitent. Il donne même au personnage un côté impertinent que n’avait pas (ou peu) l’original et qui lui va à merveille.

À ses côtés, Zachary Quinto est un Spock plus « spockien » que nature. Il arrive parfaitement à faire sentir la dualité constante du personnage mi-vulcain mi-humain. Son lever de sourcil est aussi parfait que celui de Leonard Nimoy et les oreilles pointues lui vont à ravir.

Les seconds rôles ne sont pas en reste :

Zoe Saldana est une Uhura à la fois sexy et brillante, qui ne se laisse pas faire par les hommes en général, et Kirk en particulier, et qui apporte une touche féminine non négligeable à cet univers plutôt masculin.

Karl Urban (vu en plus chevelu en Eomer dans « Le Seigneur des Anneaux ») est un Leonard McCoy aussi grognon et fidèle en amitié que l’original.

John Cho est Hikaru Sulu (dont l’interprète original, George Takei, a d’ailleurs joué dans « Heroes » en même temps qu’un certain Zachary Quinto), pilote de l’Enterprise, courageux et dévoué.

Le jeune prodige Anton Yelchin joue Chekov, surdoué navigateur de l’Enterprise dont l’esprit brillant aidera à démêler des situations jugées inextricables.

Simon Pegg est Montgomery Scott alias Scotty, l’ingénieur écossais qui aime tellement ses moteurs qu’il pourrait les épouser. Si vous voulez profiter pleinement de son accent terrible, il faut absolument voir le film en VO ! (bon, je dirais qu’il faut toujours voir les films en VO au moins une fois pour les apprécier pleinement, mais ça, c’est mon avis personnel…).

Et dans le rôle du « grand méchant » Nero, Eric Bana est totalement exceptionnel (et méconnaissable, même en sachant que c’était lui, j’ai eu du mal la première fois à le reconnaître).

Les effets spéciaux du film sont bien sûr époustouflants. Même si on se doute qu’il y a pas mal d’images de synthèse (ah bon, l’Enterprise n’existe pas en vrai ? ^^), elles sont tellement bien intégrées dans le film qu’on ne sait plus où commencent les prises de vues réelles et les effets visuels (il vaut mieux… sinon, ça voudrait dire que les mecs qui ont bossé des mois sur leurs ordis ne sont pas doués !). La musique de Michael Giacchino s’intègre parfaitement dans l’action, créant un thème propre au film tout en n’oubliant pas celui de la saga originale.

En résumé, avec ce film, J.J. Abrams a prouvé qu’on pouvait « faire du neuf avec du vieux » avec brio. Et la réussite est telle qu’un « Star Trek XII » est prévu pour l’année 2012 (j’espère qu’ils le sortiront avant la fin du monde, ça serait bête de manquer ça à cause d’une petite apocalypse de rien du tout ! ^^).

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La Leçon de Piano (1993) – DVD

Posted on 15 March 2010 by Ze Wookie

A l’époque de sa sortie en salle, j’étais une modeste étudiante sans le sou qui ne pouvait hélas pas aller au cinéma aussi souvent qu’elle le désirait. Mais je n’avais pas pu échapper aux éloges du public et des professionnels du monde cinématographique, ce film ayant raflé un tas de récompenses tant aux Oscars, qu’aux Césars, qu’à Cannes et qu’aux Golden Globes.

Jane Campion était une nouvelle venue dans le cinéma international et son film portait des senteurs de rébellion et de sensualité dont le genre des films historiques était alors dépourvu.

Mais mon entrée dans l’aura de ce film magique s’est fait par une autre porte. En effet, j’ai d’abord succombé au charme de la musique aux accents celtes et néo-zélandais du talentueux Mickaël Nyman (compositeur également de la magnifique musique de « Bienvenue à Gattaca ») et qui a bercé pendant des mois mes soirées studieuses d’avant diplôme.

Ça n’est qu’à l’occasion de sa diffusion sur Canal+ que j’ai cédé à mon envie de voir ce film. J’aimais tant sa musique et je me l’étais tellement appropriée que j’avais peur d’être déçue de la voir orchestrer un film inintéressant à mes yeux.

Et là, ça a été la révélation.

Voici comment débute l’histoire: Ada est une jeune femme issue de l’aristocratie écossaise, maman d’une petite fille et qui pour des raisons inconnues ne prononce plus un mot depuis l’âge de 6 ans, ses seuls centres d’intérêt étant sa fille (semble-t’il illégitime) et son piano, seul moyen pour elle d’illustrer ses émotions. Elle accepte de conclure un mariage avec un riche propriétaire terrien basé en Nouvelle Zélande qu’elle ne connaît que par courriers. Elle entreprend donc un éprouvant voyage en compagnie de sa fille et de son piano pour échouer sur une plage sauvage de sa nouvelle patrie. Son nouvel époux, n’ayant pas prévu de place pour un si encombrant instrument de musique le céde à l’un de ses voisins. Et c’est donc à l’insu de son mari qu’Ada négocie le rachat de son piano: elle donnera des leçons de musique particulières pour le récupérer. Mais les visées de son voisin ne sont pas d’apprendre le piano…

Jane Campion n’est pas une réalisatrice comme les autres. Elle raconte un personnage magique, indéchiffrable qui séduit chaque personne. Holly Hunter endosse le rôle d’Ada avec perfection (elle a d’ailleurs reçu tous les prix d’interprétation pour ce film) et nous fait vibrer par l’expression de son regard et son allure. On pourrait l’apparenter à une sorte de lutin des bois petit et fragile avec son air sérieux et scrutateur et sa manière de bouger si élégante et si aérienne. Lorsqu’elle regarde le monde, on a l’impression qu’elle y voit plus que la réalité.

Son seul lien avec les autres est sa fille qui connait la langue des signes et qui traduit chacun de ses propos. Mais le moyen d’expression favori d’Ada est la musique dans lequel nous sentons tous les mots qu’elle ne parvient pas à prononcer, toutes ces émotions à fleur de peau qui passent pas les touches de son piano.

Les paysages de Nouvelle Zélande, tantôt gris et brumeux, tantôt pluvieux et boueux apportent une dimension sauvage et rude au récit.

Ce qui n’aurait pu être qu’un film d’amour parvient au rang des chefs d’œuvres grâce au scénario et aux personnages fouillés créés par Jane Campion. Chaque rôle est animé de sentiments puissants et contradictoires et les dialogues épurés de la cinéaste poussent les acteurs à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Ne vous y trompez pas, ce film est plein d’émotions retenues et fortes comme la violence, l’amour, la sensualité, le désir, la jalousie et la passion. Un film dont on ne ressort pas indemne.

affiche la leçon de piano

Je vous le conseille vivement.

La Leçon de piano

Date de sortie cinéma le 19 mai 1993

Réalisé par Jane Campion

Avec Holly Hunter, Harvey Keitel, Sam Neill, Anna Paquin…

Titre original : The Piano

Durée 2h01 min

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