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Mr. Nobody (DVD)

Posted on 26 August 2010 by Aurelien

En février 2092, Nemo Nobody, alors âgé de 120 ans, est le dernier mortel vivant dans un monde d’immortels. Il est interrogé par un psychologue afin de connaître son passé. Nemo Nobody se remémore à travers différents flashbacks la vie qu’il aurait eu s’il était resté avec son père ou s’il avait suivi sa mère suite à leur divorce, lorsqu’il avait huit ans.

Réalisé par : Jaco Van Dormael

Avec notamment :
Jared Leto : Nemo Nobody
Diane Kruger : Anna
Sarah Polley : Elise
Linh Dan Pham : Jeanne
Rhys Ifans : le père de Nemo

La bande annonce :


Mon avis : Ce film repose sur le principe des univers parallèles, tel qu’on le connait en Science-Fiction, à savoir que chaque choix ouvre vers un monde divergent. En effet, si on choisi de tourner à gauche, il existe un monde où l’on aura tourné à droite… Pour chaque décision prise découle autant d’univers différents que de possibilités. Partant de ce principe, le film présente la vie de Nemo Nobody a des moments clés de son existence, et les différentes voies qu’elle aurait pu prendre en fonction de ses possibilités. On y voit également des choix dans les choix, où comment à la veille de sa mort réaliser ses erreurs et comprendre, avec le recul et la clairvoyance nécessaire à ce genre d’exercice, ce qu’on a raté et comment on aurait pu mieux “réussir” sa vie (la rendre plus heureuse en tout cas). Beaucoup de films, séries, et autres références me sont revenus en tête après avoir vu ce film. L’hypothèse d’Everett, comme je le mentionnais précédemment, que l’on voit dans un film comme Pile ou Face (avec Gwyneth Paltrow), où l’on voit l’actrice évoluer dans deux vies, en fonction d’un évènement qui aura créer deux versions différentes de sa vie initiale.

La différence de taille qu’il y a avec Mr. Nobody, c’est qu’ici, le personnage peut interagir entre ces différentes vies. Il voyage en effet de l’une à l’autre, à différentes époques de sa vie, pas toujours chronologiquement (ce qui est quelque peu déroutant, mais qui a maintes et maintes fois été vu, testé et apprécié dans un grand nombre de films). On ne peut que penser au personnage de Joël, interprété avec brio par Jim Carrey dans Eternal Sunshine and the spotless mind, qui essaye tant bien que mal de sauver ses souvenirs et sa vie passée. Cette manière de passer d’un décor à l’autre sans transition, sans logique apparente renforce le coté troublant du film, déjà bien prononcé par la thématique.

Il est difficile de donner un genre à Mr. Nobody, il y a une part de Science-Fiction, 2092, l’immortalité, les mondes divergents… mais aussi une part de romance, de drame, d’autobiographie (puisque Nemo raconte sa vie, enfin ses vies), et j’en passe. Le genre de film inclassable, intemporel, qu’on adore, ou qu’on déteste.

La beauté du film, notamment les scènes dans le futur rappellent à la fois le 5ème élément et Immortel. L’esthétique est à la hauteur du budget plus qu’inhabituel pour une production européenne (30 millions d’euros).

A la fois poétique et philosophique, on ne peut regarder ce film sans penser (en tout cas pour ceux et celles qui l’ont vu) à The Fountain. A la fois complexe, troublant et intense, ce film est à voir, et ça tombe bien vu qu’il est enfin disponible en DVD/BR depuis un peu plus d’un mois. D’autant plus que c’est à la fois l’occasion de voir Jared Leto en premier plan, ce qui est (trop) rare si on retrace sa carrière cinématographique, mais également d’apprécier le film le plus abouti de Jaco Van Dormael (qui n’avait pas fait de film depuis 1996 avec le 8ème Jour)

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Je suis une légende : ou pas ! (DVD)

Posted on 16 June 2010 by Kichette

Grande fan de Will Smith depuis “Le prince de Bel Air”, je me suis laissée tenter il y a quelques jours par un de ses derniers films, Je suis une légende, sorti en dvd en juin 2008, réalisé par Francis Lawrence. Amatrice du genre science-fiction, je n’avais pas d’apriori sur ce que le scénario pouvait donner.

Je me dois d’abord de préciser qu’avant tout, j’ai lu le livre de Richard Matheson paru en 1954. Un classique à l’époque. Le livre portant l’affiche du film en première de couverture, je m’attendais à une adaptation réussie de celui-ci (déjà réalisé par deux fois, sous des titres différents). Bien que ce ne soit pas totalement le contraire.

Synopsis : Robert Neville est un chercheur américain réputé confronté à la profusion d’un virus, survenue après la découverte d’un vaccin contre le cancer…Cet homme se voit dans l’obligation de trouver le moyen de sauver les habitants encore survivants qui tentent désespérément de s’enfuir de l’ile de Manhattan. Il se retrouve cloitré chez lui, séparé de sa femme et de sa fille, avec son chien, à étudier toutes preuves issues des “mutants” susceptibles de l’aider dans sa quête. Ces derniers rôdent chaque nuit dans les rues de la ville, pour se nourrir. Neville reste le dernier humain à pouvoir trouver la clé…

En voyant le trailer en 2007, il est très clair que tout pouvait m’entrainer à m’asseoir dans une salle obscure. Ne parlons pas du casting, car hormis le prestigieux Smith, très peu d’acteurs peuvent prétendre jouer un énorme rôle dans le film…le but étant qu’il soit le seul survivant !! Nous pouvons tout de même noter l’apparition d’Emma Thompson, jouant le rôle de la femme trouvant le remède contre le cancer (en gros le déclencheur de l’histoire).
L’histoire coule plutôt bien, malgré que toutes les scènes tournent pratiquement autour d’un seul acteur (et d’un chien !), ce qui pourrait lasser au bout d’1h40 d’images. Mais le charisme de Will Smith est toujours aussi transcendant.
Le film nous montre le sentiment de désespoir d’une situation plus qu’étrange mêlé à l’envie de tout faire pour changer le destin d’une ville et d’un peuple. Neville reste l’unique cible des “infectés”. Une faille du film pour moi : pourquoi est-il plus immunisé que les autres ? Etait-ce le moyen de justifier le titre honorifique de “légende” ? Une raison à mon interrogation : la comparaison avec le livre.

L’histoire ne se passe tout d’abord pas du tout à la même époque : les années 70 pour le livre alors que le film se situe entre 2009 et 2012. Mais la différence va plus loin, ce qui est dommageable pour le film. Car en insérant mon dvd, je m’attendais à retrouver la célèbre légende vampirique avec une histoire de pieux et de colliers d’ail. Et là, pas du tout. Je me retrouve face à des zombies assez repoussants, qui me font penser aux harpies d’un célèbre jeu vidéo. Des zombies non pas assoiffés de sang, mais de chair, totalement inhumanisés et qui sont sensibles aux armes à feu !!! Hum hum, malaise !! Enfin pour moi qui aime qu’on ne déstructure pas une œuvre littéraire, quelle qu’elle soit. Ou alors, on ne fait pas un “film issu d’un roman éponyme”, on s’appuie dessus, et on change le titre (comme le film de 1971, “Le Survivant”).
Du coup, le titre en lui-même change de sens. Matheson parlait de légende, car il nous faisait comprendre que les vampires avaient un côté social, et recréait leur propre communauté, en faisant de Robert Neville, la légende humaine, le seul survivant de son espèce. Dans le film de Lawrence, que j’ai toute fois réellement apprécié, la légende se révèle par les actions du personnage lui-même, ce qui dénote totalement de la réflexion que propose l’auteur du roman.
La fin des deux œuvres diffère également, mais je vous laisse le soin de découvrir ce point si vous en avez l’envie.

Le film est pour moi, très bien réalisé, l’explosion du pont est bien trouvée et assez impressionnante si on se replonge dans la réalité. La mise en scène est étonnante par le fil conducteur qui ne perd pas le nord malgré la difficulté de gérer autant de silence.
Il est reste classé dans les films de Science-Fiction mais ne pousse pas l’idée assez loin pour en être réellement. Finalement, le film n’apporte pas énormément au domaine du cinéma, et il est très loin d’égaler le livre à mon humble avis.

Pour vous procurer le livre : ici

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Avatar que jamais!!!

Posted on 08 March 2010 by Ze Wookie

Un film dont on entend parler depuis longtemps, un nouveau challenge de Monsieur Cameron qui nous avait déjà bluffé à plusieurs reprises entre les monstres d’Aliens, le terrifiant Terminator, les eaux profondes d’Abyss et les icebergs de Titanic.

Un retour à la science fiction avec l’histoire de ce soldat en fauteuil roulant qui redécouvre le sens de la vie par le biais d’une symbiose avec le corps modifié génétiquement d’un habitant de la dangereuse et mystérieuse planète Pandora.

Sur le synopsis, Cameron n’a pas joué la carte de l’originalité en adaptant un scénario maintes fois utilisé à la sauce « Danse avec les loups » ou « Pocahontas » dans l’espace. Toutefois, le spectateur ne peut pas rester de marbre devant ce film d’aventures aux accents écologiques et politiques qui  nous renvoie à l’actualité brûlante de ces dernières années. Seuls les grands blasés n’éprouveront aucune émotion devant la dévotion de la tribu des Omaticayas envers leur environnement et leur planète et seuls les cœurs froids ne seront pas sensibles envers le lien qui unit le soldat américain et la guerrière indomptable de Pandora.

Une fresque qui fait donc appel aux émotions et qui nous transporte avec bonheur dans une bataille entre les indiens et les cowboys, entre l’industrie et la nature, entre modernité et traditions…

Les personnages principaux sont interprétés sans fausse note par Sam Worthington qui a fait des débuts hollywoodiens sur les chapeaux de roue avec le dernier Terminator et le Choc des Titans (à sortir au printemps) et la prometteuse Zoé Saldana qui a illuminé de sa grâce le Star Trek de JJ Abrams.

Le couple est entouré de très bons acteurs dont l’énergique Sigourney Weaver (dois-je encore vous la présenter ?) dans le rôle du professeur totalement dédié à l’étude de cette planète étonnante ou de Stephen Lang dans le rôle du terrifiant militaire mercenaire uniquement préoccupé par l’aboutissement de sa mission de conquête, quelles que soient les conséquences de ses actes.

Quant aux effets spéciaux, ils sont bluffant. Vous n’êtes plus dans une salle de cinéma, vous êtes transportés sur Pandora et parcourez avec les Na’vi les étonnants paysages qu’offre cette magnifique planète. Vous ne faites plus la différence entre la réalité et la fiction. La scène la plus parlante étant celle où l’héroïne bleue (en images de synthèse) prend dans ses bras l’humain (filmé en réel). Impossible de voir la différence entre les deux, un vrai prodige.

Donc pari réussi pour ce pionnier du cinéma qu’est James Cameron. Il a su révolutionner le monde très performant des effets spéciaux et  a encore pulvérisé le record d’entrée en salles qu’il détenait depuis Titanic !

Cependant, au risque de faire crier tous les aficionados du progrès technique , le film se suffit très bien à lui même en version normale, la 3D assombrissant les couleurs éclatantes de ce long métrage (je dis ça pour l’avoir vu 4 fois dont une fois en 3D).

Ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne séance !

Note d’Aurélien:
Et en prime, une petite vidéo du making of, vous comprendrez mieux les récompenses que ce film a reçu bien qu’en dessous de ce qu’il mérite (Meilleurs décors, Meilleure photographie, et surtout les meilleurs effets visuels)!!!

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Planète 51 : E.T téléphone maison

Posted on 03 March 2010 by Mina McGuff

Oui je l’avoue, j’aime les dessins animés et les films d’animation, d’ailleurs il faut bien le reconnaître, la plupart d’entre eux s’adressent plus souvent aux adultes qu’aux enfants.

Mais ce film d’animation là a une originalité, ce n’est ni un Pixar, ni un Disney, c’est un Blanco !

Bon je vous explique : le réalisateur Jorge Blanco est un nouveau venu  dans le monde de l’animation, il est espagnol et bien épaulé puisqu’il s’est attribué les services de Joe Stillman coscénariste entre autre sur Shrek 1&2.

Le titre nous met tout de suite dans le bain, en effet la zone 51 aux Etats-Unis est une base secrète qui teste des appareils expérimentaux. Cette zone est souvent évoquée dans notre culture populaire à travers le cinéma, les séries télés ou les jeux vidéo.

C’est donc sans prétention mais bien secondé que Jorge Blanco nous propose sa première réalisation : Planet 51

Voici le synopsis :

Sur une planète lointaine, tout va bien dans le meilleur des mondes hormis le fait que les habitants sont verts, ont 4 doigts et semblent être plongés dans une Amérique des années 50. Or un jour, la vie de ce petit monde et plus particulièrement de Lem, ado passionné par l’astronomie, est bouleversée par l’arrivée d’une navette spatiale avec à son bord Chuck un humain, enfin plutôt un extraterrestre  pour eux !

Le film est ponctué de références aux années 50 (musique, décors, vêtements) ainsi qu’aux films de science fiction telles qu’ Alien , E.T., Terminator ou 2001 l’Odyssée de l’espace. Inutile de vous dire que les plus jeunes ne verront pas tous ces clins d’œil à l’american way of life des années 50.

Ce film est en quelque sorte un E.T. inversé, ici c’est le terrien qui est un alien et reçoit de l’aide de quelques habitants de la planète pour rentrer chez lui.

Le véritable point fort du film reste l’humour; que se soit les personnages (Chuck le terrien est quand même aussi profond qu’un lavabo) ou  les situations ( quand Chuck apprend à Lem comment séduire les filles), tout ceci contribue à relever une histoire assez convenue.

Bien que prévisible, ce film d’animation est sympathique, drôle tout comme les personnages avec une mention spéciale au petit robot Rover qui m’a fait sourire plus d’une fois et croyez moi je ne suis pas ce qu’on appelle un « bon public » !

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